Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 10:22

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Mireille Spideman

 

Sans cesse

de pièce

en pièce

il allait

pincer

l’absence

dont les petits cris

poussés

en soupirs

le rassuraient

quant à ce

rien n’est plus

Rien n’est plus

 

(Ce

temps

à froisser

les cieux)

 


 

 


Par Dominique Chaussois - Publié dans : textes, sous-textes, et patatras-textes
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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 11:12

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   Certes, Sigmund n'est pas Jésus mais les marchands du temple eux sont les mêmes. Est-ce si grave? N'aurais-je pas mieux fait d'intituler ce billet "No comment" ? Sans doute.

 

(Merci à la d@me pour sa photo.)

 


 

Par Dominique Chaussois - Publié dans : born to the blog
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 16:57

solita ante la muerte

Solita ante la muerte  Isabelle C. (Tremblements de taire)

 

  Voyant que les chemins lui étaient obscurs, on a finit par lui dire que la plage se situait non loin, tout au bord de la mer.

  On a finit par lui dire puisqu’il insistait que la mer était là-bas, par là-bas.

  Il a trouvé la plage mais pas la mer qui s’était retirée. Il lui a semblé, tout ignorant de l’une et de l’autre, que la plage était au moins aussi vaste que la mer qu’il commençait enfin à distinguer au loin. Si loin qu’il la trouva petite : à peine un filet d’eau scintillant à l’horizon.

  Epuisé par le voyage, il s’est allongé sur le sable comme on lui a dit que cela se faisait. Sur le ventre, la tête dans le sable, le nez dans un paquet d’algues malodorantes dans lequel commençaient de pourrir de petits crabes et autres bestioles que la mer avait abandonnés là. L’odeur lui rappelle vaguement quelque chose. L’odeur du monde tel qu’il est, vers la fin peut-être. 

  Il pense un instant à ramper jusqu’à la mer (dont le nom soudain lui revient : océan. Il s’est donc trompé une fois de plus, c’est l’océan et non la mer qui est plus petit que la plage.) Ou jusqu’à l’une de ces flaques qu’elle a laissées ça et là. Ou bien jusqu’à ce bel amas d’algues noires dont il pourrait se faire un lit. S’il désirait un lit, s’il désirait dormir, s’il désirait.

  Soudain, une idée lui traverse l’esprit. Elle le traverse rapidement et donc sans douleur. C’est une de ces pensées communes comme il en avait tant autrefois. Cette pensée est la suivante : comment le sable, si peu imperméable par nature parvient à contenir toute cette eau de l’océan, pourquoi la fuite n’est-elle pas plus importante, comment se fait-il qu’il reste des océans depuis le temps, pourquoi n’ont-ils pas tous disparu sous terre depuis le temps. Il regrette de ne pas avoir emmené avec lui une bouteille d’eau pour se livrer à cette expérience, calculer le temps que met le sable à boire un litre d’eau, puis poser ce problème : si le sable met tant de secondes à boire un litre d’eau, combien mettra-t-il de temps à boire l’océan. Il s’aperçoit qu’il ignore combien l’océan contient de litres d’eau. Ses études bâclées.

 Cette pensée imbécile le rassure : il reste lui-même jusqu’en ces extrémités. Elle lui a fait rater l’agonie du petit crabe qui expire maintenant sous ses yeux, dans ses yeux. Encore un signe de vie.

 

 

 

 

Par Dominique Chaussois - Publié dans : textes, sous-textes, et patatras-textes
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 15:38

 

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   Dans l’art de faire sa valise, il a acquis une petite expérience dont il reste assez fier malgré quelques loupés.

   Sa méthode est simple et assez répandue bien qu’il la pense sienne. Liste en main, il étale donc ses petites affaires sur son lit avant d’en garnir le fond de sa valise en terminant par les vêtements et autres dont il aura besoin à son arrivée, comme son pyjama, ses affaires de toilettes, mais surtout, surtout, une lampe de poche dont il vérifie maintes fois qu’elle fonctionne et qu’il n’a pas oublié l’indispensable réserve de piles. Car il se souviendra encore longtemps de ce séjour chez sa sœur où il a passé sa première nuit à chercher la lumière dans les couloirs sans jamais tomber sur la bonne porte, celle des toilettes. Puis, les deux suivantes à tourner autour de sa chambre à la recherche de récipients possibles, avant de se résoudre à uriner par la fenêtre par laquelle il a failli passer plusieurs fois. Seule la peur du gros chien aboyant plus bas (à moins que ce ne fut son beau-frère) lui ayant permis de se rattraper à temps.

 

 


 

Par Dominique Chaussois - Publié dans : Chez lui (dans le désordre)
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 12:59

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  Ses problèmes de santé. Après s’en être inventés tout au long de sa vie, il redoute à présent, s’il venait à guérir de cette manie, que d’autres que lui ne se chargent de lui en trouver. Comme son corps par exemple qui pourrait soudain prendre le relai et décréter de son plein gré telles ou telles saloperies qu’il n’aurait jamais envisagées auparavant.

  Depuis peu en effet, suite à une forte fièvre qu’il n’a pas vue venir, il s’est enfin rendu compte que la réalité pouvait se montrer bien plus sévère à son égard que ses petits rêves doucereux.

  Dans le doute : continuer à s’inventer des maladies qui occuperaient la place tout en fermant la porte aux autres. Pauvre ruse qui réussira encore quelque temps jusqu’à ce que.

 

 

 


Par Dominique Chaussois - Publié dans : Chez lui (dans le désordre)
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