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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 16:51

Cherchez l'erreur

       Il ne s'agit pas à proprement parler d'une erreur mais plutôt d'une faute de goût, d'un manque d'humilité, lequel manque reste la marque indélibile des... Je n'en dis pas plus. Si rien ne vous choque dans ces cinq façons de parler de soi et de son travail, alors c'est que j'ai l'esprit définitivement tordu, ce qui au fond ne serait pas pour me déplaire.


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      Soyons honnête : aucun de ces cinq géants n'ont probablement eu leur mot à dire sur le choix de la couverture. Il y a gros à parier cependant qu'Errol Flynn aurait choisi un costume plus seyant, sauf à penser qu'il tenait absolument à montrer qu'il en avait. Jean Cocteau, grand poète de son état, ne pouvait choisir une autre photo, ni un autre titre dans lequel l'emploi du mot juste ("cinématographe") n'est en rien une coquetterie mais la preuve qu'il possédait une maîtrise parfaite de la langue française. Quant à Groucho Marx, peu lui importait sûrement, du moment que le chèque était là.

     Pour ma part, s'il y avait un prix à décerner, mon vote irait à la couverture de "Tous en scène" de Vicente Minelli! Pour la plus "ringarde", il irait sans hésitation possible à... Allons, pas de polémique, il fait bien trop chaud pour ça!



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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 16:42

Pierre Bettencourt

 

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 (Editions LETTRES VIVES. 1981)

 

IL ME SUFFIT DE TE REVOIR pour sentir combien j'ai été volé. Tout cet au-delà que tu portais dans ta tête et à la porte duquel j'ai désespérément frappé, - je t'aimais - , maintenant je le regarde comme une mouche derrière la vitre, qui cesse de s'y cogner, qui est lasse, qui a renoncé à passer de l'autre côté, qui n'en est même plus capable tant sa force lui est restée dans les pattes qui par moments plient sous elle, et qui sent le poids de la mort le paralyser. Mais tu es là, c'est toi, et toute une forêt de sentiments impalpables se lève dans ma tête et bruit légèrement pour te saluer.

(Incipit)

Je n'ai jamais pu me donner tout entier; il a fallu que je m'offre en morceaux à l'étal. Et je pense quelquefois avec rage au merveilleux amant que j'aurais pu être, plein d'adoration et de tendresse, un peu fou de se confondre avec son rêve, mais rebondissant sans cesse sur sa joie d'être enfin, à la fois, tout entier vivant.

Je ne pense pas sans honte à l'amour que je cherche encore, assez extravagant ou assez glorieux pour me permettre de répudier l'amour que j'avais pour toi et d'en sourire avec une autre, comme une ébauche maladroite enfin couverte par un état définitif. Mais ne serais-je pas vite tenté de gratter la pellicule la plus récente pour voir si l'autre dessous tient toujours.

(page 10/11)

 

     (Ne reconnaît-on pas un beau texte à la facilité avec laquelle on le recopie,  pour ainsi dire les yeux fermés? Ce n'est pas la première fois que cette idée me traverse l'esprit...)

     A ma connaissance, L'INTOUCHABLE tient une place à part dans l'oeuvre écrite de Pierre Bettencourt. Il semble que ce soit une des rares fois, sinon la seule, où l'homme se livre. Dans quelle mesure? La question après tout est sans importance. Cette longue lettre à l'aimée, ce chant sans mièvrerie aucune, implacable au contraire, constituent un des plus beaux de ce genre dangereux si l'âge, les années, ne viennent adoucir, apaiser, la violence des rapports amoureux.

     (Les "feux de l'actualité" pourraient laisser imaginer que j'aurais pu choisir ce livre, son auteur, son titre, par esprit de provocation. Il n'en est rien. Mais j'en profite pour vous faire partager ma curiosité - au prix d'une simple règle de trois, si simple que je me sens soudain en danger de l'effectuer correctement!!

Problème : S'il m'arrive une à deux fois par semaine de donner un euro à un  indigent, sachant que je peux raisonnablement évaluer ma fortune, mon capital, à 100 000 €, combien donnerais-je au même indigent si cette fortune passait brusquement à dix-sept milliard d'euros? Il me tarde d'avoir la réponse. "Mon" indigent aussi, j'imagine!)


