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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 18:35

lettre A (ou a)

 

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      C’est une obligation, si je veux toucher mes indemnités de je ne sais trop quoi, (qui étais-je déjà? quel métier? incapable de répondre à la dame sur le moment, j’ai fini par répondre “employé aux écritures”, plus clair et surtout plus proche de la vérité que “homme de lettres”, quoiqu’en ce cas je serais probablement en train de coller des timbres c’est peinard ça), je dois suivre une formation continue dispensée par des services hautement compétents et reconnus par l’Etat. 

     Dans l’ensemble, c’est intéressant. Je ne comprends pas toujours tout et dès le premier devoir j’ai obtenu une note épouvantable avec cette fichue lettre A, ou a, qui ne sert pas tant que ça quand on y pense. Si, à la réflexion, si. Ne vous moquez pas : reprendre des études supérieures à mon âge, exige un courage certain et beaucoup de volonté. 

    Je livre ici la transcription de ma copie qui est si pleine de remarques désobligeantes de mon professeur - quel con celui-là! mais quel con! quel salaud! mais quel salaud! - que je préfère ne pas la scanner.

 

 

L’A-rbreu à voi-reu 

les che-veaux s’en fi-ch-eux pas mal-eu

ce qu’ils veul-eux s’é ce beignet dans la ri-viè-reu

y faire pi-pi po-po ca-ca

bou-din

é y péter deu-dents 

pour fer des bul-leux 

passe-queue c’é ri-go-lo

et au-ssi quand i-sont en cha-leur-eux d’é-té-té

se grim-per l’un sur-eu l’autr-eu

 -- Voyez ceu pé-tit vi-ssi-eu d’Han-ry il-le at-tend que le pa-pa four-reu la-la-la ma-ma-man jusqu’au con ‘tain

(Non, pas sa m-ma-ma à lui la-la-la ma-man cheu-val-leuse sél-leu dont ont nœud voy-eut pas la queue sur l’i-ma-geu-jeu.)

 

 

Note : Chez certains sujets ayant subi de violents traumatismes des régressions massives peuvent apparaître à des dates anniversaire comme la rentrée des classe, le passage d’un concours, etc. Ces régressions, souvent spectaculaires, peuvent se prolonger quelques jours puis disparaître sans que le malade en conserve le moindre souvenir, avant de réapparaître le mois ou l’année suivante. 

 

 


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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 17:43

ex-libris

 

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      La Maison Pédoine & Lévesque, imprimeur-graveur depuis 1867, m’a adressé ce matin les épreuves de l’ex-libris que je lui ai commandé parait-il il y a de cela trois ans. Je ne m’en souvenais plus. 

 

     Le plus étonnant dans l’histoire, d’après le responsable que j’ai eu au téléphone, serait le choix que j’aurais fait des illustrations. Il me reviendrait maintenant d’opérer l’ultime et de légender l’image par la devise, de préférence en bon latin, censée immortaliser le bibliophile que je suis. (Bibliophile, je ne le suis plus que de loin, de très loin même, puisque mes goûts ont changé depuis et que je m’intéresse maintenant à la statuaire laponosibérienne - laponisibérienne, je ne sais jamais - du VIII et IX ème siècle.) 

 

     Bref, me voici obligé de choisir et Dieu sait si prendre une décision m’est long, pénible, et difficile. D’autant que, mis à part ce cochon couronné dont je me demande ce qu’il fait là et surtout en quoi il pourrait me concerner, tout le reste semble convenir à merveille : le tonneau percé (ou panier?), c’est moi, le singe qui jette l’argent par les fenêtres, c’est encore moi, et ce fier-à-bras au gland géant, c’est encore et toujours moi. Allez donc trouver une devise qui ait quelque allure avec ça! Ah si ce n’était l’acompte versé, l’affaire serait vite réglée merde. 


 

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 17:23

ces américains quand même!

 

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           Si, malgré mon chauvinisme rampant, j’en arrive à m’exclamer ainsi, c’est qu’au moment de choisir un modèle de douche portative en vue de mes vacances dans le square voisin, force m’est de constater que le modèle yankee (the yankee modèleu) me parait infiniment plus pratique que le français. Je vois mal en effet comment je pourrais me savonner le dos et le reste en utilisant le modèle hexagonal, lequel vu sa contenance et donc son poids doit exiger en effet de le brandir fermement à deux mains au-dessus de la tête. A l’extrême rigueur, je pourrais toujours demander à une jeune fille de passage de me rendre ce petit service de m’astiquer bien partout (parfois, je trouve mes pieds si lointains que je les néglige une fois sur...). Mais me connaissant, timide comme je suis, je risque d’attendre longtemps avant de trouver l’âme charitable. 

