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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 17:55

Je suis une mine

 

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    On devrait bailler plus souvent. Vous aussi, vous devriez. L’autre jour, suite à je ne sais plus quel ennui, je me suis mis à bailler devant la glace de ma salle de bain. Je ne baille jamais devant une glace, soit que je reste pétrifié, muscles concernés par ledit bâillement, et il en faut paraît-il une quantité, tétanisés par mon image, soit que, bien au contraire, je m’adore tout soudain, coup de foudre, âme sœur enfin trouvée, amour impossible mais tant pis je tombe raide dingue au point que je me vois parfois obligé à des rapports contre nature avec mon miroir surtout si je suis légèrement dénudé.

   Mais cette fois, étourderie de ma part ou quoi, voilà que je l’ouvre assez grand le clapet pour apercevoir fugitivement vers les bas-fonds une dent en or. Je l’avais complètement oubliée cette dent en or, cette couronne plutôt, quel joli mot pour une prothèse, royal comme disent les jeunes. Entre-temps, l’ayant refermée - ma caverne d’Ali Baba -, impossible malgré quelques tentatives douloureuses de revoir mon trésor aussi nettement qu’il m’était apparu quelques instants auparavant. Je ne sais décidément ni l’ouvrir ni la fermer quand il faut.

   Peu importe j’ai un trésor dans la bouche. J’y possède un bas de laine que j’aurais pu chercher longtemps sans quoi. Et je me suis maudit d’avoir cédé par la suite à cette coquetterie stupide qui a voulu que je paie cinq à six fois plus cher des dents en porcelaine ou en céramique au lieu de poursuivre dans cette voie ô combien plus sage du placement de bon père de famille.

   Je serais aujourd’hui à la tête d’un dentier… non… à la tête d’un rentier… à l’abri du besoin pour une période qui reste à préciser. (De la porcelaine! Pourquoi pas un service à poissons?!)

  Mon premier réflexe a été de me précipiter chez un dentiste afin de rentrer en possession de mon bien. Et puis je me suis souvenu de cette escroquerie assez classique qui consiste pour un bijoutier indélicat à remplacer votre vrai diamant par un faux et pour les dentistes à vous coller de la résine synthétique à la place de vos bijoux de famille. Salauds !

  Je dois donc me résoudre à me l’arracher moi-même cette molaire, ce sera plus sûr. Nous frisons l’automutilation mais ventre vide n’a pas de nombril ou quelque chose dans ce goût là. Après avoir jeté un œil sur ma caisse à outils, je sais que je suis à même. Reste, et ce sera le plus délicat, à ne pas me tromper de dent. Le premier essai, fébrile et précipité - l’appât du gain - , s’est soldé par une bavure telle qu’on n’en fait plus même dans les cliniques privées les plus huppées et une hémorragie difficile à juguler. Après transfusion (A négatif, il faut que je le note quelque part), forces recouvrées, esprit plus clair, j’ai réuni en urgence mon propre bureau « Enquête et analyse». Il en est ressorti assez rapidement qu’après toutes ces années sans miroir, j’étais infichu de viser juste dans cette image inversée. Car j’ai beau faire, rien à faire : quand je décide, lors d’un entraînement par exemple, de m’attraper le lobe de l’oreille gauche, eh bien c’est celui de la droite que je secoue bêtement (avec un air de triomphe cependant car il faut déjà réussir à le saisir l’un de ces deux lobes).

  Cela dit, je me connais : le jour où je n’aurai plus de quoi pour les cigarettes et la bière, je vous colle mon billet que j’aurai tôt fait de m’arracher sans broncher la totalité de ma dentition arrière. Ce serait bien le diable si mon pactole ne se trouve pas parmi les chicots en question. (Je pense soudain à mes plombages. Voir à vérifier le cours du plomb. Peut-être une bonne surprise de ce côté-là aussi.)

