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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 21:29

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  Mes petits cailloux blancs s’ennuient, je ne les emmène plus promener. Bien qu’un peu lourds pour mes poches trouées nous étions pourtant devenus inséparables. C’est à eux par exemple que je devais de retrouver mon lit le soir, ça n’est pas rien.

  Aujourd’hui où je ne vais plus au bois comme au temps des lauriers, j’hésite entre rester au bord du chemin où l’on m’a laissé ou au contraire à me perdre au bout des ces chemins boueux dont parle le poète*. Car j’ai dans l’idée, depuis que j'arpente les routes de la Drôme, que c'est probablement au bord de ces chemins que je trouverai la mort. Après tout, c’est l’endroit idéal pour quelqu’un qui au vagabondage a toujours préféré l’enfermement.

  Rien n’est plus patient qu’un caillou blanc mais tout de même dites-leur de ne pas m'attendre. (Et même je vous les prête volontiers si vous en avez l’usage. Ils sont au bord du chemin voyez-vous. Merci de les remettre en place à votre retour.)


 

* "Moi d'abord la campagne, faut que je le dise tout de suite, j'ai jamais pu la sentir , je l'ai toujours trouvée triste, avec ses bourbiers qui n'en finissent pas , ses maisons où les gens n'y sont jamais et ses chemins qui ne vont nulle part."

Louis-Ferdinand Céline. Voyage au bout de la nuit.

 

                                                                                               (Brouillon daté du 28/06/2011)

 

 


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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 13:04

 

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  Il a hésité avant de venir s'asseoir à côté de moi, son fusil calé entre ses jambes. Il a essayé de me regarder, rapidement, mais sans y parvenir vraiment - de toute evidence, ses yeux blancs ne parvenaient plus à fabriquer un regard, ils semblaient fuir tout ce qui était vivant pour ne s’intéresser qu’à ce pourquoi il était là : tuer, et peut-être survivre aussi mais ce n’est pas sûr -, et il a fini par me dire, tout en vérifiant qu’il était encore là, du moins c’est l’impression que j’ai eue en voyant sa main parcourir presque distraitement ses jambes et ses bras, ses épaules : Toi, tu n’as pas une tête à finir sous les décombres.

 Je n’ai pas répondu.  Je n’étais pas sûre. C’est à peine si j’entendais des gens crier sous les ruines de ma maison. Incapable de dire s’il s’agissait de ma mère ou de la voisine, ou de mes frères, ou de mes sœurs. Ce genre de catastrophe vous donne la même voix, j'imagine, une voix unique, pareille à toutes celles des emmurés vivants. (Mon père était déjà mort depuis longtemps donc il n’était pas mort, ça m’a soulagée.)

  Il a continue. Et plus il parlait, plus je savais qu’il ne me parlait pas puisque j'étais plus là.

  … tu as de la famille dans le coin? … elle est jolie ta poupée… non, elle est pas jolie, elle est… non, elle est pas jolie… elle est… elle fait chier ta poupée… elle est habillée comme toi… Non, mais regarde-moi ça..vous allies à la messe ou quoi? … Tu aurais dû rester là-dessous… avec le reste de ta… une fois je suis resté coincé… j’ai craché de la boue pendant deux jours…

 Après je ne sais plus. A un moment il s’est arête. Il m’a paru hesiter puis il a pose ses deux mains sur le canon de son fusil, puis il a pose sont front sur le dos de sa main, et il n’a plus rien dit. Alors j’ai attend. Et puis, j’ai avancé ma main lentement, j’avais peur qu’il me surprenne. Mon doigt a enfin trouvé la détente. Sa tête a fait un petit bond en l’air avant de retomber en avant. Il s’est mis à pleuvoir du sang. Pas longtemps mais c’était comme un orage.

 

                                                                                             (Brouillon daté du 22/08/2012)

 

 


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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 10:22

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Mireille Spideman

 

Sans cesse

de pièce

en pièce

il allait

pincer

l’absence

dont les petits cris

poussés

en soupirs

le rassuraient

quant à ce

rien n’est plus

Rien n’est plus

 

(Ce

temps

à froisser

les cieux)

 


 

 


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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 16:57

solita ante la muerte

Solita ante la muerte  Isabelle C. (Tremblements de taire)

 

  Voyant que les chemins lui étaient obscurs, on a finit par lui dire que la plage se situait non loin, tout au bord de la mer.

  On a finit par lui dire puisqu’il insistait que la mer était là-bas, par là-bas.

  Il a trouvé la plage mais pas la mer qui s’était retirée. Il lui a semblé, tout ignorant de l’une et de l’autre, que la plage était au moins aussi vaste que la mer qu’il commençait enfin à distinguer au loin. Si loin qu’il la trouva petite : à peine un filet d’eau scintillant à l’horizon.

