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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 17:26

 

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  Suite à un léger revers de fortune, la chute de l’Empire colonial français, une paille, ma mère se vit obligée de renoncer du jour au lendemain à sa domesticité. Une vraie charrette. Qu’à cela ne tienne, après la délocalisation donc, elle inventa la robotisation des tâches en investissant massivement dans l’électroménager de pointe. Ainsi cette machine à remplir les tasses - de café au lait, de chocolat, ou de thé -, car nous étions nombreux à la maison.

  Son "parc" était impressionnant quand j’y pense. Je me souviens plus particulièrement d’une machine à laver la vaisselle dont je ne me lassais pas d’admirer les performances. Son système était à mon avis très ingénieux : il consistait en une centaine, peut-être plus, de petites billes de plastique qui, emportées par le violent brassage de l’eau, venaient mitrailler la vaisselle sale. Laquelle après ça ressortait impeccable, d’autant que ma mère, femme quelque peu maniaque, prenait la précaution de la nettoyer auparavant à la main. Je suppose que ce sont les pertes - non négligeables en ce qui concernait le cristal et la porcelaine -, qui reléguèrent cette brillante invention aux oubliettes.

 

 

 

 

 


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Published by Dominique Chaussois - dans la bio dégradée
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commentaires

Bigitte 17/09/2012 23:08


Qu'est-ce que je m'amuse ici ! Quel talent vous avez !


(Hier soir, j'ai laissé un commentaire sur un message plus ancien, vous ne sauriez pas où par hasard ?)


 

18/09/2012 16:09



Sur "Si j'étais ce que je ne suis pas" .  Suis ravi que vous vous amusiez ! 


 



Fernand Chocapic 13/08/2012 13:38


Bravo ! Vous n'êtes pas tombé dans le piège. En disant 'pull', Isabelle attendait probablement que vous répondiez 'over' et elle vous aurait alors (selon toute probabilité)
cassé son parapluie sur la tête en vous traitant d'énergumène.

Depluloin 13/08/2012 17:12



Oh je n'ai aucun mérite, j'ignore comment s'écrit "over". Enfin, j'ai un doute. (Oui, il devait y avoir un piège.)


 



Isabelle C. 12/08/2012 23:55


 Pull !!


(J'ai un peu honte, c'est un peu bref comme commentaire)

Depluloin 13/08/2012 01:24



Pull? Oh non, il fait trop chaud ! 


(Ou... non, vous ne... ah non! ne tirez pas sur les mères ! ... Je dois me tromper, hu ! hu! )


 



patrick verroust 12/08/2012 13:21


Domique, je te remercie pour tes propos élogieux mais tout ces billevesées sont bien trop  imparfaites pour faire un vaste communicant. Je ne suis,hélas, que l'imparfait du subjectif , un
verbe d'un autre temps . Un blog ne m'apparaît pas comme un impératf existentiel, je doute d'arriver à y attirer des inconditionnels...bon, je vais faire l'état des lieux, le passé est décomposé
le présent est plus qu'imparfait, le futur m'est, déjà, antérieur....mais promis, je ne resterai pas passif! Je te sais gré de ta proposition, je crée un blog écrit, illustré,commenté par Plu-Plu
, un vase communicant permanent, en quelque sorte où vos dires se transvaseraient en blogs de l'un à l'autre!

patrick verroust 12/08/2012 08:58


 


Salon 1962, Ah!quelles étaient jolies les petites colonies, quelques gros colons y avaient introduit quelques cancers, les vacances des pouvoirs successifs avaient fait s'attaquer à ces maux
tard, cela allait de mal en pire, l'empire était décati. la Ducati desmodromique à six vitesses, faisait entendre,elle, sa musique victorieuse sous la conduite d' Offenstadt...Les colons eurent
lourd à l'estomac quand suite à ces querelles intestines, ils réalisèrent qu'il n'y avait pas deux gaules , une la mère patrie , l'autre outre mer, qu'il leurs fallait,amères, rentrer dans la
vieille France, perdre bien des privilèges, envisager avec effroi de « prendre le métro, Paul !» perdre les domestiques cités dans votre billet et apprendre que « femme de
ménage » n'était pas un pléonasme, mais une espèce revendicatrice, qu'il fallait la ménager, avant disparition puis ménager les ménagères. Bien souvent, cela ne suffit pas à ménager les
ménages. Après l'émancipation des colonies , ce fut celle des femmes. Tout foutait le camp, l'homme n'eut plus qu'à essayer de mettre le pied sur la lune. Il y eut, dans le désordre, les
programmes Gemini, Appolo, la pilule, la libération sexuelle, les rencontres de capsules Armstrong, gram et colégram,on jasait dans les colonies, dans les villes et sur les pistes, il n'y avait
pas à tortiller du cul, l'ambiance était rock and roll. Sur les pistes de danse le jazz était supplanté par une nouvelle danse, le twist, à gaines qui disparaissaient dans cette grande lessive
libératrice.


Madame votre mère eut bien raison de se creuser les méninges et d'avoir foi aux prophéties de l'Electre trop ménagère. Cette femme qui , au risque de perdre le lustre familial transmis chez les
Atrides, comme dans toutes les bonnes familles, de génération en génération participa au meurtre de son père , un gaga du même nom, au reste peu ragoutant , faut bien le dire. Ah tristesse !
Pour beaucoup de bourgeois vivants en colonies , cette métamorphose technologique fut une tragédie « Cela s'appelle l'horreur ! Ils pressentaient que tout irait de mal en pire et qu'ils
se retrouveraient sur la paille.Tous ne surent pas imiter le tennisman australien Rod laver qui ne s'avouait jamais vaincu. Avec lui, seule , la terre était battue même quand son revers était de
fortune.


