dans un mois, dans un an...

Ce matin, on sonne trois fois à ma porte. C'est le facteur - qui a dû voir le film donc. Je ne reçois jamais personne le samedi matin, surtout pas le facteur qui est prié de me remettre les recommandés du lundi au vendredi sauf les jours fériés. C'est pourtant écrit en gros sur ma porte, une belle affichette, richement décorée, que j'ai faite imprimer tout exprès.
Cette fois, c'est pour le calendrier. Je ne m'y attendais pas, je ne vois pas le temps passer. Mais le soulagement est tel que je lui prend le premier qui me plaît. (J'ai assez de chalets suisses sous la neige, de chats, de chiens, d'oiseaux, de poissons jaunes, et autres pour décorer ma cuisine et le long couloir qui y mène!)
Monsieur le facteur me souhaite bonne année bien que ça porte malheur, je lui réponds donc du tac au tac tout pareil en rajoutant "et surtout la santé!". (Depuis peu j'ai décidé de ne plus me laisser faire.)
Une fois seul je regarde mon bel almanach: je suis plutôt fier de mon choix. Mais soudain je dois m'asseoir... vertiges, envie de vomir : tous ces mois, toutes ces semaines... Tout ceci me semble relever de la science-fiction, d'un avenir très lointain qu'on a peine à imaginer.
Donc, je l'ai rangé ce calendrier 2011, je le ressortirai dans dix ans lorsqu'il aura perdu un peu de sa nocivité. Et comme chaque année à la même époque, je pars à la recherche d'un calendrier correspondant à une période faste. J'en découvre enfin un dans les toilettes. Pas question de vous donner l'année, un numéro à quatre chiffres je ne vous en dirai pas plus...