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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 11:08

 

 

 

Depluloin n'est plus en mesure de publier ses chroniques.


Le pauvre a été dévalisé. Il y a perdu notamment son ordinateur. Depluloin est nu, c'est le roi.

 

Merci de l'excuser (et de l'aider à se rhabiller.)

 

La Direction tentera de vous tenir informés.

 

 

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 16:48

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  Enfin un toit. Enfin une ville. De celles dont les rues sont si étroites qu’elles vous épargnent ces interminables couchers de soleil devant lesquels j’étais tenu de m’extasier jusqu’ici. On n’imagine pas à quel point un coucher de soleil peut nuire à une soirée qui s’annonçait pourtant agréable. (L’heure de l’apéro est reportée – s’il n’est pas tout bonnement annulé - tandis que l’on n’ose se risquer à parier sur celle du dîner.)

  Dieu merci, ma faible constitution me dispense des aurores, tout aussi pénibles, puisque à l’évidence on est mieux au lit.

 

 

 

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Published by Depluloin - dans la bio autorisée
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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 16:34

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  C’est toujours la même histoire : c’est quand on cherche que l’on ne trouve pas. (Quoi qu’à l’évidence l’on ait plus de chance de trouver en cherchant. Cette assertion ne vaut donc rien, raison de plus pour que je la garde.)

  C’était l’autre jour, lors d’une de ses tournées d’inspection (instants terribles où je me fais tout petit, dansant d’un pied sur l’autre, l’air le plus innocent possible avec mon index dans la bouche, l’autre dans l’oreille, un œil sur le bout de ma chaussure l’autre sur la gouttière, oui c’est possible) que j’entends la Patronne : C’est à qui ça ? c’est à toi ? Euh… commençai-je. Beuh… meuh… conclus-je enfin («conclus-je » ?) Allez hop ! poubelle ! décrète Madame. (Allez zou! ajouté-je.)

  C’est ainsi que quelques heures plus tard, au mitan de la nuit, la lampe torche entre les dents, que je récupérai mes attributs. Je les ai trouvés vieillis et légèrement rasséqués mais ce sont mes attributs et je n’en possède point d’autres. (Et qui sait, peut-être me serviront-ils un jour car je ne désespère pas de me reproduire à l’occasion, à l’occasion seulement, pas exactement à l’identique, ça pas question, mais quelque chose d’approchant, vaguement, ça oui peut-être.)


  Sinon le petit oiseau est mort.


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  Maman Martinet n’a pas pris la peine de venir le chercher et moi j’ai autre chose à faire que d'aller à la chasse aux vers de terre. Je n’en ai fait qu’une bouchée, sur une tartine grillée frottée d’ail et arrosée d’huile d’olive. Répugnant. (Et puis c'était moi ou le chat. Ce fut moi.)

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  Dernière minute : il pleut.


Certes, ce billet n’était pas indispensable à mon œuvre bloguesque mais il est des jours où il ne se passe strictement rien à la campagne et je tenais à le faire savoir. La ville reste la plus belle conquête de l’homme, je ne cesserai de le proclamer.

 


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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 17:55

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  «Défense de faire des ordures sous peine de. » Ce n’est guère lisible mais accordez votre confiance à mon violon, c’est ce qu’on peut lire en grosses lettres sur les murs de quelques-unes des ruelles de cette belle ville de Crest. La mode étant aujourd’hui à la fabrique d’ordures (le recyclage, le compost, le Français qui « produit » tant de tonnes d’ordures par an, plus que l’Espagnol mais infiniment moins que l’Américain cette belle jambe), j’ai imaginé que certains habitants s’amusaient à venir fabriquer des ordures précisément ici, au pied de ce mur, histoire de passer le temps ou de s’occuper les mains.