  Epuisé par le voyage, il s’est allongé sur le sable comme on lui a dit que cela se faisait. Sur le ventre, la tête dans le sable, le nez dans un paquet d’algues malodorantes dans lequel commençaient de pourrir de petits crabes et autres bestioles que la mer avait abandonnés là. L’odeur lui rappelle vaguement quelque chose. L’odeur du monde tel qu’il est, vers la fin peut-être. 

  Il pense un instant à ramper jusqu’à la mer (dont le nom soudain lui revient : océan. Il s’est donc trompé une fois de plus, c’est l’océan et non la mer qui est plus petit que la plage.) Ou jusqu’à l’une de ces flaques qu’elle a laissées ça et là. Ou bien jusqu’à ce bel amas d’algues noires dont il pourrait se faire un lit. S’il désirait un lit, s’il désirait dormir, s’il désirait.

  Soudain, une idée lui traverse l’esprit. Elle le traverse rapidement et donc sans douleur. C’est une de ces pensées communes comme il en avait tant autrefois. Cette pensée est la suivante : comment le sable, si peu imperméable par nature parvient à contenir toute cette eau de l’océan, pourquoi la fuite n’est-elle pas plus importante, comment se fait-il qu’il reste des océans depuis le temps, pourquoi n’ont-ils pas tous disparu sous terre depuis le temps. Il regrette de ne pas avoir emmené avec lui une bouteille d’eau pour se livrer à cette expérience, calculer le temps que met le sable à boire un litre d’eau, puis poser ce problème : si le sable met tant de secondes à boire un litre d’eau, combien mettra-t-il de temps à boire l’océan. Il s’aperçoit qu’il ignore combien l’océan contient de litres d’eau. Ses études bâclées.

 Cette pensée imbécile le rassure : il reste lui-même jusqu’en ces extrémités. Elle lui a fait rater l’agonie du petit crabe qui expire maintenant sous ses yeux, dans ses yeux. Encore un signe de vie.

 

 

 

 

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 13:31

 

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   Ou alors une voix, mais inaudible. Je ne m’entendrais plus parler. (Ou ne m’écouterais plus, inattentif à jamais, ras la casquette de ma voix.) Donc cette autre question à poser : n’aurais-je pas plutôt perdu l’ouïe ? Ceci expliquant cela. Non, car j’entends distinctement le silence et certains autres bruits. (Preuve par l’assiette : je viens d’en laisser tomber une : bruit très net de l’assiette se fracassant au sol. Ramassant les morceaux : bruits très nets des bris et débris rassemblés dans la pelle (crissements aigus, tranchant, agaçant les dents.) Donc l’ouïe, disons que c’est bon, je l’ai.

   Ici, un doute. Ou une hypothèse. Mauvais signe, notez bien, de s’en remettre aux hypothèses. Mauvais signe, je vous le dis, moi qui m’en suis remis sans cesse à elles, et ce à longueur de mes journées sans autre horizon que mes chers faux-fuyants. Hypothèse donc : une ouïe, certes, mais sélective. Il serait possible, en tout cas de mon point de vue, c’est à envisager, que je sois devenu sourd à ma voix, à ma voix seule. Tandis que les autres oreilles, les oreilles de mes frères humains, restons aimable et précis, m’entendraient pérorer comme n’importe quel quidam qui pérorerait. J’aurais donc une voix mais pour le seul usage des autres. Pourquoi pas, allons.

   Cependant, je doute. Je doute, redouté-je. Et quand il y a un doute, c’est qu’il n’y a pas l’ombre d’un, qu’il faut le balayer très vite, sans réfléchir,  pour se trouver nez à nez avec une évidence, une certitude, un mur.

   Sans voix tout à fait, désormais.

 


 

 

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 17:24

 

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Mireille Spademan. Le cri jaune. 2005

 

Ce sera sans voix. Je vais bientôt me faire à cette idée, je m’y suis fait, je suis sans voix. (Ici - déjà - ajouter « désormais » ? La question pourrait se poser, et puisqu’elle pourrait, elle le peut et donc je me la pose.)

 

Ce sera sans voix désormais.

Ce sera désormais sans voix.

Désormais ce sera sans voix.

Belle marquise.

 

Et voilà les emmerdements qui commencent, ça ne traîne jamais trop longtemps dans ces affaires d’écriture. Sans surprise les emmerdements. Dès la première phrase. Je les attendais, ils ne se sont pas fait attendre.

Désormais donc.

Ce sera sans voix. Je vais bientôt me faire à cette idée, je m’y suis fait, je suis sans voix.

