mea culpa (2)
Ces mea culpa concernaient les films français relativement récents que j'avais négligé de voir. J'aurais donc mieux fait d'intituler ce billet "bavardages pelliculaires" ou quelque chose dans ce genre.
A mes yeux, outre qu'il est un film d'action et de suspens plutôt réussi, à voir une fois pas deux, ce GREEN ZONE a le mérite d'illustrer un propos qui me tient à cœur. A savoir que le cinéma hollywoodien que l'on présente volontiers comme inféodé au pouvoir politique et à la bannière étoilée, ce qui est souvent vrai, peut nous donner tout de même à nous français, qui sommes prompts à critiquer, quelques leçons de liberté de parole...
Comme cet excellent film, en revanche, SYRIANA.
Je vois mal en effet, mais je peux me tromper, comment en France on pourrait produire un film sur une des épisodes les plus lamentables, il n'y a pas d'autres mots, de l'histoire (inachevée!) des troupes françaises en Afghanistan. Vous vous en souvenez peut-être. A peine débarqué, ou presque, le commandant d'un régiment d'élite décide qu'on allait voir ce qu'on allait voir. L'on a vu. Contre l'avis des Forces spéciales, des vétérans du coin, contre toute logique militaire la plus élémentaire, il envoie une colonne de quatre-cents hommes, dont deux-cents soldats afghans je crois, dans un véritable coupe-gorge. Le tout, sans reconnaissance ni appui aériens. A poil quoi. L'image, vue à la télévision (!), de cette colonne blindée à l'assaut de cette montagne rocailleuse, à découvert, sur une route si étroite qu'il y est impossible d'y faire demi-tour (un mort et un blessé grave parmi l'équipage qui aura tenté la manœuvre) aurait glacé le sang de n'importe quel élève sous-officier. Bilan : dix morts et trente blessés dont certains peut-être détruits à vie.
Rien de nouveau sous le soleil apparemment depuis 14/18. Pour un officier supérieur, un lieutenant-colonel en l'occurrence, une guerre peut paraître inespérée, le moyen idéal de prendre du galon. Procès d'intention sûrement.
(Ce billet va changer le monde, je le sens. J'apporte ma pierre. Qui dis-je! Mon bloc! mon roc!!)
Sinon, les films que j'ai aimés. En vrac et dans le désordre...
Un "ghost" dans le jargon des éditeurs américains est l'équivalent de nos "nègres" à nous. Bon à savoir pour celles et ceux qui ont peur des fantômes...
Superbe! Superbe!
Où Charlotte Rampling est toujours l'immense comédienne que l'on sait. (Mais le film tout entier mérite le détour.)
Claude Miller parvient rarement à m'intéresser par les sujets qu'il aborde. L'histoire est splendide. (Et Mademoiselle Cécile de France! Jésus-Marie-Joseph!)