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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 16:55

Le livre d'Eli

 

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      Voilà un film qui arrive à temps, quoique quelques jours trop tard, pour illustrer mon propos. Un film qui, sans véritablement peut être considéré comme un “blockbuster”, reste un pur produit d’Hollywood (expression dont on sait ce qu’elle signifie sous la plume de bon nombre de critiques). Et pour cause, “Le livre d’Eli” est produit par des producteurs de talent, l’admirable Denzel Washington en tête. Aux Etats Unis d’Amérique, on le sait, sinon il faut le répéter, un film est avant tout l’enfant d’un producteur, d’une équipe de producteurs. En France, le métier de producteur a longtemps été considéré comme infamant et de fait il n’a rien ou quasiment rien à voir avec le "producer" américain.  Chez nous, il en existe peu qui peuvent se targuer d’amener un public sur leur nom seul. Il faut remonter à “Gaumont International” jusque dans les années quatre-vingt, avec la disparition de son illustre P.D.G., et, de nos jours, Luc Besson avec “Europa Corp” pour qu’un spectateur hexagonal/tricolore se dise : “Allons-y, on ne peut pas être déçus!" (Sous-entendu: trompés sur la marchandise.) Certes, il en existe de ces producteurs talentueux et exigeants mais inconnus du grand public, il faut bien le dire. (Et garder en tête que le cinéma français, tel que beaucoup d’entre nous l’aimons ne doit sa survie qu’aux cinémas américains, ou étrangers pour ne pas passer pour un fanatique pro-américain!)
    “Le livre d’Eli”, donc, est servi par une équipe de producteurs qui savent sur le bout du doigt ce qu’est un film et comment le fabriquer, et ce de A à Z, du choix du sujet à la copie “zéro” en passant, naturellement, par les questions de gros sous. Ensuite, l’ordre exact étant difficile à déterminer, par un ou plusieurs scénaristes qui connaissent tout aussi parfaitement leur métier, par un réalisateur, ici “des” réalisateurs, les frères Hughes, et en enfin par au moins deux acteurs capables de porter des montagnes sur leurs épaules, tous deux superbes : Denzel Washington et Gary Oldman.
    Je ne veux pas m’étendre plus sur ce film, son sujet, et surtout son développement extrêmement malin. Il a sans doute souffert lors de sa sortie du film - incomparablement moins bon à mon avis, plus ennuyeux, plus démonstratif -, “La route” de John Hillcoat avec Viggo Mortensen. Je viens à mon propos initial, en évoquant de nouveau Martin Scorcese et son Shutter Island, dans lequel il se punit lui-même par sa prétention (supposée par moi) de faire un film d’auteur, original, à part... notamment en détruisant son scénario et un peu de la “crédibilité” de Léonardo di Caprio qui s’est prêté, de bonne grâce j’imagine, à ce qu’aucune star n’aurait jadis accepté, soutenue d’ailleurs en cela par les studios.
    Cette idée reçue qui voudrait que les producteurs américains soient frileux est magnifiquement battue en brèche par Denzel Washington qui ne se ménage pourtant jamais, mourant plus souvent qu’à son tour à la fin de ses films. (Pour moi l’exemple le plus parlant reste cette fin du formidable “Man in fire” : une fin juste, logique, et sobre - contrairement au happy end “alternatif” qui le faisait mourir tout aussi sûrement mais en réglant ses comptes.)
    Pour finir, comme le hurlait si bien Tarentino à Cannes tout en brandissant le poing comme un rouge : “Et vive le cinémaaaaa!!!


(Et, comme il en va toutes les fois que je réprime sévèrement mes tendances naurelles à la digression, j'ai à peu près tout dit, sauf ce dont je voulais initialement parler...)

 

 


 

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 16:22

droit dans ses bottes

 

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  (raté!)

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  (gagné!)

 

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(Non)

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(Non, non! et non! ...)

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(Dessin de Bellmer - 1946)

 

        On ne dira jamais assez le tort que peuvent causer certains disciples à angle obtus à un écrivain ou un poète. De Joë Bousquet, je ne connaissais que ce que certains de ces disciples, certainement bien intentionnés au demeurant, m'avaient chaudement voire pieusement recommandé. J'avais donc lu, il y a un bail de cela, avec toute l'attention voulue je ne sais plus quel texte du poète "foudroyé". Et ce faisant, j'avais conservé de lui, avant de tomber sur Le cahier noir (le titre n'est pas de lui), l'image d'un saint homme, un poète crucifié, dont la béatification n'était plus qu'une question d'années. Sûrement ma curiosité littéraire n'était-elle pas aussi aiguisée qu'aujourd'hui, c'est vous dire! 

