La punition Cette nuit suivant la publication de son billet, il a fait un de ces cauchemars dont on se souvient encore des décennies plus tard. Jugez-en :
Le lendemain matin, à peine remis de ses émotions, car il a entrevu dans ce rêve le début d'un châtiment divin ou quelque chose de ce genre - comme un bon tour de sa psyché par exemple -, il ouvre son courrier et tombe sur ceci :
Une plaisanterie sans doute. Quelqu'un aura voulu lui faire peur. Un petit coup de fil et il doit se résoudre à l'évidence : une de ses chères nièces a mis un enfant au monde. Il est donc grand-oncle, c'est à dire quasiment grand-père. L'honnêteté l'oblige à admettre que ce n'est pas la première fois, il a déjà connu une vague il y a de cela quelques années. Mais ça s'était calmé.
Le voilà bon pour l'arbre quelque part entre la racine et la radicelle à portée du ver de terre et de la taupe.
La vie est plus forte que lui (il n'emploie pas le mot "réel" - pas encore.) Alors, il ouvre son dossier "Beauté du monde et Joie de l'univers" grâce auquel il peut se rincer l'œil sur les images de beaux enfants. Ainsi, pense-t-il, il finira par les aimer. Il raye "aimer" qu'il remplace par "supporter". Pas gagné.


Et en effet, après cette petite cure, il va mieux. Presque...
Photo du haut : La famille de Jan Gerritsz. 1638. Anonyme.
Au milieu : Faire-part de naissance (2010)
Les deux portraits du bas sont de Bronzino (1545)