  Peu après (quarante-huit heures, toujours aussi vif d’esprit Depluloin), j’ai compris que faire des ordures en ce temps-là (?) consistait, au mieux, à uriner dans les coins sombres. J’ai alors trouvé remarquable de délicatesse cette périphrase qui visait probablement à ne pas choquer les passants avec des mots aussi crus que uriner ou déféquer (mots qui auraient probablement exigé que le passant pressé par un besoin pressant se pressât de sortir son dictionnaire de poche pour traduire en bon français pisser et chier - pour être clair).

  Y repensant de nouveau, car je ne lâche jamais le morceau aussi facilement surtout lorsque la passion de savoir s’en mêle, j’ai trouvé un sens supplémentaire, pédagogique celui-ci, qui aurait amené le passant pressé à réfléchir, oui, sur le geste qu’il s’apprêtait à commettre : déposant une ordure, il se faisait dès lors ordure lui-même, le chien.

  Y revenant encore - j’espère ne pas être trop long mais j’ai pour habitude vous le savez de ne pas clore une enquête sans l’avoir bouclée tout à fait, l’enquête -, je me suis souvenu aussi que cette ville avait été protestante et qu’en conséquence le conseil municipal de l’époque avait dû longuement délibérer sur le sujet, à savoir quel verbe, quelle tournure, était-il préférable d’employer. Chier et pisser étant écartés d’entrée, ne restaient qu’uriner et déféquer qui durent faire l’objet d’un âpre débat jusqu’à ce qu’un fin lettré avançât enfin cette fabrique d’ordures qui emporta derechef l’adhésion du conseil. Et sans doute aujourd’hui y repense-t-on encore chez les huguenots de la ville dont les descendants notent sûrement avec fierté que la prose de leurs ancêtres est toujours bien présente, que l’on n’en a pas changé une virgule, puisque son efficacité perdure, je peux en témoigner n’ayant remarqué aucune «ordure» au pied de ce mur.

  En revanche, patience j’en ai presque fini, lorsque de touriste simple (issu par mon père, c’est à noter, d’une famille protestante - d’où sans doute cette rigueur, ce puritanisme, cette vie ascétique, qui me sont parfois reprochés?), se perdant délicieusement dans ce dédale de ruelles, rudement grimpantes dans un sens, vertigineusement descendantes dans l’autre, je suis tout soudainement passé au statut de touriste pris d’un besoin pressant, très pressant. Et c’est là, pour ainsi placé au pied du mur, que j’ai compris l’effroyable tentation à laquelle avaient été soumis les habitants de Crest (les Crétois?) au cours des siècles. C’est dans cette pensée que j’ai puisé les ressources nécessaires à une course folle à travers la ville à la recherche d’un dépôt d’ordures municipal. (Pour l’anecdote, mon geste citoyen a été récompensé par un enfermement d’une vingtaine de minutes dans des WC protestants ultra modernes, mais pas suffisamment, avant d’être délivré par un touriste qui, ne parlant pas ma langue, a sans doute subi le même sort. C’est chacun pour soi dans la vie je m’en rends compte tous les jours.)

  Que je vous parle maintenant de cette belle ville de Crest…


 

 

 

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 18:47

 

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  Cependant, pour être exact, car lui ne l’est pas, il arrive sur les coups de vingt-trois heures, heure vers laquelle je sors pour la dernière cigarette sous les étoiles. C’est là, au moment où il a enfin atteint la dernière marche, qu’il va sans doute pour cogner à la porte, ou, dans un ultime effort, se hisser jusqu’au bouton de la sonnette, que je mets un pied dehors et que j’entends alors un craquement qui m’est devenu maintenant familier: comme chaque soir à peu près, je viens d’écraser l’escargot de minuit (heure française d’été). Il est mort sur le coup j’imagine, et sa maison aussi, c’est fini. Ce qui me fait penser à une mort subite ? La physique. Sachant que je chausse du 44, que je suis ce que je suis, la pression qui l’écrase doit être de l’ordre de 320 kg par centimètre carré. Moi-même, tout costaud que je suis, n’y résisterait pas, ma maison non plus, alors un escargot je vous demande un peu. Il n’a pas souffert, c’est le principal.