       Sans pour autant comparer ces cahiers aux grandes œuvres érotiques (Sade!), comme le font un peu trop rapidement certains autres disciples, et même si l'on se lasse très vite de la fantasmagorie obsessionnelle du pauvre reclus, on ne peut qu'y entrevoir déjà le grand poète qu'il fut. D'autres vous en parleront bien mieux que je ne pourrais le faire.

       Et pour finir, ces quelques photos que, très curieusement, on voit rarement, tant certains éditeurs ou disciples tiennent à cette image doloriste et très fausse du gaillard en question :

 

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 09:13

Elle n'a pas daigné m'accorder sa main

(ou : Pourquoi j'ai arrêté la photo.)

 

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         Oui, elle m'a refusé sa main! Quelle gifle cependant! Pourtant une main, même celle d'une femme, ça n'est pas si indécent, sauf à voir par là-dessous je ne sais quelle névrose obsessionnelle comme le fétichisme. (Cette dernière ne figurant pas - encore? - à mon palmarès. Tout de même étrange pour le grand malade que je suis.) En revanche, je suis un découpeur de femmes. J'aime les mettre en petits morceaux, rien de très original là-dedans ni de très répréhensible. Comme on dit : tant que je n'attente pas à leur intégrité corporelle, ni ne les réduis pas en cendres dans ma chaudière...

         Par ailleurs, je me souviens que la seule et unique fois où je me suis essayé à la photo de nu a été une catastrophe. Primo: parce que je ne suis pas photographe. Secundo : parce que me retrouvant soudain face à cette charmante jeune fille qui attendait que je lui indique la pose, je suis resté sans voix. Je venais de comprendre, un peu tard, qu'on ne fait pas de la photo de nu sur commande. On emmène sa Muse à travers l'Italie, l'Afrique, la Cochonchine, et avec un peu de chance, on ramène un ou deux rouleaux  "potables" - "exploitables" pourrait m'attirer les foudres faméliques! Toute la question est: la muse photogénique est-elle soluble dans la bien-aimée? Parce que nous ne sommes pas en bois n'est-ce pas. 


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         J'ai donc entamé mon travail de découpe. Et que de travail justement! Il eut été tellement plus simple que sa main, jusqu'au coude, acceptât de poser pour moi! Les femmes compliquent tout à plaisir, c'est ce que je pense! (Car il me reste les pieds à faire, le nombril, et bien d'autres bricoles encore!)

 

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         (Si une personne se reconnaît ici et ne souhaite pas... bla-bla... Non, je plaisante! et puis quoi encore!)




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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 17:05

Flaubert, faites donc comme chez lui

      (Je suis furieux contre moi-même. Un bibliophile digne de ce nom ne fume pas, ferme ses volets lorsque nécessaire, et surtout ne déménage pas. Il reste en son palais dont il ne sort que les pieds devant, salué au passage par ses enfants et petits-enfants, bibliophiles eux aussi, ou plutôt un seul d’entre eux car les autres ont dû choisir dès l’âge de huit ans entre le couvent et l’épée.
      Les livres auxquels je tiens particulièrement, quelle que soit leur valeur marchande, je les recouvre toujours de papier cristal et les manie avec autant de soin qu’un incunable.
     Ainsi chaque année, peu avant la rentrée scolaire, je changeais certaines de ces couvertures, trop anciennes ou légèrement défraîchies pour faire profiter de la leçon à quelques galopins. Petits crétins qui n’en ont plus rien à “cirer” aujourd’hui, ils n’auront ni l’Alsace ni mes livres, d’ailleurs ils ne me réclament ni l’un ni l’autre.)

 

