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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 11:54

 

OCTOBRE-2011 8720

 

    Dix degrés en moins, en moins d’une semaine, je suppose que je vais devoir bientôt remiser mes chères sandales. Bien sûr je pourrais leur accorder un léger sursis en enfilant de bonnes grosses chaussettes de laine. Mais je me dois à mon rang, je surveille attentivement mon look, et les sandales avec des chaussettes, non, je ne sens pas prêt, pas encore, la population non plus d’ailleurs.

  Surtout la population.

 

 

 

Dernière minute :


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    Mais voilà qu’en feuilletant le Monde magazine, je tombe sur la dernière collection Carven, due au très talentueux Guillaume Henry qui décrit l’homme Carven, je cite, comme « celui que l’on ne repère pas d’emblée. »

   En effet.

   Et du coup je me demande s’il n’est pas prématuré de remiser mes chères sandales qui iraient parfaitement avec l’un de ces ensembles, je vous laisse deviner lequel.


 


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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 12:11

 

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  Elle traînait au fond d’un de mes cartons à dessins cette petite huile, par ailleurs bien amochée. Certes, il y a quelque chose, y a pas, une certaine allure même. Au dos, une signature : Paul Gauguin. Mais je n’y crois pas bien sûr, encore une de ces escroqueries de marchand. D’ailleurs, pauvre type, ce n’est pas « Paul Gauguin » mais «Vincent  van Gauguin », tout le monde sait ça. Pitoyable. Même pas fichu d’ouvrir un dictionnaire.

  Mais enfin, les temps étant ce qu’ils sont, je vais essayer de la fourguer sur eBay, il y aura bien un gogo pour me l’acheter cinq ou six euros (frais de port en sus).


Note : C'est pas Dieu possible. J'ai encore laissé les références à la maison. C'est Paul Gauguin bien  sûr. Le Pont... roulant? transbordeur? Année? Ah Depluloin, fais un peu attention quoi allons voyons.

 

 


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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 17:41

SEPTEMBRE-2011 3775

 

  On ne m’enlèvera pas de la tête que j’ai une bouche à nourrir. Et puis, j’y pense à l’instant, une autre à boire et une autre à fumer. Et encore une autre à causer ou à gueuler. Ce serait plutôt à gueuler ces derniers temps, c’est l’humeur dans l’air. Je dois être sûrement affreux avec toutes ces bouches. (Et je ne compte pas mes dizaines de lèvres et de langues, on n’en sortirait pas.)

  Heureusement, je n’ai plus de dents, cela m’évite des calculs bien délicats, car alors il m'aurait fallu compter celles pour mordre les fesses des enfants (j’adorais), d’autres pour mordre celles des femmes (j’adorais aussi), celles pour mordre leurs tétons (un régal), celles pour mordre leurs… bref.

  Je ne crois n’avoir qu’un nez qui ne me sert à rien de précis sauf à l’avoir au milieu de la figure, c’est décoratif. Si quand même à me moucher et aussi, accessoirement, à supporter mes lunettes, les oreilles ne suffisant pas. (J’ai deux oreilles.)

   Je dois ressembler à un Picasso tel que je me vois.

  Donc mes frais de bouche, c’est là où je voulais en venir, sont considérables. Ceux de mes dents zéro puisqu’absentes. Ceux de mon nez restent raisonnables (il fut un temps où ils ne l’étaient pas, temps révolus hélas). D’autant qu’il y a de cela quelques années, j’ai investi dans une tondeuse électrique à poils de nez qui me donne entière satisfaction puisqu’elle fait aussi tondeuse de poils d’oreille. (Je sombre dans le vulgaire que c’en est un délice.)

  D’autres frais de gueule?

  Les cotons tiges peut-être. Mais la médecine depuis peu en déconseille formellement l’usage et je ne me lave donc plus les oreilles.

  Je préfère en rester là, et vous aussi je parie, vous préférez.

 


 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 15:18

SEPTEMBRE-2011 2706

 

  Dis donc toi! T’as pas fini de me regarder comme ça ? Tu vois pas que j’ai envie de causer à ta maîtresse ? Pourquoi ? Parce que j’aimerais bien qu’elle le devienne ma maîtresse. Mais rassure-toi, pas longtemps hein ! une heure ou deux, une nuit maxi, après tu pourras te vautrer tant que tu veux dans ses bras mon salaud. D’accord? Bon, j’y vais… Tu vas pas aboyer au moins ? On n’aboie pas dans un bistro d’abord. Et surtout on ne mord pas. On ne mord pas, t’entends ? Sage ! 