 

      (Certes, il me serait facile de tricher un peu en me faufilant chez moi la nuit pour y prendre une douche mais alors quid de l’aventure? du corps à corps avec la nature? de la symbiose entre elle, moi-même, et le grand Tout? De la lutte contre les éléments? les fièvres, le feu, la glace, les bandits? Quid de l’aventure en résumé.)


 

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(Tentant non?)

 

 

 

 

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 17:42

Bien arrivé

 

LA-BIO-AURORISEE 0136

 

          Voici ce que je découvre ce matin en ouvrant mes volets. Evidemment, je n'en crois pas mes yeux. Je referme les volets, les rouvre, les referme, les rouvre... (Si ça n'avait été le froid polaire, j'aurais sans doute continué ainsi un bon moment, tant mes yeux persistaient à n'y pas croire.) Vêtu de mon bermuda et de ma chemise honoluluwoodienne, je pars à la recherche de mon hôtesse. Je finis pas la trouver occupée à nourrir les cochons. Ses explications quant à la vue imprenable sur la mer, tout en restant confuses, ne sont pas pour autant dénuées de bon sens et solidement étayées d'arguments scientifiques.

        En ce qui concerne le climat, elle a concédé que le printemps était bien en retard cette année. (Rapport aux dérèglement climatique, je vous passe les détails.)

        Pour ce qui est de la mer, il s'agit d'une  erreur de l'imprimeur qui se serait autorisé des libertés : en réalité, c'était l'océan qui recouvrait les prairies juste en bas de chez elle, il y a de cela des millions d'années, et par ailleurs, maigre consolation, cet océan retiré était plus vraisemblablement un glacier, c'est à dire une sorte de banquise.

           Heureusement, sage précaution que je prends à chacune de mes expéditions, un "truc" que je vous recommande de garder en mémoire, j'avais demandé au taxi de m'attendre. Un homme tout ce qu'il y a de plus compréhensif puisqu'il a consenti, c'est plutôt rare, à fermer son compteur durant la nuit. C'est ainsi que, après six à huit heures de route, j'ai pu être de retour à Paris aujourd'hui vers 17 heures. Joie. Indicible joie.

 

LA-BIO-AURORISEE 0147

 

       J'ai tout de même pris le temps de faire quelques magnifiques photos à conserver soigneusement pour le cas où l'aurais l'idée saugrenue d'écrire un billet sur les étendoirs à linge. (Technique de construction, entretien, etc.)

 

(Pardon à mes fidèles visiteurs & visiteuses pour ce faux départ. Pour être honnête, après avoir balancé ma "livebox" contre le mur, j'ai retrouvé une connexion qui durera le temps qu'elle voudra bien.)

 


 

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 16:03

Ce soir, champagne!!

 

      Le dernier samedi de chaque mois est un jour faste pour mon portefeuille et, par voie de conséquence, pour ma misérable personne. "Misérable", car j'ai parfois très mauvaise conscience de louer si cher les quelques studios, caves, mansardes, que je possède, à ces charmantes filles qui travaillent si dur pour m'apporter leur dû à la fin du mois. (De neuf mille euros pour une cave à vingt mille pour un studio "tout confort".)

     Mais jusque là aucune ne s'est plainte. J'imagine donc qu'elles y trouvent leur compte.

 

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   Soit, j'arrête de vous faire marcher. D'autant que je viens de me rappeler que demain dimanche est le jour de la fête des Mères.

   Il m'arrive de rêver tout haut comme ça... Pas sérieux vraiment. Pour ceux (ou celle) que cela intéresserait, je joins ci-dessous toute la documentation nécessaire...

 

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Avec cette nouveauté que j'allais oublier!

 

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 18:21

Passion

 

PAQUEBOT 1267

 

         Malgré une abondante documentation rassemblée à grands frais, il ne parvenait pas à se souvenir de ce paquebot qui l’avait emporté loin de chez lui. Ce n’était pourtant qu’un retour au pays. Rien que de plus normal au fond. Mais sur ses vieux jours, il s’était soudain avisé que ce retour n’avait été qu’un aller simple ou plutôt un retour simple, et qu’en conséquence on l’avait trompé. Une main l’avait accompagné, l’autre l’avait abandonné. C’est ainsi qu’il voyait les choses aujourd’hui. A présent, il se demande si son âge lui permettrait d’accomplir ce retour au pays après cet exil forcé. A présent, il sait que ce pays qui est le sien, ne l’a jamais vraiment été. Et qu’au contraire des émigrants fuyant le leur pour le Nouveau Monde, il n’avait posé les pieds que sur une vieille terre épuisée qui ne lui avait jamais rien offert de beau, de grand, de vaste, qu’elle lui avait plus sûrement transmis son épuisement et, sans doute, aussi, sa fin.

         En quoi la silhouette familière de ce paquebot pourrait-elle l’aider à refaire le chemin? L’y encourager? Il y a beau temps qu’il avait dû finir à la ferraille, et pourtant...