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      C'est donc avec stupeur et désolation que je découvre les dégâts causés par la fumée de mes cigarettes, malgré la protection d’une couverture, sur ce livre extraordinaire de Bernard Gagnebin, Flaubert et Salambô Genèse d’un texte.
     Le texte de présentation en quatrième de couverture est assez clair, et pourtant  ne traduit que partiellement le travail de titan effectué par l’auteur. (En ce qui le concerne, Gogle vous renseignera certainement plus vite et plus complètement que je ne pourrais le faire ici sur Bernard Gagnebin.)
     Pour en revenir à l’ouvrage qui nous intéresse -  du moins, osé-je l’espérer! -, j’aurais plus vite fait de vous faire cette confidence : en lisant ce livre de près de quatre cents pages, j’ai eu constamment l’impression vertigineuse de lire par-dessus l’épaule de Gustave, d’assister “en direct” à son travail d’écrivain, de le voir raturer, hésiter, recommencer, revenir à la phrase précédente, biffer, recommencer encore et encore, et soudain s’arrêter à la version que chacun connaît aujourd’hui.
     La leçon est tout à la fois terrible et encourageante. Au final, elle a de quoi rassurer l’aspirant écrivain - l’humilité de Bernard Gagnebin, son effacement, y sont sûrement pour une large part -, si tant est que le jeunot reçoit et accepte la magistrale leçon. (La longue introduction, une cinquantaine de pages, qui compte pour un des plus beaux éloges de l’écriture, je l’ai lue une dizaine de fois au moins.)
    Et aujourd’hui bien sûr, je souris en pensant à l’écriture bloguesque quasi quotidienne parfois, dont seuls les écrivains “confirmés” peuvent se sortir sans trop rougir. (C'est au point où, épuisé, "sonné" par la lecture de la dizaine de fac-similés des manuscrits autographes de Gustave Flaubert, je renonce à relire ce billet!)

 

P.S. : Après y avoir regardé de plus près, Gogle ne vous sera pas d'un grand secours. Je dois donc retrouver mes sources (Bibliothèque de Genève, Editions de la Pléiade, Rousseau, Amiel, Voltaire, je me comprends.)


 


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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 16:06

(Petit supplément)

 

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Un jour sans fin...

Samedi 3 juillet 2010 (17 heures) :

 

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         Ça y est, ils sont tous là! Avec leurs vélos de cons, leurs  têtes de cons, leurs cuisses de cons,  la selle dans le cul, les valseuses dans un petit sac à part, ça c'est une nouveauté. Ce qui l'est moins c'est que, comme chaque année à la même époque, je rêve de remonter le peloton à contresens au volant de mon GMC équipé façon char romain, coupe-jarrets et rasoirs à trois lames sur les côtés! Si je m'y prends comme il faut, je peux les arrêter bien avant Poitiers, je ne sais pas ce qui me retient.

 

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Samedi 3 juillet 2010 (19 heures 30)


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         Autre preuve, si besoin était, que nous ne sommes plus en république depuis disons un certain temps, je découvre que le passeport "biométrique" coûte 89€ (sans les frais de photos, d'échantillon ADN, de numérisation de ma pupille gauche, de l'empreinte de mon trou de balle principal - à nul autre semblable, plus fiable que n'importe quelle autre empreinte, j'ai déposé le brevet.)

        Mon passeport a expiré le 24 février 1992, vierge comme l'enfant qui vient de naître. Je peux donc dire adieu à ma grande migration vers le nord, sauf à me contenter de la frontière belge. Pas très sexy!

       J'ai précisé l'heure plus haut (19 heures 30) parce que l'un de mes petits plaisirs au bistro en bas, c'est me payer la tête d'un brave gars qui est si fier de son "blackberry" qu'il démarre au quart de tour quand je pose une question en l'air. Ça lui prend une petite demi-heure, ça plante, pas de réseau, mais pendant ce temps-là il ne me parle pas des attentats du 11 septembre, sujet sur lequel il a du nouveau quasiment tous les jours.

 

Flash-back : mardi noir

 

         Mardi dernier, en un peu plus d'une heure, je suis passé de socialiste de naissance à Front National. Je me suis arrêté là de crainte de faire le tour complet du camembert politique. Je fais part de la nouvelle à mes potes de bistro. Ça ne semble pas les bouleverser plus que ça. Je suis très déçu. (Je ne panique pas, je sais en mon for intérieur que je vais retourner dès le lendemain à mes idées politiques les plus censées : la monarchie absolue éclairée par mes soins. Ne me reste plus qu'à convaincre quelque noble héritier de la Maison d'Espagne. Pas sûr qu'il y ait un volontaire.)

        Pour ça, j'ai mes raisons qui sont, je suis prêt à le parier, aussi les vôtres. Je n'en suis pas, n'y serai jamais, au "bonnet blanc et blanc bonnet", je continuerai de voter, au moins jusqu'au sacre à Reims!

 

Je sais enfin ce qu'est un "mojito"!

 

JOURNAL 1015

(à Madame Kouki)


 

 


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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 17:23

"Ce qu'il faut, c'est durer"

 

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(Quand la critique se "mouille" à ce point, il est temps de s'interroger avant de passer à la caisse!)

