Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 16:09

 

IMGP6236

 

  Il m’arrive depuis quelque temps de ne plus rien comprendre ni à ce que je vois ni à ce que je lis. Pas plus qu’à ce que certains écrivent et publient sur les supports les plus inattendus à des milliers, des millions peut-être d’exemplaires.

  Par exemple cet échantillon de « gelée de douche gourmande ». Je m’interroge souvent à son sujet. (Toutes les fois que je dois me rendre en un certain lieu de la maison, c’est-à-dire, à mon âge, environ x fois par jour et autant de x fois la nuit sinon plus.) Donc, est-ce la gelée qui est gourmande ou la douche ? Je n’ose poser la question par ici, la population n’étant pas encore tout à fait habituée.


img458 copie

 

 

  Ou encore cet avis apposé non loin:


img458

 

  Je passe sur la « pompe de relevage » qui n’existe tout simplement pas (sur un autre modèle ? en option ?) car je ne vois aucune manette ou commande électrique qui permettraient de relever ou d’abaisser le siège selon les circonstances ou les besoins. Dans une maison où mâles et femelles (parents, enfants, invités, moi-même, etc.), cohabitent voilà qui est bien dommage.

  Mais le plus troublant reste ces « produits non dégradables ». D’autant que je me souvienne, je ne me rappelle pas avoir jamais jeté des objets aussi étranges dans la cuvette d’un WC. Par des voies dites naturelles, je ne dis pas. Avaler un emballage plastique par distraction ou précipitation d’avaler un bœuf bourguignon Fleury Michon à « ouverture facile », par exemple, ça oui c’est possible. Cela m’est déjà arrivé et m’arrivera sans doute encore. Mais un préservatif franchement. Quoique sait-on jamais ce que nous réserve la vie ? Quant à des « protections féminines », si jamais je savais ce dont il s’agit exactement, j’ai beau chercher je ne vois pas ce qui me pousserait à provoquer encore des histoires, j’en ai bien assez comme ça. "Mais comment ! Je parie que c’est encore toi qu’a bouffé mes protections féminines! Ce que tu peux être pénible ! marre de toi ! Encore un coup comme ça et j’divorce !" Quelque chose dans ce goût-là quoi.

  Eparcyl une fois par mois, ça c’est facile. Sauf que je ne sais pas si c’est une cuillère à soupe ou à café et je dois l’avaler le matin ou le soir, avant ou après les repas.

 Heureusement, dans la maison traînent aussi quelques autres écrits, comme des livres, qui devraient me tourmenter moins. Par exemple je ne désespère pas de lire un jour Jean Echenoz, et même - même! - Eric Chevillard. Nous verrons.


 

 

 

A lui seul, ce billet suffirait à me faire interner. C'est le but recherché. (Mais par ailleurs, je me dis que s'il fallait enfermer tous les blogueurs et blogueuses qui osent certaines choses, cela ferait une maison de fous fort sympathique ma foi. Non, je ne donnerai pas de noms!

 

 

Repost 0
29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 10:01

 

img456

Tous droits réservés *

 

  Le secret avait été bien gardé, j’y avais veillé. Ainsi, au jour dit, celui du marché, j’apparus juché sur mon deux cheval deux places dans l’indifférence générale. Quelque peu dépité, je fis plusieurs fois le tour des étales sans attirer un seul regard, même borgne, ni éveiller la moindre curiosité.

  Un doute alors me traversa l’esprit : le deux cheval deux places était une invention locale déjà très ancienne - si ça se trouvait -, figurant d’ailleurs sur les parois des grottes et cavernes environnantes, nuit des temps et compagnie, la région en élevait des troupeaux entiers, première productrice mondiale - si ça trouvait (encore) -, ou la deuxième, j’avais découvert l’eau tiédasse/froidasse une fois de plus. Bordel.

  (Car vraiment j’y avais travaillé sur ce prototype : des mois de recherches, de nuits blanches dans les odeurs d'éther et de formole, de rejets de greffe, de boucheries sans nom, avant d’arriver à cette merveille.)