Désormais ?

 

Elle m’a échappé l’autre jour tandis que j’étais en train de me gueuler dessus. Je me fustigeais, habitude plaisante prise au fil des ans - plaisante parce qu’elle m’occupait pratiquement à plein temps -, à propos de je ne sais plus quoi. Probablement à propos de moi - qui d’autre ? Je me suis toujours tancé avec une extrême sévérité mais cela n’a jamais changé grand chose : le même comportement idiot, les mêmes erreurs, les mêmes bêtises. Elève sans avenir. C’est le bâton et la carotte qu’il m’aurait fallu, ou un miracle, oui c’est cela plutôt un miracle. Je suis injuste : ces remontrances me remettaient dans le droit chemin au moins jusqu’au premier écart qui intervenait environ une heure ou deux plus tard.

Une heure dans le droit chemin, c’est tout de même un résultat. Je me demande qui pourrait se vanter d’une telle prouesse autour de moi.

Autour de moi, il n’y a personne.

 

A se demander si je les avais bien entendues ces remontrances, ces mises en garde plutôt, soyons franc allons, si j’en avais bien saisi le sens. Défaut d’articulation, langue de traviole. Ou alors la répétition des mêmes et sempiternels griefs. J’ai manqué de pédagogie à mon égard, j’ai été maladroit, brutal. La douceur eut-elle été préférable ? Non, j’en doute. Comme la récompense (la carotte) : si tu travailles bien, tu auras droit à ton petit verre de Campari cacahuètes sur les coups de sept heures, dix-neuf heures pour être plus précis. Total : bouteille vidée et les devoirs pas faits. (La fameuse page du jour à laquelle je m’astreignais jadis mais pour quel résultat).

 

Sans voix désormais.

Je vais bientôt me faire à cette idée.

Bientôt.

Sous peu?

 


 

 

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 11:50

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  Un peu plus d'une plombe que je suis là à me broyer les genoux sur ce prie-Dieu. Pour le moment j’arrive à me retenir de rire mais ça ne durera pas. Le peintre que je sens s’agiter tout près derrière sa toile, mes collègues qui toutes les fois qu’ils passent par là me font des concours de grimaces, ne m’aident en rien : je vais hurler de rire ce sera la première fois de ma vie je crois. Un formidable éclat. Un grand, long, large, et interminable rire qui va me faire du bien, tant de bien je sais, je veux qu’on l’entende jusqu’en Avignon et au-delà.

  C’est sûr, je regretterai le verger. On s’y trouve à l’ombre au moins et il regorge de fruits en cette saison, il faut se battre avec les oiseaux pour les cueillir.

  Tous ces chemins qui m’attendent maintenant, dès que j'aurai sauté le mur, je les prendrai tous, un à un, l’un après l’autre. Peu importe où ils mènent tant qu’ils passent les collines. Je m’y retrouverai allez.

  Mais j’oublie de vous dire : j’ai perdu la foi. C’était il y a une petite demi-heure, je me suis vu dans cette posture, je me suis apparu et je n’y ai pas cru. Je l’ai perdue ainsi ma foi, tout bonnement, sans chercher à la perdre vraiment, d’un trait d’un seul, un peu comme on vide son verre de vin frais.

 

 

 

 

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 16:25

 

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   Mes petits cailloux blancs s’ennuient, je ne les emmène plus promener*. Bien qu’assez lourds et encombrants pour mes poches trouées, dans les premiers mètres surtout, nous étions pourtant devenus inséparables. C’est à eux par exemple que je dois d’avoir presque toujours retrouvé mon lit le soir, ça n’est pas rien.

   Aujourd’hui donc je ne vais plus au bois. Et j’hésite entre rester au bord du chemin où l’on m’a laissé ou au contraire à m’y envoyer promener du côté de l’autre bout.

   Car j’ai dans l’idée maintenant que le chemin ordinaire est l’endroit le plus approprié pour rendre son âme en toute discrétion. La mienne en particulier. (Mon âme ou ce qu’il en reste, car je l’ai tellement crachée ces derniers temps, sans grand succès il est vrai, qu’un simple rot devrait suffire au dernier soupir.)

   Rien n’est plus patient qu’un caillou blanc mais dites-leur tout de même de ne pas attendre. Et même je vous les prête volontiers si vous en avez l’usage. Ils sont au bord du chemin voyez-vous. Merci de les remettre en place à votre retour.

 

 

* "Moi d'abord la campagne, faut que je le dise tout de suite, j'ai jamais pu la sentir, je l'ai toujours trouvée triste, avec ses bourbiers qui n'en finissent pas , ses maisons où les gens n'y sont jamais et ses chemins qui ne vont nulle part."