 

       (Une carrière telle que celle de Martin Scorsese, mais on peut en dire autant de celle de Johnny Halliday par exemple, n’est jamais le fruit de hasard ou de la chance. De tels parcours sont le fruit du talent, d’un talent certain, de qualités humaines rares. Ceci en guise d’introduction à ce qui va suivre et peut être interprété comme une injustice et une méconnaissance de ma part de ces métiers où durer est déjà un exploit en soi.)

     Martin Scorsese est de ces cinéastes qui me laissent toujours un peu perplexe, partagé plutôt, dont je me demande régulièrement s’ils ont du talent, un peu, ou assez  peu. Etant entendu qu’un “grand” réalisateur - car c’est là que le placent les européens, j’ignore ce qu’il en est des américains - doit réunir plusieurs talents, et non des moindres, pour prétendre accéder à ce statut. (L’exemple qui me vient à l’esprit à l’instant serait celui de Clint Eastwood. Pour les contemporains, bien sûr!)
    Si Sorcesese a du talent, je pense que le sien est sérieusement vicié par cette prétention que l’homme dissimule à peine, d’être un “auteur” voire un intellectuel. (Ce n’est qu’une hypothèse, pas un procès d’intention.) Prétention qui, dans le cinéma américain, signe souvent un arrêt de mort. Woody Allen lui-même le paie au prix habituel puisque ses films sont vus à peu près partout sauf aux Etats-Unis - peu lui importe sans doute -, et qu’il ne doit sa survie cinématographique qu’à des capitaux européens, un temps au moins. Or, à l’évidence, Martin Scorsese, lui, ne souhaite pas mourir et comme on peut le comprendre! Il tente donc, et y réussit parfois, de marcher sur le fil du rasoir. Comme il se doit, chez lui tout particulièrement, ce fil est particulièrement tranchant: car soit ses films sont très bons, soit très mauvais. C’est ce qui me semble.
    Pour sa défense, si besoin était!, je dirais qu’il manque deux talents (sur la centaine nécessaire?) à Martin pour accéder au panthéon. Peut-être se trompe-t-il dans le choix de ses scénarios? Peut-être ne supporte-t-il pas d’attendre? Le choix du scénario, ça semble bien être le cas dans cet insupportable SHUTTER ISLAND, dans lequel on retrouve, pour ainsi dire autocaricaturé, son “mauvais” goût pour le morbide et l’hémoglobine, le même goût que l’on retrouve dans La dernière tentation du Christ.
     Sauf à connaître les coulisses jusque dans les moindres recoins, certaines carrières peuvent paraître bien étranges, tant certains choix semblent disparates. (En ce qui concerne Scorcese les exemples abondent. Pour parler du plus récent, Les infiltrés est un bon film). Tel réalisateur que l’on croyait indéboulonnable disparaît peu de temps après son scénariste ou ses acteurs fétiches, tel autre devra la suite de sa carrière, plus “personnelle”, à un film de commande qui restera dans les annales et la mémoire populaire (Garde à vue de Claude Miller). Combien disent des films de Godard qu’ils n’aiment que Le mépris? Film de commande, génialement arrangé, cela dit, par le maître?
      Au final, c’est cette folie et cette honnêteté, à laquelle chacun, tôt ou tard, est obligé, qui me font aimer le cinéma à jamais...


 


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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 12:52

ceci n'est pas un poème

(seulement les restes d'un diaporama foiré...)


Mais! ... Mais surprise! et quelle! ... Didier da Silva s'est emparé, pour les recueillir, avec toute la délicatesse et la discrétion qu'on lui connaît, de ces quelques mots et images abandonnées. Il m'a paru plus intéressant, plus spectaculaire, de placer ce film, que, trop modestement Didier da Silva n'a pas signé, à la fin de ce billet.

Et puis, non! Au diable la pédagogie!

 

Et jour faste décidément, j'inaugure par la même occasion la toute première vidéo de ce blog jusqu'alors figé et si peu musical!!

 

ceci n'est pas un poème


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Mes étés désormais se perdent et s’achèvent dans les fumées de l’automne finissant.

