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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 16:06

(Petit supplément)

 

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Un jour sans fin...

Samedi 3 juillet 2010 (17 heures) :

 

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         Ça y est, ils sont tous là! Avec leurs vélos de cons, leurs  têtes de cons, leurs cuisses de cons,  la selle dans le cul, les valseuses dans un petit sac à part, ça c'est une nouveauté. Ce qui l'est moins c'est que, comme chaque année à la même époque, je rêve de remonter le peloton à contresens au volant de mon GMC équipé façon char romain, coupe-jarrets et rasoirs à trois lames sur les côtés! Si je m'y prends comme il faut, je peux les arrêter bien avant Poitiers, je ne sais pas ce qui me retient.

 

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Samedi 3 juillet 2010 (19 heures 30)


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         Autre preuve, si besoin était, que nous ne sommes plus en république depuis disons un certain temps, je découvre que le passeport "biométrique" coûte 89€ (sans les frais de photos, d'échantillon ADN, de numérisation de ma pupille gauche, de l'empreinte de mon trou de balle principal - à nul autre semblable, plus fiable que n'importe quelle autre empreinte, j'ai déposé le brevet.)

        Mon passeport a expiré le 24 février 1992, vierge comme l'enfant qui vient de naître. Je peux donc dire adieu à ma grande migration vers le nord, sauf à me contenter de la frontière belge. Pas très sexy!

       J'ai précisé l'heure plus haut (19 heures 30) parce que l'un de mes petits plaisirs au bistro en bas, c'est me payer la tête d'un brave gars qui est si fier de son "blackberry" qu'il démarre au quart de tour quand je pose une question en l'air. Ça lui prend une petite demi-heure, ça plante, pas de réseau, mais pendant ce temps-là il ne me parle pas des attentats du 11 septembre, sujet sur lequel il a du nouveau quasiment tous les jours.

 

Flash-back : mardi noir

 

         Mardi dernier, en un peu plus d'une heure, je suis passé de socialiste de naissance à Front National. Je me suis arrêté là de crainte de faire le tour complet du camembert politique. Je fais part de la nouvelle à mes potes de bistro. Ça ne semble pas les bouleverser plus que ça. Je suis très déçu. (Je ne panique pas, je sais en mon for intérieur que je vais retourner dès le lendemain à mes idées politiques les plus censées : la monarchie absolue éclairée par mes soins. Ne me reste plus qu'à convaincre quelque noble héritier de la Maison d'Espagne. Pas sûr qu'il y ait un volontaire.)

        Pour ça, j'ai mes raisons qui sont, je suis prêt à le parier, aussi les vôtres. Je n'en suis pas, n'y serai jamais, au "bonnet blanc et blanc bonnet", je continuerai de voter, au moins jusqu'au sacre à Reims!

 

Je sais enfin ce qu'est un "mojito"!

 

JOURNAL 1015

(à Madame Kouki)


 

 


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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 17:55

 

dimanche 27 juin 2010

18 heures :

       Je viens de supprimer in extremis ce qui devait être le prochain billet, après avoir réalisé qu'il risquait de rallumer les projecteurs - c'est bien prétentieux de ma part -, sur un éminent blogueur qui cherche visiblement la paix. Du coup, me voici à sec.

     J'ai bien un autre billet, pas tout à fait au point, sur Mano solo, prétexte à quelques digressions intéressantes, au point que je ne suis plus certain que ce chanteur ne mérite pas mieux, au moins quelques lignes le concernant lui directement.  

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     J'avais aussi un clip, un diaporama sur lequel je travaille nuits et jours depuis. Non ça, ça ne passera pas, certains m'ayant fait une telle réputation que.

