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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 18:27

 

 

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- Bon... alors lui, nous sommes d'accord, c'est... c'est... Bingo? ... lui, c'est Filou... l'autre c'est Soyo... non, pas Soyo... Soyou? Youyou? ... BINGO DU CALME !!! ASSIS OU JE ME FÂCHE HEIN?!!! ... Bongo? ... BONGO !!! COUCHÉ !!! ... Pongo? Pingo? ... Mais nom de Dieu de merde, mais qu'est-ce que je fous là avec ces connards de clébards !!

 

 


 


 

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Published by Dominique Chaussois - dans billevesées
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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 18:40

 

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   Bien avant que les femmes ne soient admises à la mer*, la Royale tolérait voire même encourageait ces jeux innocents entre marins, nos amiraux voyant sans doute là comme une sorte d’entraînement ou tout au moins de familiarisation du matelot avec l’art de se pencher sous la douche. 

 

 

 

* «Les femmes admises à la mer» : ce freudisme n’aura certes pas échappé aux freudiens. Ou, au choix : ce lacanisme n’aura certes pas échappé aux lacaniens.

 

 


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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 19:12

 

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Photo Alain Laboile*

 

 

Tant que les enfants sauront voler, nous pourrons tomber en paix.

 

 

 

* Alain Laboile est sculpteur et photographe. Vous pouvez découvrir quelques-unes de ses photos ici.

 

 

 

 

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 15:25

 

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Les études les plus récentes le prouvent : la femme descend du balai.

 

 

 


 

 

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 17:20

 

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  C'est bien beau de vouloir donner du travail aux handicapés, encore faut-il faire preuve d'un certain discernement. Comme, par exemple, éviter de laisser deux bûcherons malvoyants ensemble. 

 

 


 

 

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 16:54

 

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Elle aimait se donner des airs, des airs de rien principalement, ce en quoi elle excellait. 

 

 

 

 


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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 17:39

 

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   Souvent, sous un prétexte ou sous un autre, ma mère me prenait à part pour me faire la leçon. (La plupart du temps, ce prétexte consistait à me prendre en photo mais, soit qu’elles aient été perdues, soit qu’elle ait négligé de charger l’appareil, car elle faisait «attention à tout», pas une seule ne figure dans l’album familial qui d’ailleurs a disparu.)

  • Tu as eu une enfance heureuse. Tu te souviendras ? Répète !
  • Oui...
  • Non ! Tu as eu une enfance heureuse ! Répète ! 
  • J’ai eu une enfance heureuse.
  • Très bien ! 

  A cet instant-là seulement, elle prenait quelques clichés ou faisait mine. Décidément je ne saurai jamais. Quand elle jugeait qu’elle en avait assez fait, car même sans pellicule elle courait le risque d’user le mécanisme pour rien, elle me souriait brièvement avant que son visage ne reprenne cet air inquiet qui ne la quittait jamais. Du moins en ma présence.

  • Tu te souviendras, tu es sûr cette fois ?
  • De quoi ?
  • De comment a été ton enfance? Je viens de te le dire, espèce de petit abruti ! Ton enfance a été... a été...
  • Euh... abrutie ?
  • Non ! Ton enfance a été très... très-heu... très-heu-reu... très heureuse ! TON ENFANCE A ÉTÉ TRÈS HEUREUSE !!!
  • Ah oui ! oui ! Je sais m’dame maintenant ! je sais !! Mon enfance a été très... très... 
  • Dieu que cet enfant est bête !! murmurait-elle alors en me dévisageant curieusement. Un vrai petit idiot ! un vrai de vrai ! 

  Puis me plantant là, elle tournait les talons pour aller rejoindre les autres sur la plage. Mais elle avait beau leur grimacer son plus beau sourire, je l’entendais grincer entre ses dents :

  • Mais quel connard ! ... quel connard ! ... Fils de pute, tiens ! 

  Quoi qu’il en soit, c'est à ces moments privilégiés avec ma mère que je dois de savoir que j’ai eu une enfance heureuse. Et un peu idiote aussi peut-être.

