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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 14:35

Que j'aurais dû faire psychanalyste à Hollywood

 

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(Grâce auquel vous en aurez enfin le cœur net : oui, les écossais ne portent pas de slip sous leur kilt.)

 

    Le hasard des promotions, auxquelles il est parfois difficile de résister par les temps qui courent, a fait de moi l’heureux propriétaire de films de qualité variable. Au point que je me considère aujourd’hui, presque malgré moi, comme l’un des meilleurs spécialistes de Mel Gibson. Sans me vanter bien sûr.

    Mel Gibson est un acteur. Grâce aux gazettes, on sait qu’il est un fervent catholique, qu’il lui arrive ou qu’il lui arrivait de forcer sur la bouteille, et aussi qu’il a réalisé un film qui a pour sujet la passion du Christ dans lequel, les critiques le lui ont assez reproché, le fils de Dieu se prend une branlée mémorable, digne d’une séance sadomaso qui aurait mal tourné (ou de façon inespérée selon les goûts). N’ayant pas vu le film en question, je ne pouvais que laisser le bénéfice du doute à l’artiste. Mais depuis, après avoir visionné quatre ou cinq de ses films, il n’est plus permis, ce doute.

   Ce qui est tout à fait remarquable dans la filmographie de Mel, c’est que rarement je crois un acteur soit allé aussi loin, aussi consciemment, du moins il faut l’espérer pour lui, dans l’exhibition de ses fantasmes. Pour faire court, car je sens que le sujet ne va guère passionner les foules (quoique je crois tout à fait capables certaines cinéphiles - au féminin - de renier secrètement leur bon goût pour les beaux yeux de Mel), je tente un bref résumé clinique à l’aide des quelques scènes qui reviennent régulièrement, de façon obsessionnelle, dans chacun de ses films - du moins dans les quatre ou cinq que j’ai vus :

-       Mel Gibson prie souvent, à genoux, mains jointes, doigt repliés serrés très fort avec la force de la ferveur, avec ses enfants, et à voix haute afin que tout le monde en profite. Fort heureusement, je n’ai pas encore vu le film, à venir un jour peut-être, dans lequel Mel récite un chapelet entier.

-       Mel Gibson porte volontiers un marcel ou « pompe-sueur » comme on dit chez nous et a du poil sous les bras qu’il aime nous montrer en prenant l’air de rien une position décontractée, après avoir (divinement bien) fait l’amour à sa belle par exemple. Repu, satisfait de sa prestation, il replie alors son bras sur la nuque, et la sus-dite blonde se met derechef à lui causer dans les poils, histoire de montrer comme dans les pubs que le déodorant de Mel est d’une qualité exceptionnelle, lui aussi.

-       Dès lors qu’un tragédie lui tombe sur le coin de la gueule et c’est assez fréquent, Mel, comme si son destin tout tracé pourtant le surprenait encore, pousse, soit un hurlement de bête en direction du ciel, soit tente de se retenir de pleurer, l’œil humide pour commencer, suivi d’une grosse larme coincée sur la paupière inférieure (que ça donne même parfois envie de le secouer un brin, Mel, pour la voir enfin rouler sur sa joue cette larme suspendue), avant de céder à la tentation avec cependant toute la retenue qui sied à sa virile condition, tout en tournoyant sur lui-même pour faire passer ce : « C’est pas Dieu possible, c’est pas Dieu possible ! Pas mon fils, par ma fille! Pas mon chien, pas ma femme !» Soit, tout à la fois dans le même temps, ce qui complique considérablement son jeu.

-       Mel Gibson a bon appétit, il croque la vie à pleine dent. Quand il dévore une pomme par exemple, il la mastique longuement et avec force toujours, comme on le ferait avec une semelle, le tout avec une satisfaction qui fait plaisir à voir vraiment. Idem pour les viandes, volailles, gibiers en sauce - là encore, Mel déchire les chairs, baise la poule, encule son steak, défonce la dinde aux marrons, que ça en devient excitant -, dont il se bâfre à la main sans oublier, parce qu’il a de l’éducation, de se lécher les doigts. Quel sacré gaillard ce Mel!   