Samedi 26 juin 2010

15 h 30 :

       Je travaille d'arrache-pied dans un domaine rattaché directement au ministère de la vie réelle, qui indique en général qu'on cesse de s'occuper de son blog, lorsque des sirènes de police, des coups de sifflets, me parviennent soudain de la rue Soufflot du côté de la rue Saint Jacques. Le brouhaha d'une foule me surprend et me réjouit. Incroyable : du côté de la rue des Ecoles, j'imagine, une foule de manifestants, plus d'une centaine pour une fois, tente d'envahir la Sorbonne! Le peuple de France se réveille enfin, divine surprise!!

17 heures:

      Voilà bien une heure, peut-être deux, que ça dure. La rue Soufflot est fermée à la circulation, ça klaxonne à tout va, tandis que la clameur au loin s'amplifie! La victoire est proche! Notre Président, ce soir, couchera à Banden-Baden! Je savais qu'il serait gaulliste un jour ou l'autre. Je m'avise tout de même qu'avant les tirs de grenades, les jets de cocktails molotov, je ferais mieux de courir à la pharmacie pour mes petits cachets adorés.

      Déboulant dans la rue Soufflot, j'aperçois alors plus bas, survolant le boulevard Saint-Michel, les montgolfières de la C.G.T., puis de la C.F.D.T.! La mobilisation est massive, nous y sommes! Ça crie, ça hurle, ça danse! Je n'aurais pas imaginé le grand soir autrement! En m'approchant, car je tiens à participer, prudemment tout de même, j'ai assez donné, je m'aperçois qu'il s'agit de la gaypride. Ma déception est telle que je deviens, le temps de le dire, homophobe. Je glisse à l'oreille d'un petit vieux qui est au spectacle tout en semblant le réprouver, - très occupé à se rincer l'œil au passage des lesbiennes ou des transsexuels, allez savoir : "Les pédés, quand y en a un ça va. C'est lorsqu'ils sont plusieurs que..." Je ne finis pas ma phrase. Le petit vieux est homosexuel, tendance retraité des postes en charentaises, il n'a aucun humour ce vieux pé..., (ou peut-être était-il auvergnat tout simplement?) et la honte me fait tourner les talons.

 

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Henry Scott Tuke. Août bleu. (1893-1894)


   Il est évident que, outre la déception politique, non négligeable, le spectacle de ces jeunes gens exhibant fièrement et dans la joie leurs corps musclés - dont le taux de graisse est à l'évidence infinitésimal - je ne pouvais que réagir avec la rancœur de ceux qui n'imaginent même plus se montrer sur une plage, même en tenue de plongée... Ah jeunesse ensoleillée!

 

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    Tout cela pour réussir enfin à caser ces "Joueurs de boules" (William Blacke Richemond 1870) dont le ridicule m'enchante depuis longtemps!


Et pour un "journal" digne de ce nom, allez donc faire un tour chez frère Jacques...

 

 


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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 10:55

Rupture


 

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Lettre de rupture. (Japon. Vers 1865)

 

 

      Ça y est, j’ai enfin compris : je suis invivable!

      Si j’étais dans ma baignoire et parlais grec couramment, je hurlerais : Eurêka!

      Jadis, je me demandais pourquoi les femmes se sauvaient de chez moi le seuil à peine franchi. Eh bien terminé! Plus de questions idiotes. Je suis in-vi-vable!

     Ça m'est tombé dessus hier soir, comme ça, comme la foudre sur un casque à pointe! J’imagine que c’est à force de me croiser dans les couloirs ou de me retrouver chaque soir dans la même salle de bains, le même lit en prenant toute la place, lisant le même livre quitte à me l’arracher des mains! Cette vie commune avec un autre que moi, qui pourtant, sauf erreur, est moi ou “je” pour les littéraires, ne peut plus durer.

    Je vais me foutre à la porte, ça ne va pas traîner! Pertes et fracas! La valise ouverte balancée par la fenêtre comme dans les films! Avec peut-être, si vraiment je suis de mauvaise humeur, un cinglant : “Casse-toi salope!” Ou “Casse-toi pauv’con!” mais là ce serait tomber dans la vulgarité.