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   Revenons un peu en arrière voulez-vous et demandons-nous ce qui pousse un escargot à priori sain d’esprit - mais je commence à en douter - à se diriger droit vers cette porte d’entrée, se hisser à la force de ses… de ses… abdominaux - il me manque un dictionnaire gastronomique - par dessus les quatre marches qui forment le petit perron. J’ai tout imaginé. Jusqu’à une demande d’asile. C’est le hérisson qui fraie aussi discrètement qu’un pachyderme dans le jardin qui m’en a suggéré l’idée. (Quoique le hérisson soit sourd et aveugle, j’en suis à peu près convaincu maintenant, m’est avis que cette bestiole qui a oublié d’évoluer ce dernier million d’années, sans prédateur connu hors les romanichels - eux aussi en voix d’extinction - et les roues des voitures, s’est forgé une réputation totalement usurpée, ou très surfaite, de chasseurs d’escargots, probablement pour se faire bien voir du jardinier qui dès lors le considère donc d’un bon œil alors même que ce porc épique dévore ses salades à belles dents. (Les dents du hérisson… Manque un dictionnaire - décidément.) Pour preuve, à supposer qu’il n’ait jamais eu vent de cette fausse réputation, l’escargot a cent fois le temps de se ruer vers ma porte pour y toquer. Tirez-en comme moi la conclusion qui s’impose : il ne risque en réalité rien du rat hérissé, et, en définitive, rien d’autre que ma fatale semelle de plomb.)

 

A suivre :

La limace tigrée de vingt et une heures pétantes.


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Note de l’éditeur : Depluloin, mon petit… oui, vous. Ici, oui… Entrez et fermez la porte derrière vous, nous avons à parler…

 

 

 

 

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 16:39

 

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Tic (lundi)


 

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tac (mardi)


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tic (bis)


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tac (bis)

Quel jour sommes-nous déjà? 


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TIC (ter)

Voilà, voilà...


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TAC (ter)

Tiens, il va peut-être se passer quelque chose... Peut-être... peut-être... ou alors demain... 


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TIIIIIIIIICCCCCC (quarto)

Fait beau... c'est beau... fait beau... que c'est beau... fait très beau... que c'est beau... j'aime... quelle chance... Ce soir... raviolis ? quel jour sommes-nous? ... Me reste des spaghettis aussi... spaghettis oui mais à quoi? ... voyons... que c'est beau...


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TAAAAAAAACCCCCSSSSSS (quarto) 

Mon Dieu, un tas de cailloux !! Qu'il est beau ce tas de cailloux... ravissant... la nature tout de même... 

 

 


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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 17:45

 

Le Monde du 15 avril

Dessin paru dans le Monde du 15 avril dernier. (Dessin pour lequel Luc Lamy aurait servi de modèle.)

 

  Si ce n’était qu’une simple addiction, une de plus, ce ne serait pas grand chose. (Quoique.) Mais c’est surtout vous, que je renonce à nommer une par une, un par un, de peur d’en oublier, qui allez me manquer.

   En effet je pars - de nouveau. Pour une semaine, un mois, je ne suis sûr de rien. Ma vie prend décidément tournure d’errance et je me vois assez bien, d’ici un petit paquet de siècles, proférer mes lamentations devant le mur éponyme. (Cet « éponyme », depuis le temps que je cherchais à le placer, c’est fait. Il me restera «aporie» et ma quête sera achevée.)

  Cette fois plus de connexion du tout et pour cause, pas de téléphone. Le village le plus proche se trouve à une heure de marche à l’aller, deux au retour. Ça grimpe au retour. 

  Autant vous dire que j’ai envie de partir comme de lire les œuvres complètes de… (à vous de choisir).

 Je vous salue en espérant vous retrouver très vite.

