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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 19:11

made in Depluloin 

 

 

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     Je poursuis inlassablement l'inventaire des appareils simples, ceux dont je comprends à peu près le fonctionnement, dans le but inavouable de les inventer un peu plus tard, d'en déposer le brevet, et, pourquoi pas, de gagner ainsi quelques sous.

          Les gens ont si peu de mémoire!  

 

 

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             Parfois je suis tenté par l'engin ci-dessous mais, d'une part il serait à ce qu'il parait l'œuvre d'un Dieu tout puissant, attention donc où je mets les pieds, et de l'autre, il ne semble pas au point du tout.

        (Qui plus est, sur ce document un partie infime, certes, mais peut-être vitale est masquée. Je ne serai donc pas en mesure de garantir à ma clientèle un produit 100% fiable! Et ça n'est pas dans la politique de la Maison.)

 

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 14:27

Il est beau mon mollet

 

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Gaucher de Chastillon. Simon Vouet (1590 (?) - 1649)

 

      Impossible de clore cette passionnante série «Apprenons avec nos grands Maîtres » sans régler son comte à ce Gaucher de Chastillon (? - 1269), ou plutôt - pardon à lui - au peintre Simon Vouet. Car enfin, pour le grand guerrier qu’il fut, Gaucher du Mollet, une telle pose me paraît passablement ridicule. Vouet, antimilitariste avant l’heure ?

     Ou bien Gaucher était-il de notoriété publique aussi fier de ses mollets que le peintre ne put faire autrement? Le vaillant capitaine était-il célèbre par cette habitude de trousser ainsi ses jupons pour montrer à sa piétaille de quoi ses mollets étaient faits? Ses descendants ont-ils exigé de l’artiste qu’il les mette en valeur? Ou bien encore, Vouet était-il un pervers? un fétichiste ? Fasciné par les mollets des soldats ?

      Autant de questions qui me turlupinent lorsque je regarde cette  gravure. Il doit y avoir une réponse satisfaisante. Je l’attends. Mourir idiot est paraît-il très vexant. Je soutiens pour ma part que vivre idiot l’est bien plus encore.

 

 

 

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 16:13

Pas si fou l'Afflelou


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   Comme je le regrette ce tableau! (Echelle de Monnoyer. Encore une femme, une aristo en plus!) Tant que je l'ai su par cœur, j'y voyais très bien et n'avais pas besoin de lunettes. J'étais jeune, j'étais beau. 

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Mais où est donc Ornicar?

   Depuis qu'un malin, probablement en cheville avec l'industrie du binocle, a eu cette idée imbécile de changer l'ordre des lettres, c'est une catastrophe, un gouffre financier. Qui plus est, une insulte caractérisée à la mémoire de cette charmante Mademoiselle de Monnoyer. 

Ce monde! ce monde! ...


 

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 12:29

A négocier.

 

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(Non, il ne s'agit pas de Souricette, qui ne saurait tarder cependant.)

 

 

     Je ne suis pas du genre à casser mes jouets, bien au contraire j’en prends toujours grand soin mais comme un riche amateur suisse semblait intéressé, me proposant même une assez jolie somme pour cette poupée conservée dans un état de fraîcheur remarquable, à croire qu’elle n’a jamais vu le jour la pauvre, et me réclamait une photo avant de se décider, je me suis mis en tête de la lui scanner. 

 

   Et là, bien qu’elle ne soit pas bien grande ni trop épaisse la mignonnette, impossible de refermer le couvercle de la machine. Couvercle sur lequel je commence à peser, un peu, beaucoup, sans m’énerver surtout. Sur lequel je finis par m’asseoir lourdement parce que je m'énerve assez rapidement en réalité. Rien à faire. Ça veut pas. 

 

     La mort dans l’âme, j’ai donc dû me résoudre à l’aplatir un peu la grosse, puis à la piétiner rageusement. Il faudra que je réfléchisse sérieusement un jour à ce manque de sang-froid. 