    Ou “Va, je ne te hais point!” Plus élégant mais par trop ambigu. Un coup à fondre en larmes et à me jeter dans mes bras en me demandant pardon! pardon! J’en ai connu de ces réconciliations immédiates juste après les bouderies, quatre vérités, adieux à jamais. Toujours reculer pour mieux sauter!

    Une fois seul, je sais que je ne vais pas tarder à me regretter mais il faut savoir prendre les bonnes décisions au bon moment! Et puis il me reste la télé. Vivre seul n’est pas si compliqué, n’en faisons pas tout un drame non plus.

    Invivable! C’était pourtant simple!

 


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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 19:16

De l'ordre avant toute chose

 

JOURNAL 1115

 

 

     Et voilà le travail! J'ai enfin rangé ma bibliothèque! Ça n'a pas été sans mal ni efforts. Mais voilà une bonne chose de faite comme on dit.

    Je ne me fais pas d'illusion, ça ne saurait durer. D'autant que je viens de m'apercevoir que c'est justement le tome du dessous que je voulais ouvrir ce soir...

    Surtout ne pas s'énerver!


 

(Il est possible, pas sûr, que vous n'ayez pas de nouvelles de moi pendant quelques jours. Mon ordinateur et moi, partons en révision. Surtout lui, rassurez-vous...)


 

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 02:30

Avant l'heure, c'est pas l'heure

(et ainsi de suite)


 

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    Ce qui me tracasse le plus avec mon Journal, c’est que je n’ai goût de l’écrire que le matin - vers 12 /14 heures GMT - où je suis tout de même plus frais qu’en fin d’après-midi où la lassitude fait que...
    Vous apercevez d’ici le  problème qui se présente : le matin - sauf à me prendre pour le Roy Soleil dont le lever à lui seul occupait grandement les chroniqueurs -, je n’ai pour ma part pas grand chose à raconter même si j’ai une petite idée du déroulement de la journée à venir. Cependant je ne suis pas devin. Certes, j’ai une extraordinaire faculté à imaginer le pire mais pas ces petites cocasseries ou emmerdements qui émaillent la journée d’un aventurier de ma catégorie.
    C’est toute la question du choix entre acheter le journal du matin ou celui du soir.
    Très égoïstement, je dois confesser que raconter ce qui s’est passé la veille m’ennuie un peu. D’autant que je devrais faire appel à ma mémoire dont on sait ce qu’elle vaut.
    Bref, tout ceci mérite réflexion alors que les jours passent sans que vous sachiez à quoi vous en tenir et j’imagine comme ça doit être fort douloureux.



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    Se reprendre. Très vite. Et puis non. Laisser aller...




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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 16:56

lundi 10 mai 2010

 

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Comme un lundi (D.C.)


10 h 00 : Levé tôt, tout est prêt. Papiers en ordre, cartes bancaires, numéro de ceci, numéro de cela, batteries des téléphones rechargées, crayon, papier. Je peux commencer.

10 h 01 : Je commence par le plus urgent : régler une petite facture de 68€ oubliée sous un tas d'autres. Et l'enfer commence.

13 h 02 : J'arrête les frais. Sur les cinq organismes à contacter, quatre n'avaient qu'un numéro payant (0,12 € pour le moins cher). J'ai donc dépensé 1200 € pour une facture de 68€ que je n'ai pas réussie à payer. Quant aux autres, pas mieux, c'est à dire rien.

13 h 03 : Je tente Internet. Après tout, j'aurais dû commencer par là. "Oublié votre mot de passe?" Et hop! on repart à zéro. "Mot de passe invalide". Crise de larmes. Dépression. Je décide une sieste de première urgence, avant l'infarctus.

13 h 30 : Bel endormissement après quelques lignes de Pinget.

14 h 00 : On sonne à l'interphone de l'immeuble. Puis à ma porte. Avec insistance. Je bondis de ma couche. Les huissiers? Déjà? Pour 68 €?

