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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 19:10

 

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  Je garde de mon grand-père le souvenir d’un homme bon et généreux, le plus doux qui soit.

   D’aucuns dans le village prétendaient tout le contraire, causant en douce d’un vieillard irascible et querelleur, s’emportant pour un rien. Mais vous savez ce que c’est dans ces petits pays : difficile de faire taire les mauvaises langues.

 

 


 

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 13:30

 

Technology Before Radar 1

 

  

  Simple hypothèse de travail : Pourquoi les allemands n’auraient-ils pas entendu des voix eux aussi ? Par exemple, quelque chose comme :

 

« Va-t-en trouver le bon roy de Prusse et dis-lui de bouter les français hors d’Alsace et de Lorraine. »

  

 Ceci pourrait soulager bien des consciences, celles de nos amis allemands entre autres, tout en allégeant considérablement le deuil de millions de veuves et d’orphelins.

  Ce que j'en dis.

 

 

 

Note de l'éditeur : Vivre l'amitié franco-allemande ! Vive l'Europe ! ... Depluloin ! Vous commencez à nous... Allez hop ! Dans mon bureau !! Tout d'suite !!! 




 

 



 

 

 

 

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 12:16

 

Technology Before Radar 6

 

 

  Je le dis comme je le pense : je n’aime pas la musique allemande.

  (Enfin si, peut-être, quelques compositeurs, par ci par là - que les mélomanes les plus avertis considèrent cependant comme mineurs -, tels Bach, Mozart, Schubert, Beethoven, Haynd, Haëndel... Mais c’est tout et c’est peu. D’autant que la plupart étaient autrichiens et un autre anglais.)

 

 

 

Note de l’éditeur : Vive l’amitié franco-allemande ! Vive l’Europe !

 


 

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 17:44

 

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Au prix d’un mensonge gros comme lui, c’est dire son importance, il a réussi, sans trop de casse cette fois, à décliner l’invitation de sa sœur à passer quelques jours dans sa nom de dieu de propriété de Savoie où il est censé se reposer, respirer, marcher, s’y ennuyer ferme surtout. 

 

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Hélas, comme c’est dommage, un de ses vieux amis d’enfance, qu’il n’a pas revu depuis des années, vient justement de le convier dans son château du Nivernais, pays dont on lui a tant vanté la beauté qu’il brûle de le visiter. Comme c’est bête hein, conclut-il dans sa lettre, moi qui me réjouissais de vous voir, toi et ton mari, comment s’appelle-t-il déjà ? 

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Et c’est avec délice qu’il passe les quinze jours suivants enfermé dans son appartement, les volets hermétiquement clos (sait-on jamais, sa sœur possède assez de relations pour dépêcher un ou une espionne sous ses fenêtres), n’en sortant qu’à des heures sûres, se consolant de la pénombre où il vit en s’imaginant en train de ratisser, de se promener sous la pluie et les orages, de s’obliger à faire la conversation à son beau-frère qui n’en a aucune, ou de prendre le thé en compagnie de vieilles rombières lubriques. L’obscurité, dut-elle le rendre aveugle, lui semble infiniment préférable au cauchemar du grand beau temps et de l’air pur.

 

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Mais voilà que sa sœur lui écrit : "Je me réjouis de ta décision. Renouer avec tes vieux amis, combien de fois t’y ai-je encouragé ? Raconte-moi vite. Comment ton séjour s’est passé ? La Nièvre est un très beau pays en effet, envoie-moi vite des photos. Souviens-toi, tu m’en as promis."

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Lui ? Promettre des photos ? Alors qu’il n’en prend plus depuis... Diable, il ne sait plus mentir. Le voilà bien. Connaissant sa sœur, il sait qu’elle n’en démordra pas. Il la croit même capable de téléphoner à ce vieil ami d’enfance qu’il a enterré il y a une dizaine d’années maintenant, ça lui revient.

Et le voilà, son vieil appareil en bandoulière, arpentant les squares parisiens à la recherche de perspectives et de vieux murs, de fleurettes et de verdures, à tenter de recomposer la Nièvre et ses paysages grandioses. Mission impossible dont il croit pourtant se sortir brillamment.