  Pourtant, alors que ces dames s’en retournaient déjà préparer la traditionnelle caguasse à la moelle du dimanche, le boucher sortit de son échoppe pour s’avancer. Voilà enfin un homme averti, me dis-je, ce qui en fait déjà deux plaisantai-je intérieurement, et sans doute très au fait de l'art équestre et des transports en commun.

  L’homme fit plusieurs fois le tour de ma monture, l'air intéressé. Puis - avec un hochement de tête, ainsi qu'il est toujours précisé dans les romans:

  - Dommage, c’est pas une vache.

 



 

* Un grand merci à Alain Rivière qui m'a très aimablement prêté son "Deux Cheval" (2009). Image numérique (qui est aussi le logo de Deux Cheval Production). Editions klet & klo.

 

 

Repost 0
14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 16:26

 

FEVRIER-2011 7701-copie-2

 

  L’homme s’adapte, moi pareil. Force de l’habitude ou quoi, lorsque l’envie de piquer un petit somme me fait ciller – en réalité je dis alors, et de préférence, que je parpelège, sans savoir si le mot est tout à fait approprié, qu’importe, il rime chichement avec « rêve » et c’est beau. Dès lors que nous parpelégeons donc, nous savons nous faire comme une nuit américaine assez convenable ma foi - notre foi pardon -, pour nous assoupir debout face à notre destin incertain mais cependant tout tracé. (Voir plus bas le même jour de jour.)

  Paradoxe, la nuit américaine possède cet inconvénient d’exiger pour son obscurité un jour de grand soleil. Elle est une nuit sans autre étoile. (Mais conserve cependant cet avantage, déterminant à nos yeux, en cas de sommeil léger ou de réveil brutal, de pouvoir constater immédiatement où l’on en est : au même point.)

 

 

Repost 0
12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 18:06

 FEVRIER-2011 7701-copie-1

        

   Cela fera bientôt cinquante ans que je suis ici, à cette même place, à ce bord des chemins situé à l’orée des décisions. Encore une chance que je ne regarde pas en arrière. Un œil par-dessus l’épaule, c’est tentant. (Mais je parie que le choix serait tout aussi embarrassant : remonter le très peu de temps oui, mais où et quand s’arrêter ? ici ou là ?)

  Ma voie, ma voie. Conseil d’orientation à réunir d’urgence. Exiger une réponse claire et par écrit.

  La direction à prendre semble pourtant me tendre les bras. C’est ce qui m’inquiète, cette invitation à avancer droit devant. Ça paraît trop simple. Un piège assurément. Choisir la facilité, on sait ce qu’il en coûte.

  D’ailleurs ceux qui l’ont choisie, la droiture, promeneurs en nombre qui n’ont cessé de me dépasser - sans mal -, pressés, fébriles, exaltés pour certains, je les ai aperçus plus tard zigzaguer, doutant peut-être, hésitant dans les derniers mètres - tâtant trop tard le terrain ? Disparaissant tout là-bas, sans écho.

  Grand fou, je couperais volontiers à travers champs. L’idée revient sans cesse. Mais mon pied est-il encore assez léger pour une telle aventure ? Sans compter que ça doit être interdit rigoureusement. Je vois d’ici le montant de la facture.

  Cette idée qu’on a le choix. Je la creuse.

  Après tout, rien ne presse. D’ici au moins, j’ai encore une certaine latitude sur la conduite à tenir. Point de vue stratégique s’il en est. Attendre donc, encore, pas de décision précipitée. Allez, je me donne encore dix ans, vingt ans tenez, délai raisonnable ce me semble, pour réfléchir. Sérieusement cette fois.

 

 

Repost 0
9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 17:39

 

img422

 

   Derrière ce label des couvreurs et des plombiers s’engagent. Ne me racontez pas d’histoires, tout comme moi vous n’auriez pas résisté à la tentation de jeter un œil à travers cette vitrine. Car enfin, ce n’est quand même pas tous les jours qu’on peut assister à l’union sacrée de couvreurs et de plombiers. En tout cas pas dans mon quartier où l’on ne badine pas avec les sexes - hélas, trois fois hélas, peut-être même suis-je le seul à badiner avec le mien, il faudra que je me renseigne à ce sujet. Pour preuve, cette vitrine passée au blanc d’Espagne, avec un soin et un sens artistique peu ordinaires. Dans un souci d’intimité peut-être. (Ou bien la honte? Les parents sont farouchement opposés à ces unions : Où va la plomberie si… Où va la couverture si… ?)