14 h 03 : J'ouvre ma porte. C'est le plombier. Intérieurement, je me demande si je connais son code secret, son mot de passe... Mais le voilà qui me dit comme ça : "On vous a bien prévenu que je ne venais que mercredi?". J'en reste sans voix : un plombier qui se dérange à domicile sans qu'on l'ait supplié pendant un mois? Pour m'avertir qu'il ne vient pas? pas aujourd'hui lundi comme prévu initialement? Oui, l'on m'a prévenu. Alors tout va bien! C'est ça : tout va bien.


     Ce soir, rien à battre, je fais la tournée des bistros en chantant des chansons paillardes! Je veux bien faire des efforts. Essayer de m'adapter, de me fondre, me conformer, ça va cinq minutes ces plaisanteries!

 


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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 17:59

jeudi 6 mai 2010

 

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Journée de pierre blanche

 

10 h 26 : Ça sent le roussi.

13 h 12 : Ça sent le brûlé.

16 h 57 : Ça sent le sapin.

Ce soir :  Je regarde : "On achève bien les chevaux".


Flash-back


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        Vu hier soir le film de John Hillcoat "La Route". Certes, de grands moments de mélo, mais en général je regarde ces films pour en savourer le jeu des acteurs (fabuleux ici) et, si l'occasion se présente, l'image, et plus particulièrement le graphisme. Et là je dois dire que presque toutes les images (plans) sont stupéfiantes. Certaines d'ailleurs n'ont pas été sans me rappeler certains dessins ou lavis de François Matton.

Comme celui-ci :

 

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François Matton. J'irai bien me promener un peu...  (Détail) Collection privée.

 

 

 


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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 12:35

Chien perdu sans collier


 

     En cherchant tout autre chose, à laquelle vous aurez peut-être droit demain, je retrouve Milou! Milou que je croyais perdu à jamais. (A gauche, la tête!)

 

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      Quelle joie de pouvoir le rendre à Tintin! Certes, nos héros ont pris un petit coup de vieux. De fait, ils tombent en poussières malgré tout le soin que je prends d'eux. (Dupond est veuf, c'est le plus triste de l'histoire.)

 

BELLES-MECANIQUES 1415

 

Et tant que j'y suis, j'ai retrouvé ceci pour éventer les jeunes filles sages...

 

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Bon, c'est pas le tout mais je dois courir chez le vétérinaire!


 

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 09:29

  Lundi 26 avril 2010


Aujourd'hui : casse-tête....

 

 

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       09 h 30 : J'attends le plombier. Pour moi, il a déjà une demi-heure de retard. Mais soudain, je me demande s'il ne m'a pas dit l'autre jour qu'il viendrait "dans" l'après-midi. La question, pardonnez-moi, qui risque de devenir de plus en plus délicate au fil des minutes est la suivante : vais-je avoir le temps d'aller aux toilettes avant son arrivée? Aurai-je le temps de prendre ma douche? Ne risque-t-il pas de sonner à ma porte juste à ce moment-là? L'intrusion d'un plombier chez soi est déjà suffisamment  traumatisante en temps normal, alors pensez... Non, n'y pensez pas.

 

      09 h 45 : Je pourrais décider de l'oublier pour vivre mon ordinaire : je termine tranquillement ma cafetière, passe aux travaux hygiéniques, m'habille de frais... Et s'il  jamais il se manifestait, je prendrai un air surpris pour lui dire : Pardon mais je ne vous attendais que dans l'après-midi! Un peu angoissant tout de même. Un "Lexomil" pourrait m'aider à surmonter l'épreuve.


       Un page de pub en attendant :

 

 

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      Surtout, ne ratez pas la suite de cette journée qui se promet d'être riche en aventures. J'ai le nez pour ça.

 

      10 h 45 : Que vous avais-je dit? La chance sourit aux audacieux! Qui ose, gagne! Me voilà fin prêt pour accueillir dignement ce plombier. Il me revient cependant que je dois impérativement aller à la Poste. Voilà autre chose.