Allez, on fait un marché : un paquet de croquettes et tu vas renifler le cul de tes copines dans la rue. Un peu de sexe quoi ! Le cul de tes copains ? Si tu veux, tout ce que tu veux, le cul des pigeons j’en ai rien à battre ! Alors ? … Bon, tu te décides oui ?

Saleté de clébard de m… ! Tu sais que j’en ai fumé des plus gros que toi ! Et à la main encore ! Bon Dieu je vais te rentrer ton petit museau de fouine dans le cul, tu sauras même plus où tu habites !

Il est sourd ce con. Et d’abord ta maîtresse je m’en fous, pas si terrible que ça ta maîtresse après tout. Je vais te dire : je m’en balance de ta maîtresse, tu vas lui faire perdre les plus belles heures de sa vie, quand elle l’apprendra elle t’emmènera direct chez le véto. Véto, tu connais ? Une p’tite piquouze, et hop ! t’es plus là, mon gars ! 

… 

Bon, ben je me casse tiens.

 

 

 

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 12:01

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(Depluloin. Fontaine de Vaucluse. 2011)

 

   Peu avant le 15 août, je me suis dit comme ça, tout de même, socialement, ça la fiche mal de pas prendre de vacances, ça fait pas sérieux, ça fait type qui s’intéresse à rien, qui ne s’aère jamais, qui ne visite jamais les grands horizons, pour un peu si ce n’était déjà fait depuis longtemps je me serais dégoûté tiens. Je me suis donc confectionné une tenue de touriste d’après nature c’est à dire d’après ceux que je croise ici. C’est pas facile, ils sont doués ces cons-là pour se déguiser, ils ont un certain goût même dans le genre, mais moi non. Et me voilà dans l’autobus pour la Fontaine de Vaucluse – une promotion dénichée dans la Tribune de la Drôme (promotion mon cul.) Trois heures trente de trajet à bord d’un pullman tanguant pire qu’un chalutier à se demander s’il avait bien des roues, s’arrêtant partout sauf quand j’avais envie de pisser, j’ai vomi tout ce que j’avais à vomir et même plus. Et chaque fois qu’on roulait sur un gendarme assis, zou j’y allais de mon petit crachat de bile sur le voisin qui me disait pourriez viser le couloir quel couloir qu’est-ce que j’en sais dans mon état du couloir. Fort à propos, un autre m’a dit les toilettes c’est au fond du couloir à droite. J’y suis allé, mais à quel prix, et j’ai sauté en marche, j’avais dû me tromper de porte. Ça nous a retardé ça, le temps qu’ils me retrouvent dans le fossé en train de faire caca tant que j’y étais. De retour à ma place, ça sentait bizarre de le bahut rapport à mes rejets et rototos précédents, les gens étaient franchement hostiles à mon égard, moyennement contents dirais-je. Je les entendais ouvertement râler : ces touristes, ces touristes. En un sens, ça m’a consolé, je me suis dit que mon déguisement était assez réussi pour berner les locaux et peut-être même aussi mes collègues vacanciers.

   Une fois sur place, j’ai couru à la pharmacie acheter une sorte d’anxiolytique à base d’herbes que j’ai vomi aussi. Cette fois, c’était pas à cause de la houle mais de la foule qui se pressait en rang serré, la colonne montante à droite, l’autre descendante à gauche, ça au moins c’était au point, pour aller voir Pétrarque, une célébrité locale, un gars du coin à ce que j’ai cru comprendre. Bref, me rappelant à temps que j’étais touriste, j’ai suivi en titubant. C’était très beau je dois dire cet endroit, frais et humide, ça m’a requinqué. Je me suis même souvenu de ma preuve à rapporter absolument, j’ai donc demandé à un prochain s’il voulait bien me prendre en photo avec ma pipe et tout. Et voilà que ce con la rate. Soit disant que ce serait ma pellicule qui daterait de Mathusalem. Au moins c’est en couleurs, pas de doute là-dessus, c’est luxe ça la couleur, rupin pour un peu. 