  Donc je jette un œil, prêt au besoin à proposer mes services de photographe amateur. Et puis j’aime les mariages, on y croise des enfants ridiculement vêtus, on y fait des rencontres, on boit un coup ou deux ou trois, et parfois on rigole bien.

  Je jette un œil et tends l’oreille mais pas dans le même temps car j’ai horreur de faire deux choses à la fois, d’ailleurs je ne sais pas. Vaste silence. Etonnant. L’ambiance ne semble pas à la fête, c’est peu de le dire. Ou alors, possible aussi, elle est au plus profond recueillement. Un instant, j’essaie de m’imaginer les six ou huit futurs mariés plongés dans de tels abîmes spirituels mais sans y parvenir vraiment.

  Peut-être suis-je en avance ? Ou très en retard ?

 L’idéal serait de soulever un coin de ce label mais je n’ose pas. (Une fois j’ai failli me faire avoir comme ça à l’entrée d’une mairie où l’on m’a supplié de devenir témoin. Faute d’une rémunération convenable, j’ai sauté sur le prétexte pour refuser mais il s’en est fallu de peu que ma timidité l’emporte.)

  Je préfère donc circuler.

  Sur le chemin du retour, comme je raffole des histoires d’amour, surtout celles des autres, je m’interroge sur la probabilité d’une rencontre entre un couvreur et un plombier. Et là stupeur : on se croise dans l’escalier, on casse la croûte ensemble au bistro voisin, la conversation s’engage… Oui, à vrai dire rien de plus simple ni de plus naturel.

  Se passera-t-il un jour sans que je m’aperçoive que j’ai raté ma vie ? Un jour, un seul.

 


Repost 0
30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 17:42

 

 

1 cimeti re marin rostellec1 03 08 09

 

 

  Quelques mois que j'étais sur l'affaire. La discussion a souvent été âpre, les négociations plusieurs fois interrompues, mais l'affaire est enfin conclue : je signe demain.

  "Prévoir travaux" stipulait l'annonce. Ces quelques mots avaient bien failli me faire reculer, je peux l'avouer maintenant. M'imaginant déjà la ponceuse à la main, comme si j'avais du temps à perdre à bricoler à mon âge, alors que le vaste monde m'attend de toute urgence. Je ne prends pas la mer pour faire le beau dans le port ni payer ma tournée d'apéros du soir au matin.

  Car on m'a tout dit sur cet achat, j'ai tout entendu : Tu n'y connais rien à la voile, d'ailleurs il n'y a pas de mât. Pour un gruyère ce serait un beau gruyère. S'il se retourne tu auras au moins un toit sur la tête. Etc...

  Certes, je vois bien ici ou là quelques... , je ne suis pas aveugle, mais je compte régler ces petits détails une fois en mer. D'ailleurs que faire sur le vaste océan sinon s'occuper un peu les mains. Rien de tel pour lutter contre l'ennui, la solitude, le désespoir, la monotonie du paysage, le mal de mer, la faim, la soif... l'absence de bistros, la rareté des rencontres coquines... (Mon Dieu! Pourvu que je n'aie pas versé d'acompte!!) 

 


Repost 0
7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 18:19

 

img384

(Max Ernst. Collage. 1929)

 

  En prévision de jours plus sombres encore - si c’était Dieu possible mais il paraîtrait que le sombre puisse être toujours plus sombre que sombre c’est à dire tendre vers le noir absolu qui n’existe pourtant pas à ce qu’on dit des bêtises d’artistes ces considérations puisque quant à moi je sais qu’il fait assez sombre dès lors que je suis obligé d’allumer ma lampe de poche c’est pas guère plus compliqué que ça…

  Cet incipit... 

  En prévision de jours plus sombres encore, je prépare un numéro très spécial que je compte présenter aux promeneurs des squares et jardins parisiens où il est de notoriété publique que ceux-ci s’ennuient ferme, obligés de tourner en rond comme dans la cour d’une prison, conjointe et marmaille sous le bras.