 

     11 h 55 : De retour de la Poste. Pas de nouvelles du plombier. Sommes-nous bien lundi? Oui. Tension à son comble. Tenir, tenir bon! ...

 

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      12 h 35 : Tel que je me connais, l'estomac noué, je ne pourrai jamais rien avaler si je reste dans cet état. J'ouvre donc mon livre de chevet "Les Fous Littéraires". Cet ouvrage, que je croyais jusque là tout à fait exhaustif, comporte pourtant d'importantes lacunes : ni Philippe Annocque, ni Didier da Silva, ni Pascale Petit, pas plus que François Matton - un comble! - n'y figurent. En revanche, Luc Lamy a droit à un chapitre entier, et quel chapitre! qui vaut son pesant! Me voilà de meilleure humeur, presque souriant tout à coup.

 

      13 h 40 : Nerveusement épuisé. Lecture suivie d'une petite sieste. Très petite. Vous allez voir que ce salopard (de plombier) va sonner à ma porte à l'instant même de mon délicieux assoupissement!


      13 h 50 : Comme prévu, le plombier m'a dérangé en pleine lecture. Et, plus curieux encore, j'ai réussi à m'assoupir. Jamais fait une sieste aussi longue. Au réveil, il avait fini. J'ai cru déceler un fin sourire sur ses lèvres... Ces ouvriers ne savent rien de la fatigue des blogueurs de fond!


 

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      17 h 54 : Ces derniers jours, on voit beaucoup d'arbres en fleurs sur les blogs. Ne voulant pas dépareiller, - j'ai cela en horreur et je lorgne donc beaucoup les voisins pour me tenir au courant, savoir ce qui se fait, les dernières tendances, etc. - je reviens donc à l'instant de ma propriété où j'ai fait quelques photos. Ici les premiers lilas. A l'arrière plan, on distingue les toitures de ma petite folie tourangelle.

 

     19 h 46 : Serait temps de songer au menu.

 

     23 h 12 : Coucher avec les œuvres de Saint Ignace de Loyolo. 


 


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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 16:27

mardi 20 avril 2010


      Poursuivant sans relâche la fouille de mes cartons de livres - on n'a jamais guère trouvé mieux que le carton depuis l'invention de la bibliothèque, avec cependant ce petit "plus" qui vous donne l'impression d'ouvrir votre cadeau de Noël - je suis tombé sur mon Manuel de gymnastique et d'exercices militaires (Paris. Imprimerie Nationale. 1880)

 

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      Jugez-en par vous-mêmes et imaginez à quel point nous en avons bavé nous autres dans les commandos.

 

***

      En relisant quelques passages du Désespéré de Léon Bloy, cette idée, sans doute excessive, que décidément Céline ne lui arrivait pas à la cheville.

 

***

      Et je ne résiste pas, je ne résisterai jamais, à citer l'incipit de Entre Fantoine et Agapa de Robert Pinget, qui n'est cependant pas celui que je préfère :

      "Le curé de Fantoine est un amateur. Il n'a pas la bosse de Dieu. Il s'ennuie. Il est abonné à des revues de théâtre. Il lisote les auteurs à la mode. Il grapille dans les vignes savantes. Il passe pour un érudit mais il est un faquin."


***

      Les choses étant ce qu'elles sont, l'idée de "couple" m'a traversé l'esprit. Question de saison peut-être. D'un naturel prudent et réservé, il n'est cependant nullement question que je me mette en chasse ni que j'aille me ruiner en petites annonces. J'ai donc eu l'idée de confectionner ce petit piège :

 

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       Piège n'est pas le mot - malgré les quelques sucreries et verroteries laissées bien en évidence. Je préfère parler d'une délicate invitation ou d'une aimable suggestion. Ce cadre vide, orné d'une si belle rose (en plastique), ne peut laisser indifférent une jeune personne sensible, riche, et bien faite. L'inconscient de la demoiselle ne peut qu'être violemment interpellé. Me semble-t-il.

 

 

 

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