 

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Published by Dominique Chaussois - dans Chez lui (dans le désordre)
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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 20:37

 

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 17:39

 

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 11:37

 

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 17:52

 

J’ai soixante ans passés. Je n’ai pas d’œuvre. Malgré tout je suis satisfait car peu auront eu ce rêve, ni l’auront vécu encore moins.

Depluloin

 


goethe

 

 

17 mai. 

J’ai fait des connaissances de tout genre, mais je n’ai pas encore trouvé de société. Je ne sais ce que je puis avoir d’attrayant  aux yeux des hommes ; ils me recherchent, ils s’attachent à moi, et j’éprouve toujours de la peine quand notre chemin nous fait aller ensemble, ne fût-ce que pour quelques instants. Si tu me demandes comment sont les gens de ce pays-ci, je te répondrai : Comme partout. L’espèce humaine est singulièrement uniforme. La plupart travaillent une grande partie du temps pour vivre, et le peu qu’il leur en reste de libre leur est tellement à charge, qu’ils cherchent tous les moyens possibles de s’en débarrasser. Ô destinée de l’homme !

Après tout, ce sont de bonnes gens. Quand je m’oublie quelquefois à jouir avec eux des plaisirs qui restent encore aux hommes, comme de s’amuser à causer avec cordialité autour d’une table bien servie, d’arranger une partie de promenade en voiture, ou un petit bal sans apprêts, tout cela produit sur moi le meilleur effet. Mais il ne faut pas qu’il me souvienne alors qu’il y a en moi d’autres facultés qui rouillent faute d’être employées, et que je dois cacher avec soin. Cette idée serre le cœur. – Et cependant n’être pas compris, c’est le sort de certains hommes.

22 mai.

{...}

Que chez les enfants tout soit irréflexion, c’est ce que tous les pédagogues ne cessent de répéter ; mais que les hommes faits soient de grands enfants qui se traînent  en chancelant sur ce globe, sans savoir non plus d’où ils viennent et où ils vont ; qu’ils n’aient point de but plus certain dans leurs actions, qu’on les gouverne de même avec du biscuit, des gâteaux et des verges, c’est ce que personne ne voudra croire ; et, à mon avis, il n’est point de vérité plus palpable.

Je t’accorde bien volontiers (car je sais ce que tu vas me dire) que ceux-là sont les plus heureux qui, comme les enfants, vivent au jour la journée, promènent leur poupée, l’habillent, la déshabillent, tournent avec respect devant le tiroir où la maman renferme ses dragées, et, quand elle leur en donne, les dévorent avec avidité, et se mettent à crier : Encore !...

 

GŒTHE . WERTHER.

 Traduction de Pierre Leroux. Avec une préface de George Sand. Paris, Victor Lecou et J. Hetzel et Cie., (s.d.)

 

 

«Prononcer le nom de Gœthe c’est évoquer le type du poète opposé aux démoniaques qui sera présent dans ce livre comme un symbole. Car non seulement en tant que naturaliste, en tant que géologue, mais aussi en art il a mis l’évolutif au-dessus de l’éruptif, il a combattu tout soubresaut, tout volcanisme avec une énergie dont il n’était pas prodigue. Et c’est là qu’il nous montre le mieux que pour lui aussi la lutte avec le démon a été le problème vital de son art. Car seul celui qui a rencontré le démon dans sa vie, qui a frémi devant son regard de méduse, qui s’est rendu compte du danger qu’il représentait, celui-là seul peut le craindre à ce point. Quelque part dans les fourrés de sa jeunesse Gœthe a dû se trouver face à face avec le monstre et c’est par sa création – Werther le prouve – qu’il a échappé au destin de Kleist et du Tasse, de Hölderlin et de Nietzsche ! {...} Il sait ce qui arrive quand on s’abandonne au démon, c’est pourquoi il se défend, c’est la raison pour laquelle il avertit vainement les autres : Gœthe emploie autant de force héroïque à se conserver que les démoniaques à se gaspiller. Pour lui aussi l’enjeu du combat est la liberté suprême : il lutte pour sa mesure contre la démesure, pour sa perfection et ceux-là pour l’infini.