Elle eut du bol, Madame votre mère, d'avoir trouvé cette machine à laver les tasses, surtout avec vous qui buviez la tasse, plus souvent qu'à votre tour, les jours de piscine. Je crois me
souvenir que la natation vous faisait suer, vous mettait en nage et que dans l'espoir , toujours déçu d'un baiser maternel, vous vous adonniez, Adonis malingre,(c'est vous le blondinet arrogant
sur la photo du billet précédent, bien sur!) à la brasse coulée rêvant qu'au fond , votre mère n'était pas si dure.


Une machine à laver la vaisselle propre avec des billes en plastic devait être , en effet , explosive pour les services à vaisselles. Vous êtes sur qu'elle n'était pas produite par l'OAS,
l'organisation des assiettes sales?


J'ai quelques souvenirs pittoresques de l'intrusion du confort électro-ménager, signe indéniable de standing. Fini le lavoir, il fallait l'avoir le lave linge sale, en famille, quitte à souscrire
un crédit qui mettrait, plus tard, dans de beaux draps. J'ai connu des familles équipées avant d'avoir l'eau et l'électricité. Ces appareils faisaient rêver.


Je me souviens d'une machine à laver le linge, une increvable Lincoln à tambour sur le devant, avec des roulements de tambour monté sur des billes qui nous ravissait, elle était notre fusée
lunaire, notre Nautilus avec laquelle nous imaginions des aventures d'autant plus imaginaires qu'elles étaient extraordinaires


En même temps que la mixité à l'école, sont apparus les robots mixers. Les aspirateurs Hoover chassaient les poussières terroristes, nous, les enfants, nous nous planquions, terrifiés, tapis
derrière les rideaux avant de dompter la bête et d'en faire notre range rover de salon. Elliot Ness transformait en passoire, les gangsters à la télévision en noir et blanc pendant que ronronnait
la machine à coudre qui permettait de « singer » la parisienne, la couturière , « elle n'a » qu'à mettre le bon programme, tel était le mode d'emploi.Et comble de l'électro
luxe, il y avait le réfrigérateur sans parler de la tricoteuse, machine qui en avalait de la laine fraîche, de fil en aiguilles, à une vitesse supersonique. Le téléphone était un standard en
bak-élite triée sur le volet, ce qui n'était pas sans danger mais l'élite n'avait pas peur des risques, volait en caravelle, en attendant que le Concorde règne, les femmes laquées et pomponnées
étaient embarquées en DS. Cette voiture était un cas. Les ascenseurs, appareils redoutables, étaient tenus en cage, le dieu Otis et Samain noire alimentaient des fantasmes, ils tombaient en panne
plus ou moins à propos. « Roux combat l'huissier » était célèbre. le bruit se répandait d'immeuble en immeuble.Il me revient à l'esprit, une anecdote leste. Pour permettre au voisin du
dessus d'entrer avant que l'appareil nous envoie en l'air ma mère avait tenu la porte ouverte de la cage, l'homme la remercia d'un « Merci beaucul » qui engendra une confusion
drolatique. Les bonimenteurs , sur les marchés vantaient les mérites de l'éplucheur , le plus sur et des appareils ménagers, transformables de véritables Fregoli mécaniques étaient dits capables
de mixer, battre les œufs en neige, été comme hiver, presser les oranges, en urgence, découper les pommes de terre en frites ou chips , pour les carottes ,c'était râpé....Bref, tout cela était
robot pour être vrai , les strass progrès tressait des stress insidieux dont nous subissons les traces. La TVA ,la Taxe au Voleur Adoré) fut inventée, le marketing est devenu le presse
citron du chaland, l'acheteur nonchalant se transformait consommateur frustré au portefeuille, promptement, essoré. L'Homo Sapiens est devenu Omo Roboticus. Il s'ennuie, une mutation s’opère ,
nous sommes dans l’ère du sexe débridé, obligatoire et des régimes « minceur » totalitaires, l'homme du XXI siècle doit montrer ses muscles dont il n'a plus besoin. Les sextoys, ces
sexes à piles, pallient aux fatales impuissances, aidés par des produits érectiles , nous verrons bientôt, sur les places publiques l'érection de statues à la gloire de l' Homo Erotica ,
androgyne. L'hétéro géne, la bi sexuelle ne fait pas le moine ….Oh, my gode, murmure la queen, qui pince,sans rire,la Philip's pine qui en est Kilt pour la peur, quand retentit le « Gode
save the gouine » aux jeux de l'ombre, en pleine lumière. Gardez une forme olympique , mon cher Plu-Plu et entretenez votre flamme, surtout ne la déclarez pas, l'amour, de plus en plus
tarifé est assujetti à la TVA, vous perdriez votre bourse....Tu montes ,vert, dit pour le couronnement de Popée....Les poppers permettent des épopées sexuelles avec de jolies poupées aux
silicones vallées, l'époque est vaseuse dilatatriste, disent les tantes...La réalité est travestie par la presse du cul ,euh ! du cœur (à
l'ouvrage) bien sur !

Depluloin 12/08/2012 12:43



Patrick ! Votre commentaire, comme les précédents, mériterait mieux, beaucoup mieux! Qu'attendez-vous pour ouvrir votre blog. Et, j'y pense, c'est avec grand plaisir que je
vase-communiquerai avec vous.