 

 

Et prochainement sur cet écran :

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 Notre série : 

LES NOUVEAUX VIEUX P'TITS METIERS DE LA CRISE

Premier épisode :

DENTISTE DE RUE

 

 

 

 

 

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 19:18

Mince consolation

    

    Toujours pas de mandat postal au courrier ce matin, ce mandat que j'attends depuis près d'une semaine maintenant. (Je me méfie des billets à ordre, ils sont peu fiables; quant à ces "cartes de crédit", je n'ai toujours pas la moindre idée de leur utilité sauf à aimer encombrer inutilement son portefeuille.)

    Heureusement quelques lettres de mes plus chers amis. Ils ont beau être tous un peu fous, c'est ainsi que je les préfère. (Ils oublient mon nom, jusqu'à mon nom de plume. Eux-mêmes signent de façon extravagante. Certains se prennent pour Victor Hugo, Rousseau, VignySade... Sont complètement marteau!)


 

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   Ah! Et un livre aussi, le dernier de Boris. Avec une très gentille dédicace. (Il m'appelle "Monsieur Baret" rapport à ce qu'il me croit un peu "barré", il sait de quoi il parle le sagouin!)

 

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 18:15

Quel fêtard!

 

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   C’est de saison, me voici souffrant. Pas de quoi s’inquiéter cependant. Nous autres du sexe fort, par opposition à l’autre là… oh j’ai son nom sur le bout de la langue, ça va me revenir... nous nous connaissons bien. Capables d’affronter sans broncher les pires coups de grisou, les guerres mondiales, les tempêtes, famines, irruptions et cataclysmes, toutes calamités possibles et inimaginables, il nous suffit pourtant d’un léger refroidissement, d’un pet de travers, des selles douteuses ou non conformes, pour nous plonger dans des états proches du trépas.

   Prudent donc, je reste au chaud (et au sec), une activité où j’excelle notamment l’hiver, et j’en profite donc pour sortir ma crèche de Noël afin d’y mettre un peu d’ordre, le temps passe si vite. D’autant qu’au fil des années, elle a pris une dimension tragique qui n’est pas de mise. C’est bien moi ça, aucun ordre, aucune méthode, je mélange allègrement les fêtes païennes et religieuses dans le même panier avec les boules et les guirlandes par-dessus : Noël, Vendredi Saint, Pâques, 14 juillet, Saint Sylvestre, May Day Holiday, Koninginnedag, etc.

   Je sais, je sais, je ne suis qu'un vieux fêtard. On me le reproche assez... 

 

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 (Pas plus avancé qu'hier... Si! ce fameux billet auquel je tiens tant compte maintenant pas moins d'une trentaine de pages, autant dire qu'il me reste encore du travail.)

 

 

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 16:39

mes saintes amies

 

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La Vierge Sixtine. Raphaël.

(Les années sixtine, ça date un peu, il n'empêche, ce gars-là savait tenir un pinceau. Mais aux Saintes femmes, c'est la bouille des deux angelots que je préfère: ils ont l'air si peu convaincu!)

 

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   Comme Jésus avant moi, je n’ai jamais fréquenté que de très saintes femmes. Grandes pécheresses aussi donc, de par le fait même, mais pas seulement : j’en connais aussi de très vertueuses, trop peut-être à mon goût (car la grande pécheresse possède avant tout cette précieuse qualité de faciliter les échanges buccaux-génitaux sans perte de temps inutile et sans passer aussitôt à ses yeux pour un je ne sais quoi.)

 

   Ainsi donc, avec l’habitude, j’ai fini par me prendre pour Jésus, c’est humain, et puis je me devais d’être logique avec mon personnage, d’entrer dans sa peau, me pénétrer de. Et ça marche parfois. Il n’est pas rare par exemple que dans un restaurant ou ailleurs l’une d’entre elles se précipite pour m’oindre les pieds d’un parfum voluptueux. Ces démonstrations spectaculaires de ferveur religieuse me mettent toujours mal à l'aise mais, la foi soulevant les montagnes, je n'y peux hélas pas grand chose. 

 

  En réalité je suis un Jésus limité. Par exemple, je suis nul en multiplication des petits pains. En guérison aussi, hélas. A Lourdes, où pourtant je croyais briller, j’ai fait un flop retentissant. Heureusement mes saintes femmes n'étaient pas loin et le voyage du retour fut agréable.  