 

   Quoiqu’il en soit, c'est fait. Et maintenant je peux aisément la glisser dans une enveloppe toute simple, sacrée économie sur les frais d’envoi. D’autant que, bien qu’elle demeure ravissante dans son genre, je pense devoir baisser mon prix d’environ... A négocier.

 

 


Aucune comparaison possible bien sûr mais je me suis souvenu tout en écrivant cette bêtise de ce livre, dont je me mords maintenant les doigts de l'avoir offert :

 

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"Comment j'ai cassé mes jouets" de François Matton.

 

 

 

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 16:41

En arrière toute!!

 

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    A l’aide de ces ciseaux qui s’appellent “reviendre”, j’aimerais bien qu’une petite main adroite me découpe la locomotive et aussi le bateau. (Ce beau découpage me fait bien de l’usage sur ce blog et de formidables économies à Noël.)

 

   Pour ce qui concerne le fond du problème, ouvrez donc votre Vocabulaire de la psychanlyse à la page “régression” ou, dans un autre ordre d’idée, lisez ces quelques lignes extraites d’un ouvrage de Pierre Taminiaux sur Pinget. (Les Contemporains. Seuil.) 

 

"Le comportement de Mahu est marqué par une tendance constante à la régression : Mahu s'amuse de tout et souvent sans raison. Le quotidien qu'il s'efforce de raconter se présente à ses yeux comme un objet distant. Il constitue une réalité dont il ne peut que rire, précisément parce qu'il en est éloigné. Par définition, l'humour exprime une attitude de détachement. Il rend compte d'un désir inconscient  de maintenir ce dont on parle dans un état de semi-absence (ou semi-présence). Mais cette semi-absence du quotidien renvoie aussi bien à un autre temps qu'à un autre espace."

 

et de citer ce passage de "Mahu ou le Matériau":

 

"J'ai bien du mal à m'exprimer. Ça empire. Cette question de parler, c'est ça qui ne va pas."


 

Tout cela pour vous annoncer qu'un de mes tout prochains billets sera entièrement consacré à Souricette. A son œuvre. Comment... vous ne connaissez pas Souricette? Impossible!!


 


 

 

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 17:54

Quels goujats ces Italiens!

 

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    Monsieur de Molière, en excellent français qu’il estoy, ne s’en est jamais pris aux femmes, lui, sauf à se moquer élégamment de quelques savantes et autres dames de la Cour. Mais pas d’une aussi grossière façon que n’ose le faire ce Titien! Cette femme brandissant sa cassette au-dessus de la tête avec cet air de dire: “Voyez ma cassette, elle est mienne, et vous n’aurez pas un sou!”

 

   D’ailleurs, d’une façon générale, la femme n’est pas avare, elle “fait attention”. (Certes, on pourrait trouver ici ou là des contre-exemples mais l’on s’apercevrait alors assez vite qu’il s’agit de l’argent de l’amant, du pigeon, ou du mari - ou des trois.)

 

   En réalité je crois plutôt, car je n’en sais rien, que le Titien a exécuté là une commande du Berlusconi de l’époque. Venise en ce temps-là était un “centre d’affaire”, notre désastreux banquier Law, notre Madoff à nous, du moins son ancêtre, y apprit son métier d’escroc (ou y finit ses jours?) Bref, cette œuvre serait, outre un chef-d'œuvre, la première toile bling-bling de l’histoire de la peinture.

 

     C’est une hypothèse. 

 

(Et je crois me souvenir, ayant assez proféré de bêtises comme ça pour aujourd’hui, qu’à l’origine le Titien devait peindre, ou a peint, la tête tranchée de Saint Jean-Baptiste posée sur ce plateau qui supporte maintenant la cassette dont Madame semble si fière...) 


 

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(Autoportrait. En voilà un qui ne semblait pas dans la misère! Allons tant mieux! tant mieux!)