   Quoi qu’il en soit, je tiens ma preuve absolue : cet été, j’ai fait la Fontaine de Vaucluse, qui dit mieux.

 


 

 

 

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 16:06

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  Il a beau avoir pris son air le plus rassurant, celui qui vous donne six mois à vivre, c’est vrai que six mois après tout c’est pas mal, c’est même long quand on n’a rien à faire, je ne suis pas dupe. Nul besoin d’être sorti de la cuisse d’Hippocrate pour savoir de quoi il retourne : mon cerveau n’est qu’un tas de chiffons, un amas, de tulle en majeure partie, c’est élégant tout de même le tulle, pas besoin d’une radio pour savoir ça, c’était marqué noir sur blanc sur chacun de mes carnets de notes, par la suite sur toutes mes contraventions, c’est fou ce que j’ai pu me faire traiter d’idiot par les autorités scolaires (ce garçon n’a rien dans le crâne, mais si connard regarde : l’est plein de chiffons), et autres, toutes les autorités possibles, parentales aussi tenez ça me revient, manque plus que Saint Pierre mais lui je l’attends de pied ferme : je lui montre ma radio, ne pas l’oublier ma radio le jour du grand départ, bien serrée entre les dents, et alors ce sera à lui à s’excuser, à me réincarner de ce pas en jeune chercheur façon Einstein en mieux, en plus sexy, en plus intelligent aussi tiens tant que faire se peut, ça y est j’ai réussi à le placer ce tant que faire se peut dont je rêvais depuis un petit moment, pas si chiffon que ça mon lobe pariétal, je dis lobe pariétal un peu au hasard, c’est le seule lobe qui me vienne à l’esprit à cette heure, même s’il en existe bien d’autres notamment ceux qui me pendent à l’oreille. Ça m’en fait déjà trois sur un certain nombre.

 

 


 

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 17:03

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  Décidément non, je n’aime pas les tulipes. Fleurs d’oignon, voilà ce qu’elles sont. Et je vous le demande un peu : a-t-on jamais vu une fleur pousser sur un oignon ? (C’est une figure de style, vous n’êtes pas obligés de répondre.)

  Et puis observez-les bien : de toute évidence, elles sont les ancêtres pas si lointains des fleurs en plastique. D’ailleurs, je soupçonne leurs fibres hideuses d’en contenir du plastique, à l’état quasi naturel. Reste à savoir dans quelle proportion. Considérable à mon avis, de l’ordre  de 0,05 %. Il serait intéressant d’ailleurs de distiller une tonne de ces horreurs pour voir ce que l’on peut en obtenir. Une bouteille en plastique au moins, bouchon compris.

  (Et si, par je ne sais quelle faiblesse d’esprit, il m’arrivait d’avoir un doute sur les tulipes, il me reviendrait sûrement que je  déteste les cartes postales, notamment celles qui débordent de fleurs.)

  Et encore ceci : si pour je ne sais quelle raison je devais rentrer ma colère à leur endroit (celui des tulipes), je me rabattrais aussitôt vers ces deux gourdes de marchandes dont le costume bigouden me donne la nausée, je le dis comme je le pense.

  Il me revient aussi que je n’aime pas non plus les marchés aux fleurs. L’impression de me balader dans un cimetière. Qui plus est, je garde un souvenir particulièrement désastreux des Floralies de 1964. Vraiment.

   Je crois avoir fait le tour de la question. Si ça n’était pas le cas, je déclare que je n’aime rien.

 

 

Addenda :

La tulipe n’est en aucun cas biodégradable. Il en reste toujours quelque chose.

La tulipe est un poison pour le regard.

« Fleur d’oignon », voilà une insulte que je dois garder en mémoire pour les grandes occasions.

Je hais la tulipe. (Je ne l’aime pas – du tout.)

Si, ce qu’à Dieu ne plaise, j’habitais la Hollande, on m’appellerait le faucheur de minuit et j’aurais un beau déguisement.

(Voir à envoyer un bouquet de tulipes à Madame X. Non, je ne suis pas si rancunier. Pas à ce point.)

 

 

Note de l’éditeur : Quelqu’un pourrait-il appeler un médecin ? Un bon.

