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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 18:21

 

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  C’était le bon temps du plein emploi. Les rues étaient animées, il s’y passait toujours quelque chose de plus ou moins sérieux.

  Aujourd’hui, plus rien de tout cela. Les bourgeois tiennent la même conversation et les fiers cuirassiers ne font font font que passer les petites marionnettes.

 

 

 

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Published by Dominique Chaussois - dans notre série de l'été
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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 16:10

La baignade

 

      Une remarquable blogueuse, parmi bien d'autres remarquables aussi, admirable poète et écrivain - parmi bien d'autres également - hu! hu! - m'a fait justement remarqué que les sujets abordés ici n'étaient guère de saison et risquaient de gâcher les vacances des nantis. Qu'à cela ne tienne, j'ai aussitôt mis de côté mon billet sur la mort de Bernard Giraudeau pour chanter les joies et les plaisirs de la baignade.

 

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           Du coup, je m'aperçois que je suis aussi paré pour les trois autres saisons...

 

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        Et pour celles et ceux qui ne disposeraient pour s'ébattre en famille que d'un modeste ruisseau ou d'un étang, voici une autre façon tout aussi plaisante de pêcher la grenouille:

 

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     Enfin, pour les gens sérieux comme vous et moi :

 

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      Qualifié de chef d'œuvre "par l'ensemble de la critique", A serious man des frères Cohen est en effet un film particulièrement jouissif et intelligent, dont l'atmosphère n'est d'ailleurs pas sans rappeler celle d'After Hours de Martin Scorsese. Je ne suis pas amateur loin de là des folklores religieux : les problèmes des uns et des autres face à leurs pratiques m'ennuient en général rapidement. Qui plus est, il faut bien avouer que ce sont les juifs qui s'y collent le plus souvent avec des fortunes bien diverses. On croyait donc avoir fait le tour de la question. Mais preuve est faite qu'il ne faut jamais désespérer des sujets en apparence éculés. Avec A serious Man, les deux frères ne s'embarrassent pas de complexes: ils traitent leur sujet sans essayer de l'éviter. A l'absurde de la vie laïque s'ajoute donc ici un autre, celui de la religion. Le résultat est savoureux. A première vue, le film ne semble pas vouloir décoller, ni même ne semble achevé. Mais c'est justement le piège que semblent avoir voulu éviter les réalisateurs (qui, de leur propre aveu, ont repris là une de leurs anciennes idées, un court métrage sur une communauté juive américaine, la leur, celle de leur enfance).


 

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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 16:25

une leçon d'humilité


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      A l'époque, j'avais consacré quelques semaines sur deux ans à prendre des photos des deux portraits d'Ingrid Betancourt successivement placardés sur les grilles du jardin du Luxembourg durant sa détention par les FARC. Peu après sa libération par les Forces spéciales colombiennes, j'avais mis toutes ces photos au panier pour la raison principale que j'avais eu l'impression de m'être fait berner et pas qu'un peu. Mais après tout, personne ne m'avait rien demandé et j'en serais resté là si, d'une part je n'avais pas retrouvé quelques-unes de ces photos, écartées probablement lors d'un premier tri, et d'autre part, si je n'avais eu vent comme tout le monde de cette stupéfiante demande d'indemnisation (ainsi que de la proposition française, vertueusement refusée depuis.)

     Mais, vu ce que je viens de lire sur le net, il n'est pas nécessaire que j'y ajoute mon grain de sel, tant j'aurais l'impression de tirer sur une ambulance...

 

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       Juste ceci tout de même : après l'affaire de ce Hercules français surpris sur le tarmac d'un aéroport brésilien, il est permis de se demander si les frais engagés par l'Etat français, sous l'impulsion de Dominique de Villepin, ne valaient pas à eux seuls la reconnaissance de madame Betancourt. Car rien ne dit qu'ils n'ont pas été conséquents ces frais, que des hommes, des femmes, des éléments des forces spéciales françaises, n'aient pas travaillé durement durant des semaines voire des mois, dans la jungle à la recherche de renseignements pour tenter un sauvetage. La sueur et la peine d'un soldat n'ont guère de prix certes, de même qu'il parait normal que l'Etat français se préoccupe du sort d'une de ses ressortissantes, n'importe, toute cette affaire laisse un goût extrêmement mêlé...

 


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