-       Mel Gibson aime à se faire dérouiller. Rarement on a vu un acteur se faire autant savater la tronche, se prendre des coups dans le ventre, les reins, les côtes, sans qu’aucun de ses organes vitaux ne soit jamais atteint.

-       Mel Gibson n’est pas hémophile et c’est heureux. Ça l’autorise à saigner abondamment tout en cicatrisant très vite. Il réchappe de ses combats à mort le visage couvert de sang, ce qui au passage fait magnifiquement ressortir ses yeux bleus/violets. Après un brin de toilette, on s’aperçoit cependant qu’il devait s’agir du sang de ses ennemis (qu’il ne tue pas lorsqu’il se bat à l’arme blanche mais qu’il pénètre itou, fouissant la chair, son regard d’acier révolté planté dans celui de son amour d’ennemi, masculin bien sûr) car du combat il ne reste trace sur son visage qu’une imperceptible cicatrice (une griffure de blonde? une ronce?).

-       Si le scénario d’un film ne lui permet pas de jouir sous la torture (comme dans Braveheart), qu’à cela ne tienne, c’est son pire ennemi qui loue les services d’une prostituée pour se faire marteler les parties à coups de pieds et de poings (Payback).

   Bref, il y a gros à parier que Mel a été élevé aux films de gladiateurs, films à qui il doit sa culture cinématographique, sa culture tout court, et sa religion, tendance Christ espagnol. Tous ces esclaves fouettés, ces galériens aux torses luisants de sueur, grimaçant sous l’effort et le fouet, ça vous chamboule un petiot.


   (Et que celles et ceux qui s’inquiéteraient, à bon droit, pour mes soirées devant le poste, qu’ils se  rassurent : dans ce lot en promotion : La grande évasion, Hombre, La valse des pantins, Apocalyspe now (décidément décevant, définitivement), Rain man (tellement habile ma foi) et quelques autres qui valent bien cette messe pour Mel.)


 

 

 

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 16:41

Quand on aime la vie,

 on couche au cinéma - ou avec.

 

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(Une bonne soirée vraiment que je dois à un homme et un artiste d'une immense générosité. Pourvu qu'il ne se reconnaisse pas...)

 

    Ne voyez là aucune provocation, j’aime ce cinéma américain. A des degrés très divers bien-sûr. (Il paraît que l’ « on » épargne à l’Europe et au reste du monde des films américano-américains absolument invisibles. Ça doit être quelque chose! Tenter de comprendre les règles et les subtilités du base-ball et du foot m’a déjà pris un temps certain…) J’ai fait mes classes comme tous (bons) cinéphiles : les heures dans les salles dites obscures on ne les comptent plus (c'était avant le déluge et l'apparition du "V.H.S."). Aujourd’hui, j’avoue ne plus avoir ni le temps ni l’envie de prendre des risques. Ce disant, je m’aperçois que j’ai très rarement quitté une salle avant la fin du film. Voilà qui me paraît étrange soudain…

    Il arrive, notamment ces derniers temps, que le réel me casse les pieds et le reste. Je ne vais pas philosopher au-dessus de mes moyens et sûrement pas plus haut que... Clément Rosset par exemple qui en a tout dit ou presque. Puisque parler du réel, c’est un peu comme de causer de l’infini.

    Mon métier, dont j’ai vécu tout de même, a consisté à rêver, imaginer, attendre, se tordre la cervelle comme un serpillière, me surprendre, surprendre les autres – le plus gratifiant ceci dans l’affaire. Pour beaucoup, ce métier de scénariste consiste essentiellement à ne rien faire. Pourquoi pas? Rêver, imaginer... c'est à coup sûr ne rien faire. Mais sans ce petit "rien" y aurait-il un monde? Et lequel? (Je regrette parfois de ne pas avoir archivé les brouillons, les réécritures. Un moment, à mes débuts, je le faisais, puis les ordinateurs passant, j’ai cessé : sans intérêt et, peut-être aussi, de quoi être pris de vertige. Une fois imprimé ce travail de « grattage » aurait pu remplir une bibliothèque. Certes pas la Vaticane ni la B.N. mais… une belle bibliothèque quand même. La plupart d'entre vous connaissez cela! Suis-je...)