 


 

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 15:47

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    Mais oui, elle est à moi! Pas tout à fait encore, le plus dur reste à faire. Par exemple, convaincre ce colosse de me la filer sur le champ sa liquette et plus vite que ça. Puisqu’elle est à moi sa chemise, je la veux. Car enfin, the fantastic ici c’est moi, c’est de notoriété publique, j’ai des témoins.

  Bon, quand faut y aller… (Je vous salue Marie pleine de grâce… blabla… et à l’heure de ma mort dans moins d’une minute. Amen. Ça c’est fait.)

  -  Dis donc, gros con…. Pardon : Dis donc, vieux! Tu vas me la filer ta chemise ou je te pète ton gueule !! (Dans ces moments-là, je parle toujours façon légionnaire, ça impressionne - parfois.)

   Bon, il est sourd, tant mieux. Ou il ne comprend pas le français, c’est ma chance. Quel prétentieux ce type! S’il a pris la peine de faire broder « THE FANTASTIC » sur sa chemise, imaginez un peu le reste. « Pied gauche, pied droit » sur ses chaussettes, ça c’est pas con. Sur son slip… je n’en ai pas la moindre idée, peut-être tout simplement « slip» pour ne pas le confondre avec son chapeau vu le pois chiche qui doit lui servir de… Restons prudent quand même.

   Ma lâcheté me désole, et ce n’est pas la première fois.


P1000013

 (Euh... si ce très gentil monsieur se reconnaît sur cette photo hu hu! ... c'est pour de rire, hein... du calme n'est-ce pas... j'ai fait du karaté hein... pas longtemps mais... au secours!)

 

 

 

 

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 17:38

 

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  Non, je n’irai pas la chercher ma photo agrandie en carte postale. Ni demain (après 16 heures) ni un autre jour. Primo, 3 francs c’est cher. Ensuite, ce ticket me paraît bien vieux, je l’ai retrouvé dans un livre que je n’avais pas ouvert depuis… fort longtemps. Je ne sais pas, je ne me souviens de rien, ni du livre, ni du temps passé, et je n’ai pas la moindre idée de qui doit se trouver sur cette photo. Moi-même j’imagine mais en compagnie de qui ? Une femme, une jeune fille plus probablement puisque j’ai très tôt cessé d’immortaliser mes conquêtes. Pauvres conquêtes, pauvres territoires, pauvre conquérant surtout.

  Donc, non, je n’irai pas. Je n’y tiens plus à la voir ma bête jeunesse en peinture, ni celle des autres surtout. Une fois, une seule, j’ai cherché à retrouver mon premier amour. Grossière erreur. Je me souviens avoir eu bien du mal à essayer de deviner sous les traits de cette mère de famille peu aimable, aboyant après ses quatre enfants, ceux de la jeune fille en robe légère d’autrefois, celle qui à elle seule sauvait mes étés solitaires. Fichue, bouffie, foutue, c’est tout ce que j’ai pensé d’elle. Et même si c’est mon tour maintenant de l’être, fichu, bouffi, foutu, peu importe. M’en fiche moi, de moi.

  Bon, je vais y courir chercher cette photo. Reste à trouver ces trois francs.

 

 

 

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 16:43

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  Certaines petites villes de province semblent se prêter idéalement aux plus agréables flâneries.

  Sauf qu’il m’arrive, passant devant une boutique un peu vieillotte par exemple, d’entendre soudain résonner les pas d’une patrouille allemande qui à coup sûr, d’un instant à l’autre, va déboucher au coin de la rue.

  Et j’ai beau être en règle, avoir mon ausweiss sur moi, ne faire en aucun cas partie de la résistance (pour ça j’attendrai un peu : le débarquement, ou la chute de Berlin même c’est plus prudent), je n’en mène jamais bien large.

  J’ai beau tenter de réunir les quelques mots d’allemands que je connaisse, rien ne vient (à part peut-être « hello ! » qui veut dire quelque chose comme « bonjour » je crois). Dans un craquement sec, la chaîne de mon vélo soudain déraille, je m’étale lamentablement au beau milieu de la rue, et bien sûr mon chargement de saucissons se répand aux pieds des envahisseurs.

 Je suis fait comme un rat. Les vacances s'arrêtent là pour moi.


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