 

 


 


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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 16:02

Moïse 

 

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(Paolo Galliari dit il Veronèse)

 


 

 

 

 

Contrairement à ce que nous raconte la Bible, Moïse n’aurait pas vécu il y a si longtemps que cela, à peu près entre le Déluge et Jésus-Christ (je dois pas me tromper de beaucoup),  mais au XVI ème siècle et en Italie, plus précisément à Venise. C’est comme ça. 

Sur ce tableau du grand maître,  à condition de cligner un peu des yeux, on peut admirer le Nil, plus loin quelques bédouins, et au fond cette ville aussi majestueuse que fameuse… voyons… (Istanbul ? Ouarzazate ?) De confession juive, vénitien, Moïse n’aurait pas été expulsé ni déporté  (les nazillons* en gestation ne demandaient qu’à naître mais fort heureusement, si je puis dire… non je ne peux pas le dire : tôt ou tard, c’est toujours trop tôt) et compte donc parmi nos plus grands juifs d’Europe tels les Rothchild, Dreyfus, Dassault, Léon Blum, Mendès-France, Proust, et j’en oublie une quantité. (Certes, nombre de ces juifs sont français mais je suis chauvin et j’enrage que ce maître-là  fut vénitien car sinon Moïse aurait été français et alors quelle n’aurait pas été ma fierté !)

 

Note :  Au bas de cette gravure, le critique note

 tout de même que le grand Véronèse a pris là bien des libertés qui desservent toute illusion de réalisme. En effet, c’est le moins qu’on puisse dire ! (A moins qu’il y ait eu comme l’idée délibérée de tirer un peu Moïse du côté de la chrétienté ?)

     

    • *A propos de nazillon. Il y a un vieux bavarois qui a choisi Paris pour prendre sa retraite et traîne donc parfois dans « mon » bistro – que je fréquente très peu maintenant  tant on y respire parfois un mauvais air. Toujours à critiquer la France, le teuton : les joueurs de foot bronzés, les arabes, les rom… Un soir, désireux d’en avoir le cœur net j’ai voulu le pousser à la faute. Et j’y suis parvenu sans mal aucun !  Le nazi,  le vrai, celui en noir et blanc sur les photos, l’antisémite, le SS, était là sous mes yeux. Il a craché le morceau sans la moindre retenue. On me montrerait une photo de lui dans les jeunesses hitlériennes en 42 que je n’en serais pas plus étonné que cela. On a beau savoir le Mal toujours là, présent, ne demandant qu’à ressurgir, voir bien en face la bobine de ce type, ça fait quelque chose. (Même s’il est né en 42 ou 45…)
     

     

     

     

     

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    2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 17:30

    Les fleuves se la coulent douce (Ho! Alors ça, c'est excellent! excellent! Neu... non?)

     

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    (Martin de Vos)

     

        (On aura reconnu le Tigre et l'Œuf rate, ainsi que le Nil et son croco. Pour les autres...)

     

    Nos demoiselles les rivières

    - qui font pourtant bonne part du travail -

     grandes oubliées

    compagnes

    pourtant

    de nos enfances

    désolées

    dé-so-lées



     

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    1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 17:53

     

    Le mulet sous l'Ancien Régime


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    (Antonio Allegri, dit il Correggio)

     

       Jadis le mulet étoit considéré comme l’animal parmi les plus élégants et nobles qui soient. Au coude à coude si l’on peut dire, mais l’on ne le peut, avec le lion et l’aigle royal. Jugé bien supérieur au cheval  voué lui en ces temps bénis aux tâches vulgaires telles que militaires ou postières.

       Volontiers coquet, le mulet aimait à se vêtir richement et ne manquait pas de se tenir au courant des dernières nouveautés parisiennes. Il ne se déplaçait par exemple jamais sans ses effets personnels, sac de couchage, nécessaire de toilettes, etc.