      Bon, tous les films suivants en vrac et dans le plus beau désordre. Au risque de me répéter, oui je crois bien me répéter, outre la distraction pure et simple, c'est la technique et l'excellence des acteurs qui m'épatent. Les Français sont tout aussi professionnels (on ne compte plus les directeurs de la photographie ou autres qui ont travaillé aux U.S.A, avec bonheur, car on ne mégotait pas sur la lumière qu'ils réclamaient). Ils l'ont toujours été mais de plus en plus me semble-t-il.

 

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(Pour le coup cette "Guerre des abîmes" ! ... Ce sont les décors et les effets spéciaux, déjà vieillis, qui m'ont amusé - mais en léger accéléré tout de même!)

 


 

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 13:06

mea culpa (2)

 

Ces mea culpa concernaient les films français relativement récents que j'avais négligé de voir. J'aurais donc mieux fait d'intituler ce billet "bavardages pelliculaires" ou quelque chose dans ce genre.

 

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    A mes yeux, outre qu'il est un film d'action et de suspens plutôt réussi, à voir une fois pas deux, ce GREEN ZONE a le mérite d'illustrer un propos qui me tient à cœur. A savoir que le cinéma hollywoodien que l'on présente volontiers comme inféodé au pouvoir politique et à la bannière étoilée, ce qui est souvent vrai, peut nous donner tout de même à nous français, qui sommes prompts à critiquer, quelques leçons de liberté de parole...

 

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     Comme cet excellent film, en revanche, SYRIANA.

   Je vois mal en effet, mais je peux me tromper, comment en France on pourrait produire un film sur une des épisodes les plus lamentables, il n'y a pas d'autres mots, de l'histoire (inachevée!) des troupes françaises en Afghanistan. Vous vous en souvenez peut-être. A peine débarqué, ou presque, le commandant d'un régiment d'élite décide qu'on allait voir ce qu'on allait voir. L'on a vu. Contre l'avis des Forces spéciales, des vétérans du coin, contre toute logique militaire la plus élémentaire, il envoie une colonne de quatre-cents hommes, dont deux-cents soldats afghans je crois, dans un véritable coupe-gorge. Le tout, sans reconnaissance ni appui aériens. A poil quoi. L'image, vue à la télévision (!), de cette colonne blindée à l'assaut de cette montagne rocailleuse, à découvert, sur une route si étroite qu'il y est impossible d'y faire demi-tour (un mort et un blessé grave parmi l'équipage qui aura tenté la manœuvre) aurait glacé le sang de n'importe quel élève sous-officier. Bilan : dix morts et trente blessés dont certains peut-être détruits à vie.

    Rien de nouveau sous le soleil apparemment depuis 14/18. Pour un officier supérieur, un lieutenant-colonel en l'occurrence, une guerre peut paraître inespérée, le moyen idéal de prendre du galon. Procès d'intention sûrement.

 

(Ce billet va changer le monde, je le sens. J'apporte ma pierre. Qui dis-je! Mon bloc! mon roc!!)

 

Sinon, les films que j'ai aimés. En vrac et dans le désordre...


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Un "ghost" dans le jargon des éditeurs américains est l'équivalent de nos "nègres" à nous. Bon à savoir pour celles et ceux qui ont peur des fantômes...


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Superbe! Superbe! 


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Où Charlotte Rampling est toujours l'immense comédienne que l'on sait. (Mais le film tout entier mérite le détour.)


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Claude Miller parvient rarement à m'intéresser par les sujets qu'il aborde. L'histoire est splendide. (Et Mademoiselle Cécile de France! Jésus-Marie-Joseph!)

 

 

 

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 10:12

mea culpa


 

     Depuis quelques années, je boudais - bouder est le mot qui convient - le cinéma français au point que j’avais fini par ne plus voter pour les César. (Ce qui prouve une certaine honnêteté de ma part - sans m’envoyer des fleurs pour autant mais tout de même, si, un petit bouquet de temps en temps...)