 

 

 

 


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Published by Dominique Chaussois - dans la bio dégradée
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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 16:11

 

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"C'est pas le tout de prendre un animal de compagnie, c'est qui faut s'en occuper après."

 

 

 

  Ce qu'il y a de particulièrement agaçant avec le bon sens populaire, c'est qu'il y manque toujours un brin de folie. Mais alors il n'aurait plus rien de populaire.

 


 

 

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 17:31

 

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Une cachette originale. (Copyright Musée du Cocuage. France)

 

 

  Je n’ai jamais surpris ma femme dans les bras d’un autre. Ce qui s’appelle surprendre : on pousse la porte et clac on est cocu, c’est fait, on en est réduit à en croire ses yeux pour une fois et sauf à s’appeler saint Thomas nul besoin d’aller y fourrer son doigt.

  (J’y vois une raison majeure et principale, qui ne doit rien à un talent quelconque, à savoir celle-ci : je n’ai jamais été marié. Une façon radicale de se prémunir. Quoique avec cette chance qui m'a toujours souri je sois encore capable de l’être ou de l’avoir été sans même l’aide d’une conjointe.) 

   Je ne regrette pas notez bien, ça ne me manque pas trop. Sauf peut-être au temps de ma jeunesse où le souvenir récent de ces interminables séances de close-combat héritées du Service National m’aurait sans doute permis de gâcher le goujat. Parce que aujourd’hui je crois bien que j'en serais réduit à refermer précipitamment la porte en bafouillant un Oh excusez-moi, pardon, pardon, continuez, continuez... 


 

 

 


 


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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 17:52

Roland Hélié


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  Un matin, je fis la connaissance d’une étudiante, F... Très vite, je me mis à l’aimer. Il me semble que je n’y pouvais rien. Elle ne m’aimait pas. Un jour, elle demanda à venir travailler chez moi tout un week-end. J’acceptai. Le samedi soir, nous dormions dans le même lit, le mien. Je la désirais, elle se laissa faire. Tout d’un coup, elle me mord l’épaule, éclate en sanglots et me repousse violemment.

  Elle regrette mais ne m’aime pas, c’est une erreur. 

  Si j’avais été Apollinaire, j’aurais fait entrer Alexine Mangetout qui l’aurait ligotée. J’enculerais F... pendant que Mony de Vibescu la giflerait avec son vit pour finir par l’arroser de son beau foutre moldave. 

  Si j’avais été Bataille, j’aurais longuement uriné sur ses seins en soufflant fort. 

  Si j’avais été Bukowski, je n’aurais pas débandé. Je lui aurais flanqué des baffes, l’aurais baisée trois fois et me serais tiré en emportant la dernière bouteille de Bourbon. 

  Si j’avais été Faulkner, j’aurais convié un demeuré à l’enfoncer avec un épi de maïs. 

  Si j’avais été Lascault, j’aurais invité mes amis les Anges Bleus : Bill l’Aboyeur et Pierrot le Briseur de jambes, Joë, Joseph et Paul le Grand Etreigneur, puis François le Jargonneur et Mike l’Avaleur d’ombres qui, à ma demande, l’auraient violée, chacun leur tour et toute la nuit, sur l’air d’Un homme et une femme.

  {...}

  Si j’avais été Steinbeck, je lui aurais, en l’embrassant, brisé les vertèbres cervicales.

  Si j’avais été Aragon, Céline, Joyce ou Mishima, j’aurais sûrement fait quelque chose. 

  Seulement voilà. Je n’étais aucun de ceux-là. F... pleurait. Je l’ai laissée se rhabiller et composer le 67 58 10 10 pour appeler un taxi. Je ne sais plus en quelle saison nous étions, j’avais un peu froid.

      Roland Hélié. Place de Chine. Editions rue fromentin. 2011

 

 

 

Extraire d’un livre aussi dense, aussi fin, égal du début à la fin, un extrait plutôt qu’un autre relève de l’exploit pour l'éternnel indécis que je suis. D’autant que celui-ci, joyeusement érotique, peut laisser imaginer ce qui n’est pas. Place de Chine est un livre d'une rare élégance, dans lequel l'humour dissimule à peine la belle et profonde humanité de son auteur.

 


 


 

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