 

Les enfants y pénètrent comme chez eux rejouant une dernière fois peut-être à la fête sauvage derrière le rideau ensoleillé des vapeurs odorantes

 

 

 

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Ils s’amusent du flou et de l’invisible

 

Echappant aux regards des vieux venus surveiller le feu qui s’endort, s’attardant, eux, l’espace d’une éternité pour assister à cette inlassable disparition dont ils savent qu’elle n’est que le prélude à un hiver plus froid, qu’en surgiront le soir même, puant comme des charbonniers, de petits hommes et de petites femmes.



 

 

 

 

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Des chaises vides attendent déjà ces innocents aux mains pleines du sable des rêves.

 

C’est là l’œuvre de la noire Magie, penseront alors à leur tour les petits d’hommes et de vieillards, la reine-foudre assise au bord du fleuve, maîtresse de tous les feux connus, sur terre et dans les cieux, jusqu’aux enfers.

 

 

 

 

 

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(Je rends à Césure ses hémistiches, cette Force occulte appelée Overblog n'aura pas raison de moi, cette fois.) 


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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 16:56

Dernière minute 

       Plus question de vendre mes bons points. (Voir plus bas.) Je viens d'apprendre que je risque d'en avoir grand besoin si je veux réussir mon nouveau départ dans la vie grâce à ma Pimponmobile toute neuve! (Dont la paternité, si je puis dire - mais tout bien réfléchi, ce diable d'homme étant capable d'engendrer à peu près n'importe quoi,  pourquoi pas un voiture de pompiers? -,  revient au formidable Luc que tout le monde connaît ici mais cela mieux en le disant.)

 

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      C'est un chouette semi-remorque pour pompier solitaire à l'usage des petits feux de pailles. Je commence dès cet après-midi l'entraînement - après avoir lu le mode d'emploi, faut pas que j'oublie - en mettant le feu à ma corbeille à papiers, j'attends seulement qu'il fasse moins chaud. (J'ai oublié de préciser que c'était une voiture de pompier pour demi-saison fraîche.)

 

 

bons points

 

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      Un mien ami, oui on peut dire ça, un "ancien" comme on dit chez nous, un gars de la Sûreté Nationale pourtant, m’a mis en tête une idée qui y trotte depuis et fait son chemin. Curieux comme certains de mes neurones peuvent se mettre à fonctionner, rien qu’à la demande.
        Bref, si je savais comment m’y prendre, je vendrais volontiers mes bons points à certains d’entre vous, assez de bretons et de normands pour m'assurer une clientèle fidèle - "certains" et non “certaines", si l’on en croit les statistiques, mais les statistiques n’est-ce pas on sait ce qu’on doit en penser.
        J’ai donc exhumé mon permis de conduire pour savoir à combien pouvait se monter la petite fortune qui dormait là depuis des années. (Ecologiste avant l’heure, j’ai vendu ma voiture  neuve il y a... quinze ans? plus de quinze ans! Si ça se trouve je dois même avoir des points verts quelque part, des bons d’essence, et même des tickets de pain puisque je me suis mis au régime depuis... pfff...
       Mais enfin, vu la “gueule” du permis, je me demande si je n’en tirerais pas  plus d'argent en m’adressant directement aux Archives nationales.


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       Quant à ma carte SN (“Service National”, un truc de citoyen, à l’époque où le mot signifiait encore quelque chose), je ne la vendrai jamais. Et pourtant, comme disait le général X: “Y en a qui aimeraient bien l’avoir de la couleur de leur burnous!”. La deuxième partie de cette carte, je ne la montre pas, elle comporte des chiffres, des numéros, que je préfère garder à l’abri des regards. (Bien que déjà, quelques années avant 1972, le K.G.B. possédât les listes complètes des appelés du 13ème R.D.P. C’est ainsi que des routiers se faisaient très régulièrement arrêter aux frontières de l’ex-URSS, leur semi-remorque désossé, au point qu’il fallut revoir en haut lieu les techniques d’exfiltration. Un livre ne suffirait pas à énumérer les trahisons des communistes français, c’est un fait historique, point final.)
    Je m’en tiens là. Pour la suite, pour mes conférences et autres récits, je dois attendre encore au moins trente ans quel dommage! Car je m’aperçois tout en écrivant que je parviens à faire le vieux c... très bien, qu’encore un peu et me voilà parti pour l’histoire exhaustive des services secrets français. Quel dommage pour moi seulement, je reste lucide.

 

Nota bene : La photo figurant sur la carte SN était prise dès les tous premiers jours de l'incorporation. Ce pourquoi on avaient l'air de bébés. Après, c'est fou ce qu'on change sous ces climats...

 


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