       L’été, saison durant laquelle les maladies des marais abondaient, certaines pouvant tuer le bœuf le plus vigoureux comme une mouche, son maître, toujours fort soucieux de sa santé, l’obligeait à porter un masque sur le nez. De même les jours de grand soleil, le mulet était fier de chausser crânement ses lunettes de soleil. (Gageons qu’aujourd’hui il ne rechignerait pas à porter une Rollex à la patte,  une gourmette, ou une chaîne en or autour du cou.)

      Hélas la Révolution française survint qui sonna le glas du mulet. Soucieux de rabaisser, et parfois de raccourcir, tout ce qui pouvait représenter beauté et noblesse, le révolutionnaire décréta que le mulet serait dorénavant affecté aux tâches les plus pénibles et dégradantes : transport de charges, fardeaux, fagots, sacs, tonneaux et tonnelets…  L’on alla même jusqu’à faire passer le mot que la pauvre bête était capricieuse et têtue.

       Mais l’Histoire* est là. Parfois lente il est vrai à rendre justice & rétablir la vérité.

     

    * "L'Histoire, c'est moi!" (Depluloin)

     

    Le court texte qui accompagne chacune de ces gravures de la série de La Galerie du Palais-Royal stipule : "Celui-ci n'est qu'une faible esquisse du Corrège, qu'il n'a faite que pour servir d'enseigne de cabaret." (Pour ma part, j'ignorais tout de son existence. Mais je dois à la vérité de préciser que le seul tableau que je reconnaîtrais à coup sûr serait noir, celui de mon école, dont je fais chaque nuit des cauchemars depuis maintenant...)

     

     

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    30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 17:40

    Jules ! 


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    (Raphaël Sanzio d'Urbin)

     

    Jules ? … psssssttt! ... Ta Sainteté ? … Jules ! …  Oh Juleu-euh !! … Ben oui toi ! … Tu pourrais pas faire un peu risette à la caméra ? … Oui, la caméra ! … L’appareil avec un œil au milieu si tu préfères! … Allez, un effort quoi ! Ce serait mieux pour la photo ! … Non, ça c’est une grimace !! … On le sait que t’es enrhumé c’est pas une raison ! … Tiens d’ailleurs mouche-toi un peu ! t’as la goutte au nez ! … Mais oui, on les voit bien tes bagouzes !! … Ouiiiiiiiii, ta barbe est nickel ! … Bon, t’es prêt ? … O’tain ! t’as l’air plus abattu d’un chien crevé su’l’bord d’la route ! … Allez, un p’tit effort vieux ! …. Attention… tchizzzzzzz…. le petit oiseau va sortir ! … Et merde ! encore raté ! … Ah t’es chié ! Eh ben tiens ! reste comme ça ! … Moi, je me casse !

     

     Note historique :

        Il y a fort longtemps notre tout premier pape Saint-Pierre Ier inaugura son règne par une bourde théologique d’ampleur. D’une ampleur telle que Saint-Paul, qui se trouvait alors en Grèce sauta dans le premier ferry à destination de Jérusalem (soit, il dut y avoir quelques changements, bus, taxis, etc.), pour venir engueuler son Pierre. Non, les nouveaux convertis non juifs n’étaient pas tenus de se faire circoncire, puisque Jésus avait inventé entre-temps le catholicisme. (Je résume.) Saint-Pierre fit son petit chef et se retira dans son gourbi pour réfléchir au savon qu’il venait de se prendre. Réfléchir, c’est à dire trouver moyen de ne pas perdre la face devant son subordonné. Le lendemain matin, il fit donc part d’un songe qu’il aurait fait la nuit, une histoire à dormir debout, comme quoi Saint-Paul avait raison.

        C’est donc à Saint-Paul que je dois, que nous devons tous notre prépuce, nous les chrétiens. Les chrétiennes aussi ? (A voir. Il me faut consulter un livre spécialisé.) Depuis, pour éviter qu’une si fâcheuse dispute n’éclate de nouveau, un malin inventa le dogme de l’infaillibilité du pape. Donc gare à vos… messieurs !

     

     

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