 

PAQUEBOT 1270

         Et pourtant, peu à peu, les noms lui revenaient : il hésitait maintenant entre le “Ville de Marseille” et le “Ville de Oran”. Il était bien jeune, et ces navires se ressemblaient, d’autant que les traversées, elles furent nombreuses, se ressemblaient aussi terriblement, plongé comme il l’était dans une sorte de coma nauséeux, tous malades comme des chiens à la moindre houle. Ils tenaient cela de leur mère, fragile du foie à ce qu’elle prétendait.

         Il se souvient d’avoir été réveillé par sa gouvernante un matin. “Nous sommes à Marseille!” En regardant par le hublot, il s’était soudain trouvé  nez à nez avec un énorme pneu suspendu au quai, qui se rapprochait dangereusement, trop rapidement lui sembla-t-il, droit sur lui, au point qu’il recula effrayé...

         Lorsqu’il est las d’examiner les cheminées, les coursives, ou de recompter les chaloupes, il se rabat sur des visages. Ceux des officiers ou des voyageurs. Peut-être l’un d’eux lui apparaîtrait soudain comme familier?


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         Parfois, ses papiers acquis un peu trop vite le ramènent brusquement deux ou siècles en arrière, trop tôt donc. Jusqu’au temps des galères pour un peu! Peu importe, il s’y intéresse tout de même sans trop en comprendre la raison.

 

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         Il ne dispose d’aucune documentation sur les avions de l’époque. Cette lacune lui parait stupéfiante quand il songe que ce dernier voyage, ce retour simple, il l’a peut-être effectué par les airs. Il en était maintenant à peu près certain. A défaut il énumérait mentalement les différents types d’appareils qu’il avait connus “DC4”, “Superconstellation”, “ Breguet deux-ponts”, “Caravelle”...

         Le Breguet “Deux-Ponts” avait sa préférence. Vu de l’extérieur, l’avion  était trapu, ventru, massif, plus rassurant donc, plus curieux aussi. A l’intérieur, un petit escalier permettait d’aller vomir à l’étage inférieur. Occasion de se promener un peu. Les “trous” d’air y étaient tout aussi interminables que sur les autres appareils à hélices, l’air empestait tout autant l’essence, mais il en gardait un meilleur souvenir, Dieu sait pourquoi.

(à suivre)

 


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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 16:56
Exercice du jour



IMG_9409---copie.JPG(photo incorrecte)

         Je ne suis pas ce qu’on appelle un photographe de rue (je ne suis pas photographe du tout), encore moins de ceux prêts à se jeter sur la misère pour vendre leurs clichés. Si j’ai pris cette photo, il y a deux ou trois ans de cela, c’était uniquement à titre personnel et pour ainsi dire dans une sorte de fulgurance visionnaire. Moi qui ne vois jamais (ne veux jamais voir) rien venir, cette fois j’ai dû entrapercevoir la crise dont on parle tant si je lis bien les journaux.


IMG_9409---copie-1.JPG

(photo correcte)

 

         Aujourd’hui donc, cette photo m’est bien utile, à titre pédagogique, si je puis dire, ou, plus simplement, à titre d’exemple. Depuis quelques jours en effet, je m’y suis mis sérieusement : j’apprends (j’essaie d’apprendre). Pour ce faire, je me suis fendu d’un bel agrandissement dudit cliché sur papier glacé et ainsi équipé, tous les matins devant ma glace, le téléphone à portée de main (le 17 ou le 18, je ne me souviens jamais), je répète. Pour le moment, j’en suis à arriver à une position assez grotesque qui, loin d’inspirer la compassion, déclencherait à coup sûr l’hilarité des passants et me vaudrait très certainement quelques coups de pieds aux fesses de la part des plus méchants. C’est avant tout la souplesse du dos et les muscles afférents que je dois travailler.

         En revanche pour ce qui est du petit panneau en carton, je déborde d’idées. Je pourrais en fabriquer des dizaines les yeux fermés, ils sont pour ainsi dire prêts à l’emploi : “J’ai faim”, “J’ai soif”, “C’est pour cloper”, “J’aimerais vous montrer ma collection d’estampes japonaises (estampes japonaises en majuscules)”, “T’aurais pas un joint?”, “Je m’ennuie (pour être poli.)”, et je suis presque certain de trouver bien d’autres de mes petits besoins et nécessités absolues.

 

P.S. : Ce mendiant est un professionnel bien sûr. Il fait partie d’une bande qui sévit dans le quartier. Victime sûrement, complice peut-être. Pour être sûrs de ramener de l’argent, lui ou d’autres n’hésitent pas à dévaliser les SDF juste avant que leur patron ne les “ramasse” discrètement dans une fourgonnette. Inutile de dire que je ne me serais jamais permis de stigmatiser un des nombreux sans-abri qui “habitent” le quartier. Ni de les photographier d’ailleurs.

 

 

 

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