    Certes, il y avait des raisons objectives à cette bouderie, raisons que chacun pourrait donner ici, d’autres moins avouables comme l’aigreur de voir le quatrième film d’un cher confrère (“Comment ce crétin réussit à trouver un producteur pour cette m...! En plus, il fait des progrès ce con!”) Bon, faute avouée...

    Bref, après une overdose de films made in Hollywood, voilà que de guerre lasse je tente un retour vers mes compatriotes. Et là surprise, quelques excellents films (cuvée 2007/2009). Excellents à mon sens parce qu’ils sont pour la plupart distrayants, originaux, dignes, émouvants, parfois poignants... 

   Je ne peux les citer tous car ils sont nombreux et aussi parce que évidemment il en existe de médiocres...

 

 

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(Odette est belge. Son voisin encore plus. Les paysages, sur la fin du film, donnent envie d'émigrer.)

 

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(Avec une double mention spéciale pour ces deux films allemands, notamment pour l'interprétation...) 

 

Note : Je sais, je retarde un peu. Mais pas au point de vous annoncer la sortie prochaine de La grande illusion avec Jean Gabin et Pierre Fresnay, encore un navet pour sûr!


 


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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 17:00

BRAVO!!!


    Le gagnant est... the winner is... is... fichue enveloppe! ... Noooon, pas possible... par exemple! ... si je m'attendais...

 

 

Alexandre Trauner

    Pendant plus de cinquante ans, Alexandre Trauner aura marqué le cinéma français et international du XXème siècle. Si l'on connaît le chef décorateur, on sait moins qu'il fut avant tout un peintre. La preuve ici. Et l'occasion - à vous les échaudé(e)s des plages et autres enfers encombrés - de vous proposer ce petit jeu: pour chacune de ces maquettes, donnez le titre du film qui lui correspond. 

 

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img4711 - HÔTEL DU NORD 

 

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2 - LUMIÈRE D'ÉTÉ  (Jean Crémillon)

 

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3 - EMBRASSE-MOI, IDIOT  (Billy Wilder)

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4 - LE JOUR SE LÈVE  (Marcle Carné - Jacques Prévert)

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5 - MONSIEUR KLEIN (Joseph Losey)

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  6 - LES ENFANTS DU PARADIS

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7 - L'HOMME QUI VOULUT ETRE ROI (John Huston)

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8 - LES VISITEURS DU SOIR

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9 - DON GIOVANNI (Joseph Losey)

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10 - QUAI DES BRUMES (Carné - Prévert)

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11 - COUP DE TORCHON (Bertrand Tavernier)

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12 - LA ROUTE JOYEUSE (Gene Kelly - Noël Howard)

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13 - AUTOUR DE MINUIT  (Bertrand Tavernier)

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14 - ARIANE (Billy Wilder)

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15 - THE APPARTMENT (Billy Wilder)

 

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IRMA LA DOUCE  (Billy Wilder)

 

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Magnifique Trau !!!

 

 

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(Impossible évidemment de faire le "tour" d'un tel géant d'un mètre soixante et... quelques années lumière en plus! Salut amical à Didier NAERT, son plus proche assistant.)



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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 16:51

Cherchez l'erreur

       Il ne s'agit pas à proprement parler d'une erreur mais plutôt d'une faute de goût, d'un manque d'humilité, lequel manque reste la marque indélibile des... Je n'en dis pas plus. Si rien ne vous choque dans ces cinq façons de parler de soi et de son travail, alors c'est que j'ai l'esprit définitivement tordu, ce qui au fond ne serait pas pour me déplaire.


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      Soyons honnête : aucun de ces cinq géants n'ont probablement eu leur mot à dire sur le choix de la couverture. Il y a gros à parier cependant qu'Errol Flynn aurait choisi un costume plus seyant, sauf à penser qu'il tenait absolument à montrer qu'il en avait. Jean Cocteau, grand poète de son état, ne pouvait choisir une autre photo, ni un autre titre dans lequel l'emploi du mot juste ("cinématographe") n'est en rien une coquetterie mais la preuve qu'il possédait une maîtrise parfaite de la langue française. Quant à Groucho Marx, peu lui importait sûrement, du moment que le chèque était là.

