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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 18:36

 

Annex - Reynolds, Debbie (This Happy Feeling) 01

 

 

Nous étions devenus si proches elle et moi que le moindre mot qui sortait de mes lèvres lui tombait directement dans le bec.

Ce n’est qu’à partir du moment où elle s’est mise en tête de les noter que j’ai commencé à les peser. Je lui répétais alors, quitte à faire des phrases :

 You are the sunshine of my life. 

You are the sunshine of my life.

 You are the sunshine of my life.

 You are the sunshine of my life.

 You are the sunshine of my life.

 You are the sunshine of my life.

 You are the sunshine of my life.

 You are the sunshine of my life.

 You are the sunshine of my life.

 

Etc.

 

 

 

 

 


 

 

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 18:21

 

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  C’était le bon temps du plein emploi. Les rues étaient animées, il s’y passait toujours quelque chose de plus ou moins sérieux.

  Aujourd’hui, plus rien de tout cela. Les bourgeois tiennent la même conversation et les fiers cuirassiers ne font font font que passer les petites marionnettes.

 

 

 

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 17:26

 

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  Suite à un léger revers de fortune, la chute de l’Empire colonial français, une paille, ma mère se vit obligée de renoncer du jour au lendemain à sa domesticité. Une vraie charrette. Qu’à cela ne tienne, après la délocalisation donc, elle inventa la robotisation des tâches en investissant massivement dans l’électroménager de pointe. Ainsi cette machine à remplir les tasses - de café au lait, de chocolat, ou de thé -, car nous étions nombreux à la maison.

  Son "parc" était impressionnant quand j’y pense. Je me souviens plus particulièrement d’une machine à laver la vaisselle dont je ne me lassais pas d’admirer les performances. Son système était à mon avis très ingénieux : il consistait en une centaine, peut-être plus, de petites billes de plastique qui, emportées par le violent brassage de l’eau, venaient mitrailler la vaisselle sale. Laquelle après ça ressortait impeccable, d’autant que ma mère, femme quelque peu maniaque, prenait la précaution de la nettoyer auparavant à la main. Je suppose que ce sont les pertes - non négligeables en ce qui concernait le cristal et la porcelaine -, qui reléguèrent cette brillante invention aux oubliettes.

 

 

 

 

 


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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 18:47

 

frere la plage termin e

 

  Ces après-midis au bord de la Garonne où on nous permettait d'aller avec interdiction de nous baigner. Et pourtant le fleuve, on aurait dit une rivière plutôt dans cette partie-ci des Pyrénées, ne nous semblait pas si dangereux d’autant qu’en ces mois d’août son lit paraissait presque à sec. Il l’était pourtant, dangereux (de loin en loin des panneaux indiquaient que le barrage en amont était susceptible de déverser à tout moment, pour ainsi dire sans prévenir), et si nous l’oubliions d’innombrables histoires – une seule peut-être, la même maintes fois répétée ? -, toutes effrayantes, venaient nous le rappeler.

  Alors nous restions plantés là à ne rien faire, rien de mémorable en tout cas à part l’ennui. (Le même qu’aujourd’hui, tenez. Les après-midis d’août ne vieillissent pas.) Si, peut-être ceci : il nous arrivait de nous relayer pour guetter le moment où ce fameux pêcheur de truite, si droit dans ses bottes au milieu de l’écume, glissant soudain sur un galet, serait emporté par le courant. Cela n’arriva jamais et nous n’eûmes jamais ce plaisir, même pas ça, de raconter cette tragique histoire le soir au dîner où seules les mouches avaient droit à la parole, ça devient lourd.  

  Quoi d’autre ? Cela semble assez. L’autobiographie, je vous jure.

  Reprenons. Parfois, ici ou là, des bras plus ou moins morts nous les tendaient. Alors, pour les moins frileux d’entre nous. Attendez un instant. Des bras plus ou moins morts nous les tendaient, oui j’ai bien lu. Passons. Quand la chaleur devenait à peine supportable et l’ombre quasi absente, on se risquait à piétiner une flaque d’eau tiède, c’est consternant. 

 

 

 

 

* Titre d'un fameux film de Pierre Granier-Deferre.

  

 

 

 

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 19:19

 

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  Si j’ai bien inventé la roue, je me suis en quelque sorte complètement ramassé avec la bicyclette. Je suis passé à côté. Tout simplement. Trop occupé que j’étais à travailler sur la sexyclette (véhicule à six roues, nous sommes d’accord?). 

   C’est dommage parce que la bicyclette aurait pu m’emmener loin. Jusqu'où je ne sais pas mais loin, très loin.

 

- Depluloin ?

- Oui, m’ssiô !

- La « sexyclette » c’est pour faire drôle ?

- Non, c’est qu’je sais pas le mot, m’ssiô.

- Moi non plus, je n’en ai pas pour vous dire... Si ! DEHORS !!! SORTEZ !!!

- Mais c’est l’actualité, m’ssiô !

- Non ! Pour vous, l’actualité c’est DEHOOOOOOOORS !!!


 

 Curiosity Seul 02

 

 

 

 

 

 

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 17:46

      f1.highres

 

  

  La saison se prête si bien à la misanthropie, sombrons donc là-dedans pour une fois, décide-t-il - feignant ne pas se souvenir qu’il en dit autant de toutes les autres. Et le voilà qui s’adonne avec délice à sa bouderie préférée.

   Vivant seul à longueur d’année, le cahier des charges n’est pas si monstrueux qu’il s'en trouve débordé. Il s’applique pourtant au moindre détail, chiadant plus particulièrement le costume et l’attitude, l’apparence chez lui étant tout. (Et en effet le tableau semble presque parfait, puisqu’il ne résiste pas au plaisir d’y jeter un œil en passant, c’est un coquet.)

  Mais cette saison propre à son penchant est aussi celle des congés qui l’oblige à courir les rues à la recherche de son pain et de son quotidien, guettant fébrilement âme qui vive derrière les rideaux baissés, pestant contre la terrible absence de ses frères humains. En vieil habitué des entorses, il y a beau temps qu’il ne voit rien à redire à ses.

  (Ici il ne trouve plus les mots, « misanthropie » lui ayant d’entrée rincé le vocabulaire.)

 

 

 


 

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 16:18

 

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  Je n’aimais pas embrasser les dames. Je leur trouvais une odeur de poussière qui convenait mal à l’atmosphère de l’enfance.

  De là sans doute cette habitude que j’ai aujourd’hui de chasser les enfants à coups de bâton.

 

 

 


 

 

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 18:34

 

ESPION !!!

 

  Ma carrière au sein des services secrets français fut brève mais féconde. 

  Brève, parce que les services soviétiques ne crurent pas un instant à mon histoire d'handicap. 

  Féconde, parce que durant les quelques secondes que dura ma toute première mission je pus surprendre des conversations qui se seraient certainement avérées très intéressantes si seulement j’avais parlé le russe.

 

 


 

 

 

 

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 12:34

 

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  Dans ma famille l’on n'avait d’intérêt que pour la technique. Alors que de mon côté je n’en portais qu'à la musique.

  Et sans bien saisir encore la portée de mes propos j’allais répétant : Qu’importe le sillon pourvu qu’il abreuve le flacon de mes ivresses.

  J’étais jeune n'est-ce pas.

 

 

 


 

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 12:27

 

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Un rien lui faisait plaisir. Deux aussi, tout autant.

Trois, je ne sais pas.

Je ne me suis jamais aventuré jusque là.

 

 

 

 

 

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