  (Si j’étais professionnel j’irais rôder mon spectacle en province comme cela se fait mais la province est lointaine, déprimante, et ennuyeuse à souhait. Par ailleurs je doute que les provinciaux réputés pour leur culture étriquée, apprécient véritablement, ne s’attachant sûrement qu’à la forme sans apercevoir le fond abyssal du propos. Je le dis comme je le pense.)

  Non, ce qui m’inquiète maintenant que la chorégraphie est au point ou presque c’est ma future partenaire. Jusqu’ici, je me suis contenté de répéter seul. Je veux dire à l’aide de sacs d’ossements divers mélangés à de vieux chiffons et quelques tessons de bouteilles, réplique à peu près exacte d’un corps féminin. C’est du moins ce qui m’est apparu clairement après quelques essais décevants. (Au contraire de la poupée gonflable qui possède entre autres qualités celle d’avoir un sacré ressort au point que j’ai dû très vite m’en séparer, non sans larmes et ni regrets je l’avoue.)

  Un moment, j’ai cru tenir la solution en imaginant que je pourrais tout simplement faire appel à une volontaire parmi les spectatrices ou peut-être même parmi les enfants. Mais ce numéro étant réalisé sans truquage aucun j’ai aussi imaginé les conséquences possibles : confiscation de la recette, insultes, procès, prison. Outre qu’une présence féminine m’est très vite insupportable, que ladite présence ne manquerait sûrement pas de réclamer sa part de la recette, j’ai pensé m’adresser à la SPA qui ne sait plus que faire de ses chiens et chats à ce qu’on dit. Mais il est évident que le numéro perdrait aussitôt de son intérêt et de sa drôlerie tout en me créant les mêmes ennuis : procès, prison, etc.

  Me voilà bien embêté.

  On objectera que je pourrais inverser les rôles et qu’alors les candidates se bousculeraient pour me sauter sur le ventre. Certes. Je n’en doute pas. Je ne dis pas non, je ne dis pas (encore) oui. J’hésite.


       

Repost 0
4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 16:37


PICT0147. BIS JPG

 

 

   "Laissez-moi vous dire tout d'abord que je ne pardonne à personne. Je souhaite à tous une vie atroce et ensuite les flammes et la glace des enfers et dans les exécrables générations à venir une mémoire honorée."

(Samuel Beckett. Malone meurt. Minuit. Page 9)

 

 

  C'était une idée : utiliser ce bref extrait de Malone meurt accompagné de l'image ci-dessus pour une carte de vœux que j'aurais adressée à certains de mes plus proches qui sont aussi mes de plus en plus lointains.

  Mais je me suis très vite pensé que l'aspect littéraire leur échapperait complètement vu que j'ignore tout de leurs lectures - si lectures il y a.

  A ma connaissance - mais j'en appelle ici aux exégètes et à l'un d'entre eux en particulier -, Beckett n'a que très rarement usé d'une formule aussi violente dans les toutes premières pages d'un texte (qui s'achève il est vrai par un véritable bain de sang.) Violence très relative lorsqu'on connaît le bonhomme mais qui parvient tout de même à "cueillir" chaque fois le lecteur le plus averti. Au contraire d'autres phrases toutes aussi violentes mais qui vous font nécessairement vous tordre de rire. Comme celle-ci, dans les première pages de Premier Amour :

"Mais, pour passer maintenant à quelque chose de moins triste, à la mort de mon père je dus quitter la maison."

 

 

Repost 0
23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 16:54

Lettre au père Noël Jésus

 

2071

(Ici, la photo de Notre Saint Père avec sa belle cape rouge et son bonnet assorti)

 

45mx7bgh

(Du coup, je vous présente ses filles. Mince consolation.)

 

   Hier soir tard, il s'est de nouveau mis à neiger sur Paris. Je suis resté un long moment à contempler le spectacle et goûter au silence. Et je vous prie de croire que je n'ai pas perdu mon temps! Ah pour ça non! J'hésite à en parler comme ça... Mais comment me taire? Oui, le père Noël m'est apparu! A moi! J'ai cru à une erreur bien sûr, j'ai commencé à lui balancer des canettes de bière (vides) tandis qu'il planait sur la rue Soufflot en se dirigeant droit sur ma fenêtre. Le temps de me retourner pour saisir mon fusil à loup, voilà qu'il était là, devant moi, accoudé à mon balcon mais du mauvais côté, celui où l'on n'a pas pied. Et alors.... et alors face à ce visage calme, serein, au sourire si doux, je suis tombé à genoux. C'est comme je vous le dis.