     Pour ma part, s'il y avait un prix à décerner, mon vote irait à la couverture de "Tous en scène" de Vicente Minelli! Pour la plus "ringarde", il irait sans hésitation possible à... Allons, pas de polémique, il fait bien trop chaud pour ça!



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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 16:55

Le livre d'Eli

 

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      Voilà un film qui arrive à temps, quoique quelques jours trop tard, pour illustrer mon propos. Un film qui, sans véritablement peut être considéré comme un “blockbuster”, reste un pur produit d’Hollywood (expression dont on sait ce qu’elle signifie sous la plume de bon nombre de critiques). Et pour cause, “Le livre d’Eli” est produit par des producteurs de talent, l’admirable Denzel Washington en tête. Aux Etats Unis d’Amérique, on le sait, sinon il faut le répéter, un film est avant tout l’enfant d’un producteur, d’une équipe de producteurs. En France, le métier de producteur a longtemps été considéré comme infamant et de fait il n’a rien ou quasiment rien à voir avec le "producer" américain.  Chez nous, il en existe peu qui peuvent se targuer d’amener un public sur leur nom seul. Il faut remonter à “Gaumont International” jusque dans les années quatre-vingt, avec la disparition de son illustre P.D.G., et, de nos jours, Luc Besson avec “Europa Corp” pour qu’un spectateur hexagonal/tricolore se dise : “Allons-y, on ne peut pas être déçus!" (Sous-entendu: trompés sur la marchandise.) Certes, il en existe de ces producteurs talentueux et exigeants mais inconnus du grand public, il faut bien le dire. (Et garder en tête que le cinéma français, tel que beaucoup d’entre nous l’aimons ne doit sa survie qu’aux cinémas américains, ou étrangers pour ne pas passer pour un fanatique pro-américain!)
    “Le livre d’Eli”, donc, est servi par une équipe de producteurs qui savent sur le bout du doigt ce qu’est un film et comment le fabriquer, et ce de A à Z, du choix du sujet à la copie “zéro” en passant, naturellement, par les questions de gros sous. Ensuite, l’ordre exact étant difficile à déterminer, par un ou plusieurs scénaristes qui connaissent tout aussi parfaitement leur métier, par un réalisateur, ici “des” réalisateurs, les frères Hughes, et en enfin par au moins deux acteurs capables de porter des montagnes sur leurs épaules, tous deux superbes : Denzel Washington et Gary Oldman.
    Je ne veux pas m’étendre plus sur ce film, son sujet, et surtout son développement extrêmement malin. Il a sans doute souffert lors de sa sortie du film - incomparablement moins bon à mon avis, plus ennuyeux, plus démonstratif -, “La route” de John Hillcoat avec Viggo Mortensen. Je viens à mon propos initial, en évoquant de nouveau Martin Scorcese et son Shutter Island, dans lequel il se punit lui-même par sa prétention (supposée par moi) de faire un film d’auteur, original, à part... notamment en détruisant son scénario et un peu de la “crédibilité” de Léonardo di Caprio qui s’est prêté, de bonne grâce j’imagine, à ce qu’aucune star n’aurait jadis accepté, soutenue d’ailleurs en cela par les studios.
    Cette idée reçue qui voudrait que les producteurs américains soient frileux est magnifiquement battue en brèche par Denzel Washington qui ne se ménage pourtant jamais, mourant plus souvent qu’à son tour à la fin de ses films. (Pour moi l’exemple le plus parlant reste cette fin du formidable “Man in fire” : une fin juste, logique, et sobre - contrairement au happy end “alternatif” qui le faisait mourir tout aussi sûrement mais en réglant ses comptes.)
    Pour finir, comme le hurlait si bien Tarentino à Cannes tout en brandissant le poing comme un rouge : “Et vive le cinémaaaaa!!!


(Et, comme il en va toutes les fois que je réprime sévèrement mes tendances naurelles à la digression, j'ai à peu près tout dit, sauf ce dont je voulais initialement parler...)

 

 


 

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