Louis-Ferdinand Céline. Voyage au bout de la nuit.

 


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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 18:19

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  De nos jours les ruines sont en plastique et c’est heureux. (Notamment en ce qui concerne leur entretien : un coup d’éponge humide et aussitôt votre ruine étincelle, c'est appréciable.)

  En plastique et donc plus proches de nous. Ou : Nous plus proches d’elles que jamais ? Nous précédant de peu? Quasiment sur nos talons? 

  Ces ruines-ci au moins sont chargées d’histoires (et non d’Histoire - pas encore, patience). Il nous est plus facile de les faire parler sans risque de nous tromper beaucoup, du moins sans exiger de nous des connaissances archéologiques considérables.

  Par exemple ce banc abandonné là, à sa place habituelle, sa place de toujours, au nord de la maison pour la fraîcheur, au nord de la maison où la vue est belle qui donne sur les montagnes et le village voisin. La distance n’est pas grande et pourtant infinie entre une maison qui s’éteint et un village qui renaît le soir lorsque les fenêtres s’allument une à une mais presque ensemble.

  Sa journée achevée, la grand-mère venait s’y asseoir je suppose. Elle était seule maintenant que son mari était en terre et que les poules avaient été rentrées pour la nuit que le renard attend.

  Elle repense, je suppose encore, à la vie férocement récente autour de ce banc, aux enfants et aux petits-enfants qui durent encore moins ceux-là. Il leur pousse du poil au menton, ils s’ennuient, ne viennent plus. Ne reviendront plus. C’est fini.

  Le banc raconte cela, je suppose. C’est tout et c’est pauvre.

 

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- Depluloin?

- Ouais?

- Rien de plus gai en rayon, non?

- Meuh... c'est à dire...

- Prochain billet, je veux, j'exige, du sexe, et du lourd, avec photos et texte coquin! coquin en diable!!

- Ah bon? Méheu... c'est à dire... Ah bon? ... Méheu... c'est à dire... du sexe... du sexe quoi?! 

- Voilà! 

- Pffiou!!! ... Du cul quoi? 

- OUI, DU CUL S'PÈCE D'ÂNE!!! ... DU CUL!!!!

 


 

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 17:53

 

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  Je ne sais pas ce qui me retient de me faire un malheur et un beau. (Ou alors juste un petit pour la route, comme un en-cas. Après j’arrête, c’est promis. Sur la tête de ma mère qui êtes aux cieux que j’arrête après. Il doit y avoir un moyen - d’arrêter. Je mâcherai des chewing-gums ou me contenterai d’un succédané, un malheur sans malheur qui en aura la couleur et le goût.) La peur peut-être ? Car je me sais dur, féroce, cruel, impitoyable. Auquel cas ce serait moi en personne qui me retiendrais. (Car je me sais aussi prudent, peureux, douillet, fuyant, peu enclin aux conflits.) La peur donc. Mais là encore il y aurait à redire puisque je connais des moments, des instants plutôt, rares heureusement, dont je ne sais d’où ils sortent, où je n’ai plus peur de rien.

  Pusillanime, c’est le mot que je cherchais tout à l’heure et le voilà qui vient, un peu tard. Je le place quand même ici, où il n’a rien à faire pourtant, tant il est beau.

  Je m’aperçois que j’ai oublié de préciser « ailleurs », d’aller me faire un malheur ailleurs. C’était ça le vrai sujet. Et en effet, libre autant que je puisse prétendre l’être - en gros, une autonomie très relative de trois à quatre cents mètres sur terrain plat), sans attaches ni racines, je pourrais fort bien prétendre partir pour un malheur plus ou moins lointain. (Ici j’aurais aimé évoquer ces Sisyphe qui, une fois qu’ils ont fait leur trou quelque part éprouvent le besoin impérieux d’aller en creuser un autre ailleurs. S’ils étaient morts passe encore, je pourrais comprendre. J’ai toujours pensé que les morts devraient avoir le droit comme tout le monde de changer d’air de temps en temps. Une fois tous les cinq ans par exemple. La chose ne devrait pas être si compliquée, techniquement.)

  Le malheur voyageant mieux qu’une valise, ceci est connu, la question serait donc celle du décor. Le décor ayant changé, le malheur y gagnerait en dimension? en qualité ? Je n’y crois pas. Ouvrez, comme je l’ai fait moi-même durant des années, n’importe quel dépliant touristique et amusez-vous à imaginer votre malheur dans l’un de ces décors qualifiés selon les latitudes de paradisiaques, enchanteurs, ou reposants (Evian, Vichy...), il vous arrivera la même mésaventure qu’à moi : vous éclaterez aussitôt de rire.

 


 

 

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