  Ce matin donc, ma plus belle plume et ma liste à déposer à la mairie, Dieu sait pourquoi, l'église Sainte machine m'eut semblé plus appropriée.

 

img350 copie

       Dix paquets de Camel à rouler. J'ai noté 10 parce que j'ai remarqué que c'est plus facile à multiplier, suffit de rajouter un 0 à la fin, je me comprends. Il devrait en coûter 5.400 euro au père Truc. C'est une somme, merde! (Notez au passage cette étrange mise en garde aux "spermatozoïdes" quant à leur fertilité! D'autant que ça m'arrangerait plutôt cette histoire...)


img351-copie-1.jpg    

 Dix paquets de papier à cigarette. (1.400 euro?)

 

firstone

Dix fois dix fois dix packs de bière(s) de bonne marque. (Un somme 'tain!)

 

 

img352

Dix moules à blagues. (?)

 

 

Bon... pour un billet con, c'est un billet con!

Il faut dire que c'est une première : avant j'envoyais ma lettre au petit Jésus. Mais là, comme apparemment j'ai affaire à un croisement, je ne savais pas bien sur quel pied danser.

 



Repost 0
16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 17:53

Photoshop

 

    J’ai fait mes comptes. Le résultat est effarant : douze mille euro et des brouettes de stages de tous niveaux (débutants, arriérés, professionnels), de formation continue, de « mise à niveau » et j’en passe. J’ai même réussi ce tour de force de passer quinze jours en Ardèche en plein hiver, détail à relever, avec un ahuri qui tenait mordicus à m’enseigner l'art de la poterie. Il prétendait qu’il y avait erreur. Et de fait, de retour à Paris, je me suis rendu compte qu’il avait raison. Peu importe, j’ai ajouté la somme correspondante au bas de l’interminable colonne des « Formations à la con »!

   Bon, cela dit, tout de même, il y a des résultats. Bien sûr il y aura toujours le surdoué de service (vous en avez forcément rencontré un : jeune, très jeune, arrogant, du genre à être né avec une souris dans le fondement) pour trouver à redire, vous prodiguer des conseils incompréhensibles dans un langage obscur aux consonances anglo-saxonnes.


 

img310

img311

img312

  

   Vous voyez ici les premières images d'un film d'animation. Projet bien avancé puisque j'ai bon espoir de le présenter à Cannes en 2018 (Semaine des Simples Réalisateurs).

   Jusque là, tout va bien : le personnage (René) semble avancer sur ce chemin bordant le lac (peut-être un fleuve, je n'arrive pas à me décider).

 

img314

img315

 

    Mais dès l'arrivée de la sœur (Monette) il y a un problème. Non pas technique bien sûr mais, vous l'aurez deviné, dû à l'ego surdimensionné de l'actrice qui sait s'y prendre pour se placer dans le champ, un classique qui se règle le plus souvent en coupant la scène au montage. Tous les réalisateurs vous le diront : mieux vaut perdre trois minutes de pellicule qu'une journée et une nuit à expliquer à l'actrice qu'elle crève l'écran, qu'on la verra très bien là-bas dans le noir derrière le palmier.

 

 

img313

 

   (Changer d'actrice en cours de tournage ne sert à rien, ne fait qu'aggraver le retard que vous avez déjà pris avec la précédente. Le directeur de production vous fait la gueule. Le producteur ne vous appelle plus : pour lui, l'affaire est entendue.)


 

Allez, le bêtisier maintenant! Vous l'avez bien mérité :

 

img316

 

img318

 

 

 

img319

 

    J'exagère, je ne suis pas si nul. Lorsqu'il le faut, que ma réputation par exemple est en jeu, je sais arranger une photo très compromettante. Voyez un peu le travail! On jurerait que je regarde ce soldat américain droit dans les yeux. Et le journal La Presse négligemment glissé sur la table. Essayez un peu d'en faire autant!

 


 

Repost 0