 

   Les résurrections idem! Trois fois hélas! Nul! nul! nul! Il y a quelques mois de cela je me suis même fait embarquer par la police sous prétexte que j’avais fait une queue de poisson à un corbillard qui passait par là et que j’aurais profondément choqué la famille en tapant du poing sur la boîte en hurlant : Jean-Robert! Je te somme de sortir de là!! (“Jean-Robert”, ça devait être inscrit quelque part mais l’on m’a signalé par la suite que c’était le nom d’un fleuriste.) En définitive, c’était la veuve la plus furax: tandis que je m'acharnais de toute mon âme sur son défunt mari, elle me tirait en arrière par les cheveux, me griffait sauvagement le dos, son visage trahissant une peur panique mêlée d’une rage meurtrière. Jamais compris une telle attitude, puisqu'enfin ça partait d’un bon sentiment. 

 

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J'avais prévu initialement cette Madeleine (de Proust) pour illustrer ce billet. Mais voilà que Madame Tor-ups m'a fait remarquer ici à plusieurs reprises que tout cela manquait de couleurs. Célèbre pour ne pas trop se fouler le poignet sur son blog, un billet par an en moyenne, je ne pouvais que tenir compte de ses remarques. (Connue aussi pour faire poser des jeunots dans son jardin dans le seul but de se faire de la publicité à bon compte!)


 

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 17:13

salade de beautés

 

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       A une amie de passage, je fais cette confidence sur le ton le plus péremptoire qui soit à ma disposition :

-       Désormais je consacrerai tout mon temps, toutes mes forces, toute mon énergie, à la Beauté !

Elle me fixe un instant, jette un œil sur mon tambourin, puis :

 -       Crois-tu que ce soit bien raisonnable de te lancer dans de tels frais ?

-       Comprends pas…

-       Eh bien… pour commencer un peigne… une chemise… une thalasso … un peu de chirurgie esthétique peut-être ?

-       Je parlais de la beauté avec un grand "b"! Dehors, vilaine ! Grosse fille ! Dépressive !!

     Je ne me vexe pas facilement d’ordinaire mais là… là, il s’agissait aussi, et surtout, de mon beau tambourin qui m’avait inspiré un petit poème sans prétention aucune mais dont je n’étais pas peu fier et qui me paraissait bien charmant dans sa touchante naïveté et ses rimes riches.

    Cette amie ignore sans doute quels irréparables dégâts il vient de causer à la Beauté et à quel point Elle va vous manquer puisque elle (la vilaine fille) vous en prive. Parce qu'en réalité, elle n'avait peut-être pas tort : la beauté ne sort pas de la cuisse d'un tambourin mais d'un corps exercé et d'une âme travailleuse. 

    Bref, demain la Beauté.


 

 

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 19:11

 Sucess story

 

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     Après moins d’un an de haute et basse bloguerie, je suis en passe d’être édité. Edité, je ne sais pas. Je sais seulement qu’un Comité de lecture destiné à mon usage personnel doit se réunir pour examiner mes textes.

    Ce comité – ou Komité  - est composé d’éminentes critiqueuses, écrivaines, et poétesses. Point d’homme, ça, c’est étrange, et pour un peu, inquiétant. J’ai donc pensé que la moindre des politesses serait de lire quelques-unes de leurs œuvres. J’ai donc réuni les fonds nécessaires et j’ai lu, au hasard...

   Et là... Comment dire ? J’ai comme un doute. Sur l'orthographe par exemple. A tort sûrement, puisque ce sont elles qui savent.


La leçon du jardinier

 *

Sur les cucurbitacés

  

 Cucurbitacés : deux points.

Famille. Familleu de plan-

teu. Di-co-ty-lé-do-neu. Di-

co. Di-co-ty-lé-do-neu. Ga-

mopétales  virgule. Famille

de plantes dicotylédones ga-

mopétales, virgule, à tiges.

A tiges ram-pan-teu. Ram-

pantes ou volubiles, ram-

panteu ou volubi-leu. Dont

le fruit est une péponide.