Ce n’est que sous cet angle-là et non sous celui d’une rivalité (réelle, cependant, dans le vie) que j’ai opposé Gœthe aux trois poètes du démon : j’ai cru utile de recourir à une grande voix contraire pour que l’hymnique, le titanesque, la démesure que je vénère en la décrivant chez Kleist, Hölderlin et Nietzsche n’apparût pas comme l’art unique ou le plus sublime. »

 

Stefan Zweig.

Introduction au Combat avec le démon. Kleist, Hölderlin, Nietzsche.

 

 

 

 

 



 

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 17:21

 

 

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CAHIERS DE VACANCES

par

Depluloin, brigadier-chef de réserve.

 

  Sont-ce ces bruits de bottes que j’ouïe du côté de nos frontières de l’Est ? La patrie, je vous le dis tout net, est en danger. (Mais cette fois, outre le martèlement caractéristique de la botte russe, on peut entendre distinctement le claquement sec de la savate chinoise, comme si on n’avait pas suffisamment affaire avec nos bons vieux barbares, teutons, prussiens, et tutti quanti, en voilà d’autres en lice.  Aussi profité-je de ces vacances pour revoir mes classiques. Car je ne désespère pas d’être élevé un jour au grade de sergent-chef de réserve, les avantages n’étant pas négligeables.)


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LES DIRIGEABLES ET LES AÉROPLANES

 

Dirigeables. – Nous avons déjà esquissé cette question et montré qu’en France on avait à tort abandonné un moment le dirigeable pour se consacrer presque uniquement à l’aéroplane. Ce tort on l’a reconnu, mais un peu tard ; L’Allemagne nous a devancés sur ce point et nous aurons de la peine à rattraper la distance perdue.

Les dirigeables sont faits pour les reconnaissances stratégiques à grande portée qui exigent moins une grande vitesse qu’une longue tenue de l’air ; les aéroplanes conviennent plutôt pour les courtes et rapides reconnaissances de champ de bataille. Ces deux engins se complètent mais ne s’excluent pas : toutes les nations l’ont compris ainsi.

Les dirigeables appartiennent à trois catégories : les vedettes, les éclaireurs et les croiseurs.

Les vedettes sont des ballons de 2.000 à 4.000 mètres cubes et ont un équipage de trois aéronautes.

 

Bon, je sais déjà tout ça, je passe, c’est bon...


 Un dirigeable militaire


Aéroplanes. – Ici la France reprend l’avantage quant au nombre d’appareils, à l’adresse, à la science, à la hardiesse des pilotes. L’aéroplane est un engin de découverte et d’observation de champ de bataille.

{…}

L’Allemagne est très inférieure à La France sur cette question des aéroplanes, avons-nous dit, mais les Allemands font des progrès, et, pendant les manœuvres impériales de 1911, leurs pilotes ont convenablement renseigné les chefs de partis.

L’aviation n’est pas seulement une affaire de savoir et de pratique, c’est aussi une question de tempérament et de race, et « elle s’accommodera toujours mal de gros corps et d’esprits lents ».

 

Bon, j’oublie l’aviation.

 

 

SUR LA FOURNITURE DE LA VIANDE AUX ARMÉES EN CAMPAGNE

_________________________________________________________________

 

{...}

Les quartiers de viandes seront transportés par des camions automobiles en des points situés à petite distance en arrière des troupes, où les voitures à viande des régiments viendront les chercher. On utiliserait comme camions les autobus de Paris. L’expérience en a été faite aux dernières grandes manœuvre du Sud-Ouest et a parfaitement réussi. {....} On obtient ainsi très facilement une voiture qui peut porter 1.800 kg et faire en pleine charge 20 km à l’heure. Neuf autobus suffiront donc pour véhiculer toute la viande d’un jour pour un corps d’armée.

 

(Mon Dieu, quel ennui. Et le pinard ? Et les clopes ? Et le pain de fesses ? C’est entendu, je demeurerai brigadier-chef de réserve, le plus beau grade qui soit. Que les jeunes se débrouillent. N’avaient qu’à écouter les anciens.)