 

 

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 17:03

(à tous les sourires)

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  Les passantes, croisées de loin en loin, possèdent cette qualité de ne rien laisser espérer d’autre qu’un sourire. Un sourire qui ne promet rien d’autre que lui-même. Qui éclaire seulement. Une journée, une nuit, et, au bout du compte, la vie.

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  Ce sont elles ces passantes qui me font le plus regretter Paris. (Ailleurs, il me semble que ces sourires ne sont pas les mêmes, qu’ils ne peuvent être de cette même qualité, disant ou voulant dire sans mystère quelque chose, sans cette gratuité, parce qu’ils ne bénéficient sans doute pas de l’anonymat de la grande ville.)

  Certaines passantes passent cependant plus vite que d’autres. Ça ne marche pas à tous les coups et, si j’étais méchant - et je le suis -, je dirais que c’est tant mieux.

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 (Que celle-ci par exemple me sourie ou non, je m’en fiche. D’ailleurs elle ressemble trop à ma grande sœur, la vilaine.)

 

 

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 16:27

 

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  Je sens que je gêne. Du coup je suis gêné (et donc sans plaisir).

  Sur les conseils d’une amie qui me fait du bien par correspondance, j’ai essayé le pot de colle. Ça marche. J’ai pu gagner ainsi une bonne semaine scotché quelque part dans la maison. Ça marche même trop bien puisque j’ai fini par y laisser une chaussure, la gauche, je ne sais plus où, peut-être à la cave. Si vous trouvez une chaussure de gauche fermement soudée au sol quelque part dans le coin, merci de me le faire savoir. Ou gardez-la si vous en avez l’usage mais j’en doute. De mon côté, rassurez-vous, elle ne me manquera guère puisque depuis je me suis pris au jeu d’avancer en sautillant sur place mais j'ai beau m'appliquer je vois bien que j’imite mal très mal le cloche-pied.

  Manque une impulsion de départ.

  Ou un coup de pied au cul.

  En attendant je suis là, j’en suis là, je n’avance pas. 

 


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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 17:51

 

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  Ouf ! Je ne mourrai pas de faim ! Du moins pas cette année. Sans Souricette - qui, vous n’êtes pas sans l’ignorer (sic) vient d’ouvrir un blog absolument épatant - et son cœur d’or, je pouvais me faire du souci. Pour ne rien vous cacher, je commençais à lorgner sur les cerisiers et abricotiers des voisins et leurs enfants dodus.


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  Et comme Souricette - qui, vous n’êtes pas sans l’ignorer (sic) vient d’ouvrir un blog absolument épatant - est aussi une artiste de talent (vous pouvez admirer ses œuvres sur le blog absolument épatant qu’elle vient d’ouvrir) j’ai vu ma collection d’enveloppes joliment timbrées (pas que les enveloppes, Souricette - qui, vous n’êtes pas sans l’ignorer (sic) vient d’ouvrir un blog absolument épatant -, doit une partie de son génie créateur d’être très joliment affranchie aussi, notamment les soirs de pleine Lune) s’enrichir de trois superbes pièces.


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  Donc je plante et j’attends.

  Attendre, c’est ça qui va être long.

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   (En attendant justement je pourrais réfléchir à ces noms étranges, codés peut-être ? Le «radis national» (un parti politique ?) … la «courgette verte non coureuse des maraîchers» ( ?) … la «courge Jack O Lantern» (made in USA ?) Je me sens de moins en moins végétarien soudain.)

  J’attends. Ah non! Je plante d’abord. Et je vous tiens au courant.

  Et, Oh mon Dieu! j’allais oublier le principal : Souricette vient d’ouvrir un blog absolument épatant que je vous engage à visiter massivement et pas plus tard que maintenant. (Comment que je vais lui exploser son petit blogrank, elle va être aux anges!)

 

 (C’est bon comme ça, Souricette ? J’aurais pu faire mieux ? Bon, demain j’écris un autre billet plus… un peu moins… un beau billet sur vous. Votre vie, votre œuvre, etc.)

 

 

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