Dont le fruit est une pépo-

Nideu. Ni-deu. Point.

 

(Pascale Petit. SHARAWADJI Manuel du jardinier platonique. L'inventaire. 2010) 

 

    Soit, le procédé est parfaitement malhonnête car le passage est « choisi » pour l'occasion. Mais ce livre est superbe, étrange, totalement à part, (comme tous ceux de cette merveilleuseu auteureu Pascale Petit ou Tor-ups pour les intimes). D’autre part, on aura compris qu’il s’agit d’une des Leçons du jardinier, ici sous la forme d’une dicté-eu, une dic-té-eu.


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     Quant aux coupes sombres à faire dans un texte,  j’y adhère d’autant que j’ai gagné ma vie en sabrant des pages entières de scénarios. (De même que les dernières répliques, la plupart du temps inutiles.) Voici un exemple qui m’a paru frappant chez un auteur d’une rare exigence et qui n’avait rien d’un dilettante lorsqu’il prenait la plume.

 

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(Pierre Bettencourt. La vie est sans pitié. Lettres Vivres. 1994)


   Comme on le voit, il s’agit de la quatrième de couverture.  Et curieusement la lecture du texte entier, trois ou quatre pages, est décevante. Curieusement ,non, puisque justement  la coupe eut été judicieuse, me semble-t-il. N'est-ce pas Pascale? (Une autre Pascale.)

 

 

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 19:01

Ceci n’est pas une biscotte

 

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    Pourtant, un matin, toujours aussi distrait mais sans doute, plus vraisemblablement, mal réveillé, je l’ai beurrée avec tendresse et toute la délicatesse dont je suis capable. Car la biscotte est fragile de nature et je ne connais pas ma force. Mais cette fois, j’ai senti que je pouvais lui faire confiance : de toute évidence, elle était dotée d’une belle constitution, d’une résistance dont je n’aurais jamais cru capable une biscotte. J’en profitai donc pour rajouter une deuxième couche de beurre, elle-même recouverte d’un bon peu de confiture d’abricots.

   Je me souviens avoir pensé : Il y a bien longtemps que je n’ai pris un petit-déjeuner aussi copieux, détendons-nous, profitons-en ! Je la trempai donc longuement dans mon café, je suis un jouisseur n’est-ce pas, mais au moment de croquer dedans, stupeur : plus une goutte de café dans ma tasse : tout parti, tout avalé par ma biscotte. Qui n’en était pas une puisque c’était une éponge. Ma vieille éponge de réserve.

   Je l’ai nettoyée, bien rincée… Puis je l’ai mis au congélateur en me disant que je serai peut-être bien content de la retrouver un jour. Par exemple il y a un temps fou que je n’ai pas mangé un baba au rhum. J’en ignore exactement la recette mais je m’en arrangerai allez!



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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 11:15

comme une image

 

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     Je comptais sur mes vieux jours pour devenir sage. J’avais prévu à cet effet une barbe blanche et un silence religieux. Je me serais tenu sur le banc au pied du grand chêne, à mi-chemin entre l’église et le bistro. Drapé dans une simple dignité, un bâton noueux à la main, j’aurais fait mine de regarder partout ailleurs sauf ici ou là. J’aurais conseillé utilement la veuve et envoyé balader l’orphelin. C’est bien le diable si je n’aurais pas récolté quelque don ou legs.

     Mais je vois le temps passer et la sagesse tarder. C’est bien moi ça : autodidacte jusqu’au bout! Tout de même - serais-je déjà touché par la grâce, comme par anticipation? -, il m’apparaît clairement maintenant que la sagesse s’apprend sur les bancs de l’école comme le reste.

    Mon professeur a l’air sérieux. Peut-être trop. Il a surtout l’air de s’emmerder. Quoique j’hésite : il est tout aussi probable qu’il réprime difficilement un fou rire. La faute à ses voisins, ses potes, qui se marrent en le voyant prendre la pose sur son carré de pelouse du côté de Fontenay-aux-Roses.

      Peu importe. Le temps passe et la sagesse n’attend pas.