 

 

 

A suivre dans les Cahiers de Vacances :

ÉLOGE DU FEU NUCLÉAIRE

par 

Depluloin

Brigadier-chef de réserve.

 

 




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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 08:45

 

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  "La démocratie représentative s’est imposée dans son principe au moment où elle s’est fragilisée dans son fonctionnement. La chute du communisme a sonné la retraite de ses ennemis ou de ses critiques les plus virulents, et elle constitue désormais le seul horizon reconnu du bien politique. Mais alors qu’elle a aussi triomphé comme régime, elle se trouve déstabilisée comme forme politique. Si la démocratie peut être banalement définie comme la mise en œuvre de la souveraineté du peuple, le contenu même de cette dernière semble en effet aujourd’hui se dissiper. Progression de la mondialisation économique, accélération de la construction européenne, croissance du rôle du droit, montée en puissance des instances de régulation non élues, rôle plus actif qu Conseil constitutionnel : de multiples évolutions convergent pour ébranler les objets et les modes d’expression acquis de la volonté générale. Alors que certains se réjouissent de ce qui leur paraît témoigner d’un progrès de l’État de droit et d’une autonomie accrue de la société civile, d’autres s’alarment de ce qui marque à leurs yeux un déclin préoccupant de la volonté et pronostiquent même sombrement « la fin de la démocratie.

{...}

La France de 1789 et l’Amérique de 1787 partagent une même certitude pratique : qu’il s’agisse d’organiser constitutionnellement une indépendance fraichement acquise ou d’inventer les formes politiques de la rupture avec un ordre absolutiste, nul ne songe à instaurer un régime de démocratie directe. La mise en place d’un système représentatif s’impose dans les deux cas comme une évidence pratique. Mais cette évidence recouvre une ambiguïté majeure. La démocratie est en effet susceptible d’être acceptée pour des raisons presque diamétralement opposées, et de renvoyer du même coup ces conceptions contradictoires du gouvernement moderne. Le système représentatif peut, dans un cas, être appréhendé comme un simple artifice technique résultant d’une contrainte purement matérielle (organiser le pouvoir dans une société de grande dimension). Approche qui suggère implicitement qu’un tel système n’est qu’un pis-aller, le substitut forcé à un impossible gouvernement direct des citoyens, ce dernier constituant dans l’absolu le système politique idéal. Mais l’instauration de procédures représentatives peut aussi être liée à une vision philosophique positive de leurs vertus propre. Le gouvernement représentatif est alors considéré comme une forme politique originale et spécifique : il définit un régime inédit, élargissant la typologie ternaire classique. Ces deux approches sont contradictoires dans la mesure où le gouvernement représentatif est appréhendé, dans le premier cas, comme un équivalent de la démocratie, alors qu’il constitue plutôt, dans le second, un dépassement de celle-ci. Le problème est que cette équivoque conceptuelle n’est jamais vraiment exposée et théorisée, étant masquée par la commune reconnaissance de la nécessité pratique d’adopter des techniques représentatives. D’où l’ambiguïté fondatrices des régimes politiques modernes. Il faut partir de la constitution de cette ambiguïté et de ses modes d’expression pour comprendre l’histoire cahoteuse de la démocratie."

Introduction à La démocratie inachevée par Pierre Rosanvallon.

Gallimard. Bibliothèque des Histoires. 2000

 

 

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  « La démocratie inachevée » et non « La démocratie impossible », tout est dit ici de cet ouvrage, dans le choix que son auteur a fait du titre. 

  A ceux qui exigeraient encore une représentation "absolue" de la volonté du peuple ou au contraire à ceux – dont je suis sans doute, je l’avoue – qui désespèrent ou n'ont jamais cru possible une telle représentation, le livre de Pierre Rosanvallon, œuvre limpide d’historien et de penseur, remet ce légitime débat à sa juste place et en quelque sorte « calme le jeu » en apaisant la fièvre que ce débat a pu provoquer et provoquera sans doute encore, c’est à espérer, dans la mesure où il montre combien la souveraineté du peuple est affaire de réflexion et de combat.

 

 


 

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