 


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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 13:19

les oreilles bien dégagées

 

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     Une mienne amie... une mienne mie... une mie mienne... une mie à moi...  Je recommence. Une mienne amie m’a confisqué ma boîte de coton-tiges (ou cure-oreilles, ou bâtonnets à portugaises, ou...) sous prétexte que l’instrument serait extrêmement dangereux pour les tympans. Il n’empêche, depuis j’entends moins bien. J’ai donc essayé un spray vendu en pharmacie. Je vous en déconseille l’usage. Outre un violent vertige qui m’a fait tanguer un bon moment à travers tout le quartier - à neuf heures du matin l’effet est désastreux pour sûr -, une otite fort douloureuse car j’avais oublié de réchauffer préalablement le flacon entre mes mains comme recommandé dans la notice, mon oreille a coulé toute la journée à croire que j’avais réussi à m’injecter des litres d’eau dans le cerveau.

 

     Fouillant dans mes souvenirs, je me suis alors tourné vers cette méthode asiatique, pratiquée à Bombay mais aussi probablement alentour. Je vous la déconseille tout aussi vivement, sinon plus. Car elle consiste cette méthode ancestrale à la con à s’enfoncer une feuille de papier à cigarette dans chaque oreille puis allumer, la chaleur étant censée faire fondre la cire - pardon, je sais, c’est dégoûtant - que l’on n’a plus alors qu’à essuyer avec un mouchoir ou un linge propre. Dans mon cas, peut-être le manque de pratique, je n’ai réussi qu’à me cramer les deux oreilles et m’enflammer une part non négligeable de mon opulente chevelure (qui fait que je ressemble un peu à un iroquois mais par chance c’est parait-il à la mode).

 

   En désespoir de cause, j’ai donc fini par acheter ce matériel professionnel, d’occasion bien sûr, dans l’une de ces boutiques sises autour de la Faculté de médecine. Du sérieux, du solide, du garanti. Qui plus est, je me suis rendu compte à l’usage que certains de ces instruments pouvaient faire double voire triple emploi. Je suis gagnant-gagnant comme disent les.

 

    Quel ennui.

 

   Poursuivons. Dans la même veine. Quoi qu’il en soit j’entends mieux, beaucoup mieux maintenant, depuis que je ne cherche plus à entendre, depuis que j’ai découvert que je pouvais augmenter à loisir le volume sonore de ma radio, depuis que, dès lors que, après avoir mis mon téléphone sur mode “vibreur”, il n’y avait rien à entendre ni à écouter.

 

 


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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 11:55

 

Cause extinction

      VENDS

HABIT DE LUMIÈRE

 très peu servi (jamais), taille minuscule ou infime.

(Idéal poupée ou très petit singe, rat, hamster...)


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      Les dieux du stade, de l’arène plutôt, sont contre moi. (Ça en fait au total des dieux contre moi, bosse des maths incluse.) Certes, reprendre le sport de haut niveau à mon âge était quelque peu illusoire - sans doute. Pourtant cela faisait des années que je préparais cette reconversion, des années d’entraînement, de régimes à base de quasiment rien ou de si peu. J’avais même réussi, et de cela je ne suis pas peu fier, à mettre à mort une chèvre malade, à l’agonie soyons franc, en m’aidant il est vrai de mon colt “Frontière” à poudre noire. C’est le bruit de la détonation, plus que la balle elle-même qui lui est passée bien au-dessus de la barbichette, qui l’a tué, crise cardiaque ou quoi la pauvre.

 

    Et puis. Et puis voilà qu’à la veille de briller de tous mes ors, de me pavaner la queue et les oreilles, l’erreur, l’erreur bête, stupide : je mets ma belle tenue (si je vous disais le prix) à la machine. Linge délicat, 30°, essorage mou. J’ai dû me tromper quelque part. En ouvrant le tambour, mon habit de lumière avait tellement rétréci que je pensais qu’il était parti avec l’eau du bain. J’ai dû tâtonner longtemps avant de le trouver.

 

   Rien à faire. Décidément, il va falloir que j'écrive. Et que j'écrive bien. Merde alors. 

 

 

 


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